Durcir la Loi Evin ? Pas question pour Emmanuel Macron qui ne veut pas "qu'on emmerde les Français"

Politique

VIN - Dans le cadre d'une discussion informelle avec des journalistes de presse quotidienne régionale, le Président s'est épanché sur la loi encadrant la publicité des boissons alcoolisées... et s'est livré sur sa propre consommation de vin.

Jeudi 22 février, après son discours devant les Jeunes Agriculteurs, où il a tenté de rassurer les professionnels du secteur sur les enjeux du milieu dans les années à venir, Emmanuel Macron a longuement déambulé dans les salons de l'Elysée pour s’entretenir avec ses invités ainsi que des journalistes de la presse régionale. Lors de ces échanges, le président de la République a annoncé qu’il ne souhaitait pas pendant son mandat durcir les dispositions de la loi Evin, cette loi votée en 1991,  vise notamment à limiter la publicité pour les boissons alcoolisées ou le tabac.

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"N’emmerdez pas les Français"

"Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de Pompidou : 'N'emmerdez pas les Français’'" a affirmé le chef de l'Etat à des journalistes de la presse régionale en marge de la rencontre avec les Jeunes Agriculteurs. "Tant que je serai Président, il n'y aura pas d'amendement pour durcir la loi Evin", lui dont la loi de 2015 avait permis de faire la distinction entre information et publicité sur le vin.

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"Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin", a ajouté Emmanuel Macron, trois semaines après avoir été critiqué par les associations de prévention en alcoologie pour avoir ouvert la porte à ce que la filière viticole puissent faire de la prévention sur ces sujets. Une déclaration qui intervient à deux jours du Salon de l'agriculture, où le Président compte d'ailleurs exploser le temps de présence de ses prédécesseurs.

Le petit tacle à Laurent Wauquiez

Le Président en a profité aussi pour répondre aux critiques de Laurent Wauquiez qui l’accuse de mépriser la province. Lors d’un entretien au Journal du dimanche en octobre 2017, le président LR avait attaqué très vivement le chef de l’état. "Contrairement à ce qui émanait d'un Pompidou, d'un Giscard, d'un Mitterrand, d'un Chirac, d'un Sarkozy ou même, à sa façon, de Hollande le Corrézien, je ne sens pas chez Macron un amour charnel pour la France. (…) Il est hanté par une haine de la province", affirmait Laurent Wauquiez.

"Je suis né à Amiens et l'autre partie de ma famille était des Hautes-Pyrénées. Je suis très à l'aise dans cette France". "Je suis un provincial, je suis monté à Paris à 16 ans. Je ne considère pas qu'il y aurait une France des villes et une France des champs, même s'il y a un rapport au temps qui n'est peut-être pas le même ", a répondu Emmanuel Macron.

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