Présidentielle : les écologistes se divisent autour de leur primaire

Présidentielle : les écologistes se divisent autour de leur primaire

DOUTES - Alors qu'ils ont jusqu'au 12 juillet pour se déclarer, les potentiels candidats à la primaire écologiste pour 2022 repoussent leurs déclarations, hésitant à se lancer.

Et de deux. Après la vice-présidente de l'université de Lille et ancienne numéro 2 du parti Sandrine Rousseau, le maire de Grenoble Eric Piolle a annoncé ce mardi sa candidature à la présidentielle 2022 via la primaire écologiste. Dans un entretien à France 3 Alpes et France Bleu Isère, il confirme son souhait de passer par la primaire d'EELV, des "attaches sérieuses (...) qui permettent aussi un ancrage dans un courant de pensée". Mais parmi les écologistes, tous ne sont pas aussi enthousiastes, et au lendemain des élections régionales et départementales, certains remettent en cause cette méthode de désignation.

À commencer par Yannick Jadot. Même s'il rechignait à participer à cette primaire qu’il juge trop tardive (le vote aura lieu fin septembre, ndlr), le député européen devait se déclarer au début du mois de juillet. Mais ce mardi son entourage glisse au Parisien qu’il n’y a plus d’urgence. Selon le quotidien, une cinquantaine de ses soutiens se réuniront ce week-end en banlieue parisienne pour réfléchir au meilleur moyen pour leur candidat d’accéder à la présidentielle. Sous-entendu : est-il possible de faire sans la primaire EELV, alors que l’ancien candidat à la présidentielle 2017 craint de ne pas être désigné par les militants ? Doit-il se laisser enfermer dans un système et au sein d'un appareil qui ne lui laissera pas toute sa liberté ?

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Des alliances qui ne plaisent pas

Il n'est pas le seul à se poser ces questions. L’ancienne ministre de l’Ecologie Delphine Batho, qui aurait dû se déclarer candidate cette semaine, aurait, elle aussi, repoussé sa décision au 11 juillet, veille de la clôture officielle du dépôt des candidatures. Ce qui fait douter la présidente de Génération Ecologie ? La stratégie d'alliance d'EELV aux élections régionales. Dans un communiqué publié à l'issue du scrutin, elle écrit : "Une musique nationale dominante enfermant l’écologie politique sous la tutelle de l’union de la gauche, a généré une démobilisation. Preuve est faite que cette stratégie confuse ne conduit pas à des victoires". Une critique acerbe de l’état-major du parti et de sa stratégie d'union, notamment avec La France insoumise. 

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Toujours auprès du Parisien, c'est la présidente de Cap Ecologie Corinne Lepage qui fait part de ses réticences. "Nous réunirons notre bureau mardi soir et nous déciderons si nous continuons à nous inscrire dans le cadre des primaires. Le parti EELV n’a pas respecté les accords qui devaient assurer, à nous comme à la société civile, des places éligibles dans les conseils régionaux. On est face à un entre-soi d’EELV qui ne correspond pas à la philosophie du pôle écologiste", déclare-t-elle.

Les représentants des forces écologiques EELV, Génération.s, Génération Ecologie et Cap Ecologie se réuniront ce jeudi 1er juillet, et devraient discuter de la future primaire et des alliances avec le Parti socialiste et La France insoumise.

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