Le Front national recherche un nouveau nom : les pistes les plus probables

CHANGEMENT - Après sa défaite au second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen a appelé à une "transformation profonde" de son mouvement. Florian Philippot, le numéro 2 du Front national, a précisé dimanche soir sur TF1 que cela passait notamment par un changement de nom. Voici quelques idées qui devraient traverser l'esprit des dirigeants frontistes.

Avec plus de 10,5 millions de voix obtenues au second tour de l'élection présidentielle, le Front national continue d'avoir le vent en poupe. Certes, il a dû faire une alliance avec Nicolas Dupont-Aignan et "adoucir" une image qui incarne la radicalité pour en arriver là, mais les résultats parlent d'eux-mêmes. Désormais, les ténors du parti veulent continuer de surfer sur la vague et dépoussiérer un parti qui n'a pas changé de nom depuis sa création, en 1972. 


"Je proposerai d'engager une transformation profonde de notre mouvement afin de constituer une nouvelle force politique", a ainsi affirmé Marine Le Pen lors de son discours post-défaite. Sur TF1, Florian Philippot a précisé vouloir "profiter de cette dynamique de rassemblement et se transformer en une nouvelle force politique qui, par définition, n'aura plus le même nom". Il n'y a plus qu'à trouver le bon patronyme, qui permettra de rassembler et de rompre avec l'ombre de Jean-Marie Le Pen.

"Les patriotes contre la mondialisation", "les élus patriotes", "l'alliance des patriotes"... il n'y a pas de doute, Marine Le Pen se plaît à prononcer ce mot de "patriotes" lors de ses différentes interventions. Le signe d'un renouveau ? Le 31 mars dernier, Gérald Guérin, un proche de Jean-Marie Le Pen, a déposé la marque "l'union des patriotes" auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi). 


Mais cette piste de "l'union des patriotes" paraît bien peu probable eu égard aux relations plus que tièdes entre Marine Le Pen et son père. Cette hypothèse a même d'ores et déjà été démentie, car il s'agissait simplement de protéger les groupes régionaux du FN qui ont pris le nom de "Patriotes-FN" selon le parti.


L'alternative pourrait donc être "l'Alliance patriote et républciaine", citée à plusieurs reprises par Marine Le Pen depuis qu'elle a conclu une entente avec Nicolas Dupont-Aignan entre les deux tours.

La couleur bleu marine a la cote chez les frontistes et malgré l'échec, ou du moins le manque d'engouement, du "Rassemblement Bleu Marine" (RBM) lancé en 2012, ce nom devrait également être évoqué. Après tout, s'il y a bien une personne qui porte le parti, c'est Marine Le Pen et l'idée reste de rassembler celles et ceux qui, au sein de la droite conservatrice, seraient prêts à défendre les idées frontistes. Mais ce nom, quelque peu conoté, risque de refroidir les potentiels futurs ralliements à la cause du Front National. 

C'est le nom donné au mouvement fondé par Bruno Mégret après la scission de 1999. Libération explique le double intérêt d'un tel recyclage : "faire cohabiter les adjectifs 'national' et 'républicain', tous deux revendiqués par Marine Le Pen" et "souligner la filiation entre celle-ci et l’entreprise mégrétiste, déjà fondée sur une volonté de dédiabolisation et de crédibilité".  De plus, le patronyme devrait plaire aux héritiers du mouvement Mégret, comme Steeve Briois ou Nicolas Bay, respectivement président par intérim durant l'entre-deux-tours et secrétaire général de l'actuel Front national. 


Quoi qu'il en soit, l'idée d'un changement n'est pas du goût de Jean-Marie Le Pen. Il a notamment déclaré au micro de RTL vouloir conserver "les fondamentaux du Front National" et il a rappelé que seul un Congrès était compétent pour valider un quelconque changement de nom. 

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