Agnès Buzyn candidate LaREM à la mairie de Paris pour remplacer Benjamin Griveaux

Municipales à Paris : Agnès Buzyn à la rescousse
Politique

TETE DE LISTE - Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a annoncé à l'AFP ce dimanche qu'elle conduira la liste LREM pour remplacer Benjamin Griveaux qui s'est désisté, vendredi 14 février. Dans la foulée, elle a démissionné de son poste de ministre de la Santé.

Son nom circulait et c'est désormais officiel : c'est Agnès Buzyn qui conduira la liste LaREM, pour l'élection municipale de mars prochain, à Paris. L'actuelle ministère de la santé, a donc accepté de remplacer Benjamin Griveaux, qui a renoncé à faire campagne, vendredi 14 février, après la divulgation de vidéos intimes. La République en Marche ou du moins, ses cadres, ne souhaitaient pas de second couteau pour succéder à Benjamin Griveaux. Le parti cherchait un poids-lourd et le choix s'est porté sur Agnès Buzyn. 

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"J'y vais, j'en ai envie", a-t-elle dit à l'AFP en communiquant sur sa candidature. "J'y vais pour gagner", a ajouté la nouvelle candidate. Des sources au sein de LaREM annoncent qu'Agnès "Buzyn quitte le gouvernement", et doit être remplacée dans les prochaines heures au ministère de la Santé. "Je souhaite aujourd'hui partager avec les Parisiennes et les Parisiens mon désir de rejoindre la campagne municipale de Paris : j'aime Paris, je la connais, j'y suis née, j'y habite depuis toujours, et je pense avoir beaucoup à apporter à toutes celles et tous ceux qui, comme moi, y vivent au quotidien", écrit-elle dans une lettre d'intention, transmise à l'AFP. Dans cette lettre, elle précise qu'elle a prévu de quitter le gouvernement une fois investie par La République en Marche, à Paris. 

C'est un revirement pour Agnès Buzyn qui annonçait ce vendredi, sur France Inter qu'elle avait décliné la proposition de mener campagne dans le 15e arrondissement, en raison d'un "agenda très chargé". Au cours des multiples conciliabules qui ont eu lieu, après le renoncement de Benjamin Griveaux, le nom d'Agnès Buzyn revenait souvent. "Mais on ne sait pas si elle en a envie", indiquait à l'AFP un des participants aux réunions, sous couvert d'anonymat. "C'est une personnalité intéressante" et "personne n'est contre", précise celui-ci. Mais la ministre de la Santé avait précisé ce vendredi n'avoir "ni réfléchi, ni d'avis à donner sur la situation à Paris".

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En janvier dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn assurait dans le Grand Jury avoir "envie de rejoindre la campagne" de Benjamin Griveaux aux municipales à Paris, se disant "en discussion" avec le candidat de la République en Marche. "Le projet de Benjamin Griveaux est un bon projet, il a énormément travaillé, il est légitime, il a des propositions très concrètes", disait la ministre.

Une ministre qui coche les cases

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Griveaux emporté par la divulgation d'une sextape

Gilles Legendre, chef de file des députés En Marche à l'Assemblée nationale, expliquait ce dimanche 16 février que le successeur de Benjamin Briveaux dans la course devait avoir "la dimension personnelle, la capacité de gérer un système lourd, une expérience d'administration publique forte, la dimension du rapport à Paris, de l'amour à la ville". Et Agnès Buzyn coche de nombreuses cases. "Paris, c'est ma ville. J'y suis née, j'y ai habité pratiquement toute ma vie", expliquait-elle en janvier dernier sur LCI. 

Agnès Buzyn disait avoir "des choses à apporter" et "plein d'idées" notamment sur les questions de solidarités, de santé et d'accès aux soins. Reste désormais à savoir si elle reprendra le programme de Benjamin Griveaux ou si elle aura une marche de manœuvre pour faire ses propres propositions. Dès lors qu'elle sera officiellement investie, elle quittera ses "fonctions ministérielles tant le surcroît d'activité intense, notamment liée à la gestion du coronavirus, demande une implication totale". La nouvelle candidate se veut toutefois rassurante : "La continuité de l'action du ministère pourra compter sur la solidité et l'implication totale des équipes opérationnelles".

Son successeur sera le député de l'Isère et médecin, Olivier Véran.

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