Election chez Les Républicains : qui de Christian Jacob, Julien Aubert ou Guillaume Larrivé sera le nouveau chef de file du parti ?

Politique

ELECTION - Le parti Les Républicains votent ce dimanche 13 octobre pour élire leur nouveau président. Le successeur de Laurent Wauquiez aura la lourde tache de rassembler un parti en crise profonde à l'approche des municipales et de trouver un candidat à la droite pour 2022. Passage en revue des candidats.

Ils sont trois et l'un d'entre eux aura la lourde tache de sortir le parti du marasme à l'approche des élections municipales et de l'élection présidentielle de 2022. Ce dimanche 13 octobre, e parti Les Républicains élit son nouveau président, celui qui succèdera à Laurent Wauquiez. Le vote électronique s'est ouvert ce samedi à 20H00 et sera clos, ce dimanche à 20h. Si aucun ne parvient à réunir une majorité absolue, un second tour aura lieu le week-end prochain.

Les 130.000 adhérents à jour de leur cotisation sont appelés à départager trois candidats : le patron des députés LR Christian Jacob, qui fait figure de favori, le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert et le plus libéral Guillaume Larrivé, député de l'Yonne. Alors que l'issue de ce scrutin est incertaine, deux choses son d'ores et déjà acquises : la présidence du parti sera portée par un homme et ce dernier ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2022. En effet, la direction par intérim mise en place après la démission de Laurent Wauquiez a demandé aux candidats de renoncer à cette idée, afin d'éviter les guerres fratricides qui pourraient, une fois encore, faire perdre une élection de plus. Qui sont-ils ?

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Christian Jacob, l'historique

Christian Jacob, 59 ans, est le premier à s'être positionné sur la ligne de départ. Considéré comme l'héritier de la droite chiraquienne, il est actuellement le chef de file des LR à l'assemblée nationale. Ce qu'il souhaite ? "Rassembler, réconcilier et rebâtir" un "grand parti de droite, ouvert, populaire et fier de ses valeurs". Il est considéré comme le favori de cette élection et est soutenu par une majorité des parlementaires LR, ainsi que par François Baroin. 

Sur le terrain des idées, Jacob estime qu'en France, l'immigration est "incontrôlée" et souhaite revenir sur la loi Pasqua de 93. Il faut "revenir aux loi Pasqua conditionnant l'obtention de la nationalité française, pour un mineur né en France de parents étrangers, à une manifestation de volonté", affirmait le député de Seine-et-Marne dans une lettre aux adhérents. Pour ce qui est de la PMA, il n'a pas donné de consigne de vote, estimant que c'est un sujet qui "touche à l'intime", a-t-il expliqué. 

Julien Aubert, le "patriote"

A la tête de son mouvement "Oser la France", Julien Aubert se voit comme "la surprise" de ce scrutin. Le député du Vaucluse propose une "ligne patriote, républicaine, sociale, gaulliste", comme il l'écrivait dans une tribune publiée dans Valeurs Actuelles. En 2017, il avait déjà tenté de se porter candidat à cette élection mais n'avait pas pu recueillir le nombre de parrainages suffisants. 

A l'instar de Guillaume Larrivé, il défend une ligne ferme sur les questions d'immigration et s'est accordé avec le député de l'Yonne, sur de nombreux points.  Pour Julien Aubert, "le vrai sujet est de savoir si la droite est prête à revenir sur le volet filiation de la loi Taubira". Concernant l'immigration, Julien Aubert a proposé "un blocus de la marine nationale" face aux arrivées. Enfin sur l'environnement, il a raillé Greta Thunberg "la prophétesse" et "les écolos millénaristes". 

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Guillaume Larrivé, le "disruptif"

Guillaume Larrivé, qui se présente comme "le plus disruptif des trois", veut bâtir "le parti de la France libre" pour "construire le mouvement populaire de l'après-Macron". Il s'est engagé à nommer Julien Aubert, vice-président, "car il faudra nécessairement unir nos forces", indiquait le député de l'Yonne et ancien directeur de cabinet de Brice Hortefeux, il y a quelques jours. Guillaume Larrivé estime que 2022 "doit être notre obsession collective". 2022 étant la date de la prochaine élection présidentielle. Sur l'immigration, il appelait à "reprendre le contrôle". "On est beaucoup trop mous du genou" sur les questions liées à l'islamisme, a-t-il affirmé.

Sur la PMA "il faut fixer une limite et ne pas se réveiller dans quelques années hagards, dans un monde transhumaniste où on créerait des bébés sur commande et presque sur mesure", a mis en garde Guillaume Larrivé. Et sur l'environnement, ce "pro nucléaire" dénonçait récemment un "discours effondriste" et le "délire d'extrême gauche" sur les sujets écologistes.

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