Ecoutes Sarkozy : "personne n'est dupe" pour Jean-François Copé

Ecoutes Sarkozy : "personne n'est dupe" pour Jean-François Copé

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REACTION - Jean-François Copé a réagi aux révélations de Mediapart sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat, mercredi dans un entretien accordé aux Indés Radios-metronews-LCI. Sans évoquer leur contenu, le président de l'UMP a notamment déploré un manque de "retenue", comme une présentation de l'affaire systématiquement faite "à charge".

Au lendemain des révélations de Mediapart sur la teneur des écoutes des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, Jean-François Copé a exprimé plusieurs regrets, mercredi dans un entretien accordé aux Indés Radios-metronews-LCI. Sans jamais évoquer le fond d'éléments embarrassants pour sa formation politique, le président de l'UMP a déploré un manque de "retenue" sur ces questions, estimant qu'elles venaient, à quatre jours du premier tour des élections municipales, "obstruer le débat essentiel, qui est celui de la France, qui est celui de savoir ce que nous voulons pour notre pays, pour nos villes."

"Je n'entends pas du tout réagir", a d'abord lancé le chef de file de l'opposition, car "ce n'est pas du tout l'idée que je me fais de la manière dont un grand pays doit exercer le cours de la justice." Le député-maire de Meaux a alors regretté un manque de "sérénité", "principe même de la justice", dans "un climat qui est passionné, celui d'une campagne électorale", évoquant des "bouts de révélations dans un sens, dans l'autre" soit "pas les meilleures conditions pour la sérénité."

"C'est quand même troublant"

Jean-François Copé s'est ensuite interrogé sur le timing de ces révélations. "Je trouve cela d'autant plus bizarre que jamais le gouvernement socialiste n'a été aussi affaibli. Cela concerne l'ancien président de la République, issu de l'UMP, c'est quand même troublant tout cela", a-t-il indiqué, tout en soulignant "un problème dans la manière dont tout cela est présenté : c'est systématiquement présenté à charge, jamais à décharge." Avant de rappeler que c'était à la justice, "et à elle seule de faire son travail."

Le député-maire de Meaux a également adressé un tacle au gouvernement socialiste qui, selon lui, commente "avec délectation" les écoutes", sans grande préoccupation par rapport à la séparation des pouvoirs." Mais "personne n'est dupe de cette tentative de récupérer des procédures judiciaires en cours" pour "essayer de discréditer Nicolas Sarkozy et ce faisant, d'espérer limiter les dégâts électoraux pour la gauche."

Le président de l'UMP a enfin déploré qu'on n'ait "pas de nouvelles des rebondissements de l'affaire Cahuzac", "d'un article de Mediapart sur un problème de présomption de favoritisme à Evry" concernant l'ancien maire Manuel Valls "et son ex-compagne," ou de "cette ministre qui aurait sous-déclaré de manière très significative son patrimoine pour un placement en Belgique", en référence à Yamina Benguigui. Deux semaines après son appel à la transparence , suite à l'article du Point qui l'impliquait dans de supposées surfacturations au détriment des finances du parti, Jean-François Copé a de nouveau démontré qu'il excellait dans l'art de détourner les projecteurs braqués sur son camp.

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