Écoles : Jean-Michel Blanquer annonce le retour élargi du "petit-déjeuner gratuit"

Écoles : Jean-Michel Blanquer annonce le retour élargi du "petit-déjeuner gratuit"

PRECARITE - Depuis un établissement scolaire du Val-d'Oise, le ministre de l'Éducation nationale a confirmé sur LCI ce mardi la relance du dispositif "petit-déjeuner gratuit à l'école", évoquant un sujet tant "social" que "sanitaire".

"Ventre affamé n'a point d'oreille". En déplacement dans une école du Val-d'Oise ce mardi afin de relancer le dispositif "petit-déjeuner gratuit" initié il y a deux ans mais freiné par la crise sanitaire, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a rappelé au micro de LCI que "c'est important de prendre un solide petit-déjeuner pour avoir une journée réussie" et que cela "est particulièrement vrai pour les enfants". 

Évoquant un "sujet sanitaire et social" parce que "parfois, c'est pour des raisons de pauvreté que les familles ne donnent pas de petit-déjeuner", il a ajouté : "On sait que les enfants qui n'ont pas mangé le matin apprennent moins bien que les autres, c'est tout à fait démontré".

"Nous allons aider les communes"

Cette mesure, inscrite dans le plan pauvreté annoncé en 2018 par le président de la République, concernait initialement les "territoires prioritaires". Pour en bénéficier, les écoles devaient être volontaires et se situer dans une zone REP (réseau d'éducation prioritaire), REP ou quartiers politique de la ville ou encore certaines zones rurales. Mais compte-tenu du contexte, le gouvernement souhaite élargir le périmètre des écoles éligibles. 

"Notre message, aujourd'hui, c'est : nous allons vous aider, vous, les communes pour que ceci soit proposé dans tous les écoles chaque fois que nécessaire", a poursuivi le ministre ce mardi, précisant que cette annonce a vocation à "compenser les difficultés de la crise dans sa dimension économique et sociale". Désormais, ce sera l'indicateur de positionnement social (IPS), un outil de mesure quantitatif de la situation sociale des élèves, qui indiquera quels établissements peuvent bénéficier du petit déjeuner gratuit.

Tous les niveaux du primaire désormais concernés.

"On va pouvoir toucher davantage d'écoles rurales ou orphelines", c'est-à-dire privées des moyens de l'éducation prioritaire, se félicite-t-on au cabinet de Nathalie Elimas, secrétaire d'État chargée de l'éducation prioritaire. "On veut pouvoir proposer un petit déjeuner tous les jours aux élèves des écoles qui se trouvent dans des poches de pauvreté". Alors que seuls les élèves de CP, CE1 et CM2 pouvaient jusqu'ici en bénéficier, tous les niveaux du primaire seront désormais concernés.

Le budget de la mesure, établi à 12 millions d'euros en année pleine, pourra être porté à 46 millions d'euros en fonction des demandes des collectivités, qui seront mobilisées avec les acteurs de l'éducation. Aux écoles et aux communes de définir les modalités de mise en œuvre: sur le temps scolaire ou périscolaire, avec du personnel territorial ou de l'éducation nationale. 

Cette montée en charge est prévue tout au long du printemps afin d'avoir "le maximum d'écoles engagées en septembre prochain". Le gouvernement souhaite aussi "impliquer fortement dans ce dispositif les parents d'élèves, qui ont fatalement été un peu éloignés de l'école avec la crise du Covid".

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A titre de repère, en 2019-2020, quelque 153.000 élèves en ont bénéficié, 2,3 jours par semaine en moyenne, selon les cabinets des ministères de la Santé et de l'Education nationale.

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