Election de Sarkozy : non, la mobilisation n'a pas été "d'un niveau inégalé"

Politique
POLITIQUE – L'ancien chef de l'Etat, qui a repris samedi les rênes de l'UMP en devançant, avec 64,5% des votes, Bruno Le Maire (29,2%) et Hervé Mariton (6,3%), a vanté la mobilisation "inégalée" des adhérents du parti... qui ont été pourtant moins nombreux à voter qu'en 2012.

Comment Nicolas Sarkozy, élu samedi avec un score décevant (moins de 70 % des voix) à la tête de l’UMP, fait-il pour asseoir sa légitimité ? En vantant la mobilisation des adhérents du parti. Soit, en terme électoral, le taux de participation.

Un plus fort taux de participation qu'en 2012

Ainsi, quelques minutes après l'annonce des résultats, et après un savant feuilletonnage du parti sur le taux de participation tout au long de la journée, l’ancien chef de l’Etat évoque sur son compte Facebook "la mobilisation [des adhérents de l’UMP] d’un niveau inégalé dans l’histoire de notre mouvement". La meilleure réponse, selon lui, "à deux années de querelles internes et de divisions".

Sauf que. Si le taux de participation a bien été supérieur en valeur relative à celui constaté lors de la précédente élection, en novembre 2012, qui avait tourné au psychodrame entre Jean-François Copé et François Fillon – respectivement une participation à 58,1 % contre 54 % deux ans plus tôt –, en valeur absolue, il y a eu moins de votants.

Mais 21.000 votants de moins

D’après les chiffres publiés sur le site de l’UMP , il y a eu en effet 176.608 votants en 2012, sur environ 300.000 adhérents . Mais samedi, il n’était "que” 155.851 adhérents à glisser un bulletin électronique dans l'urne.

Comment expliquer cette différence ? Sans doute par la victoire attendue de Nicolas Sarkozy, la seule inconnue étant son score . Et dans cette mission de légitimisation, l'ancien chef de l'Etat peut compter sur Christian Estrosi, député et maire de Nice, fidèle sarkozyste. Ce dimanche matin, sur Europe 1, il vantait le fort taux de participation.

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