Ehpad et retraites : Jean-Claude Mailly (FO) déplore un Emmanuel Macron "très rigide et inflexible"

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FO - Alors que les retraités descendent dans la rue ce jeudi 15 mars, Jean-Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force ouvrière, était l'invité de la matinale de LCI.

Ils descendent dans la rue pour protester contre la perte de leur pouvoir d'achat. Les retraités impactés par la réforme de leur pension tiennent à montrer leurs inquiétudes, ce jeudi 15 mars. Pour réagir à cette actualité, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, était l'invité de la matinale de LCI


Pour lui, pas de doute, "il y a une réelle perte de pouvoir d'achat pour tous les retraités à partir de 1200 euros par mois, on ne peut pas dire que ce sont des retraités riches, il faut arrêter". Et le syndicaliste de poser la question, certes rhétorique : "Est-ce que les ministres gagnent 1200 euros par mois ?" Clairement, non, ce qui démontre bien à ses yeux que les retraités en colère n'ont rien de "nantis": "A 1200 euros par mois, quand on perd 25-30 euros, c'est important sur un budget" poursuit-il.

Toute une série de "foyers de mécontentement"

Une mobilisation qui s'inscrit pour Jean-Claude Mailly dans la continuité d'un climat social dense. "Si vous mettez le dossier des retraités à côté de la révolte dans les Ehpad, c'est vrai qu'il y a toute une série de foyers de mécontentement qui sont en train de progresser", constate-t-il en faisant référence à la sonnette d'alarme tirée par les salariés des maisons de retraite et des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes. Depuis des mois, plusieurs rapports parlementaires démontrent en effet des conditions de travail très difficiles et un manque d'effectif dans ces institutions, aboutissant à une forme de "maltraitance institutionnelle" des résidents.

"On est dans une situation économique où la croissance repart - un peu plus modestement en France que dans le reste de l'Europe - ça génère des recettes fiscales supplémentaires, ça ne serait pas stupide de consacrer une partie de ces recettes par essayer d'amorcer un réglage sur le problème des retraités ou des Ehpad" conseille Jean-Claude Mailly. "Or, on a un président de la République qui dit 'non, je consacre tout à la réduction de la dette'. Qu'il y en ait une partie je peux comprendre, mais là il est vraiment très rigide et inflexible", assène-t-il. 

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