Présidentielle 2022 : qui sont les candidats déjà déclarés ?

Présidentielle 2022 : qui sont les candidats déjà déclarés ?

PORTFOLIO - À sept mois de la prochaine élection présidentielle, le nombre de candidats ne cesse d’augmenter. Ils sont déjà plus d’une dizaine à avoir fait part de leur envie de briguer l’Élysée. LCI les a listés.

Qui aura des bulletins de vote à son nom en 2022 ? Ils sont déjà plus d’une dizaine à en avoir exprimé le souhait, à moins d’un an de l’élection présidentielle qui aura lieu les 10 et 24 avril prochains. Certaines candidatures ne font pas débat au sein des partis qui ont déjà choisi leurs représentants, d’autres devront être départagées par des systèmes de désignation ou des primaires. LCI les a listées. 

Rappelons toutefois que tous les candidats déclarés n’obtiendront pas les 500 signatures nécessaires pour se présenter, et que certains d'entre eux s’effaceront au fur et à mesure des alliances qu’ils noueront. 

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Election présidentielle 2022

Les candidats solitaires ou déjà investis par leurs partis

François Asselineau (Union populaire républicaine) : Il a été le premier à se déclarer, dès 2019, indiquant qu'il "comptait bien être candidat à la prochaine présidentielle". Depuis, celui qui avait réussi à obtenir ses parrainages en 2017 a été mis en examen en février 2021 pour harcèlement moral et agressions sexuelles, des accusations qu'il rejette. 

Marine Le Pen (Rassemblement national) : Celle qui était présente au second tour en 2017 a annoncé dès janvier 2020 qu'elle souhaitait de nouveau être candidate en 2022. La question de sa candidature sera posée au Congrès du parti, prévu au mois de juillet. Si elle est validée, elle devrait laisser la présidence du RN à Jordan Bardella à la rentrée, le temps de la campagne. 

Jean-Frédéric Poisson (La voix du peuple) : L'ex-participant à la primaire de la droite en 2016 veut retenter sa chance en 2022, pour porter un "projet alternatif" fondé sur la "souveraineté de la France", la "décentralisation" et la "protection de la culture française".

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : Allié à Marine Le Pen en 2017, il s'est déclaré candidat en septembre dernier, pour la troisième fois. Le candidat souverainiste veut éviter un second duel entre la présidente du RN et Emmanuel Macron. 

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) : Le député des Bouches-du-Rhône a "proposé" en novembre 2020 sa candidature, conditionnée à l'obtention de 150.000 parrainages populaires. Il ne semble toujours pas décidé à rejoindre une union de la gauche qui ne se construirait pas derrière lui.

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : Candidate aux dernières élections régionales, elle se présentera pour la troisième fois à l'élection présidentielle, après avoir recueilli 0,64% des voix en 2017. 

Fabien Roussel (Parti communiste français) : Les militants communistes l'ont désigné au début du mois de mai, confirmant également avec cette candidature leur refus de s'allier à d'autres formations de gauche comme LFI, pour rester indépendants et visibles. 

 

Jean Lassalle (Résistons) : S'il arrive à récolter les signatures nécessaires, le député du Béarn veut incarner "la joie" malgré la crise. Après la présidentielle de 2017, où il avait recueilli 1,21% des suffrages, il avait par ailleurs fait l'objet d'accusations de sexisme et d'agression sexuelle qu'il récuse catégoriquement.

Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) : Il a été désigné candidat du NPA, pour la troisième fois de suite. Le parti a déclaré qu'il ferait campagne pour un SMIC à 1800 euros nets, la nationalisation des banques, la gratuité des transports ou encore la liberté d'installation et de circulation pour les migrants.

Xavier Bertrand (Les Républicains) : Le président de la région Hauts-de-France, candidat depuis le mois de mars, n'en démord pas : il ne souhaite pas participer à la primaire des Républicains.

Florian Philippot, président des Patriotes, mouvement qu'il a fondé après son départ du Rassemblement national, a annoncé mercredi 14 juillet sa candidature à l'élection présidentielle. Il fera notamment campagne autour "du rétablissement de toutes nos libertés", l'ancien numéro 2 de Marine Le Pen étant engagé contre les mesures sanitaires prises par Emmanuel Macron. 

Arnaud Montebourg : L'ancien ministre de l'Economie a annoncé sa candidature le 4 septembre dernier, avec un slogan qui a beaucoup fait parler ("La remontada"). Vantant "un projet de grande envergure et sérieux" pour "remonter" le pays, au niveau industriel, démocratique et écologique, il a déjà prévenu qu'après deux échec il ne participerait à aucune primaire.

Antoine Waechter : Ingénieur écologue de 72 ans, il a déjà été candidat à l'élection présidentielle de 1988, où il représentait les Verts. Cette fois-ci, il souhaite se présenter sous la bannière du Mouvement écologiste indépendant (MEI) pour "affirmer beaucoup plus fortement ce qui fait l'identité de la pensée écologiste elle-même, au-delà de la droite et de la gauche"

Notons également les candidatures de la maire de Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) Marie Cau ; d'Hélène Thouy pour le parti animaliste ; d'Alexandre Langlois pour un mouvement citoyen "ni de droite ni de gauche" ; de Clara Egger pour porter un programme centré sur la mise en place d’un Référendum d'initiative citoyenne (RIC) ; de l'ancienne figure des Gilets jaunes Jacline Mouraud ; du général Antoine Martinez, signataire de la tribune de militaires publiée dans Valeurs actuelles qui prône "la France d'abord" ; et enfin de l'ancien lieutenant-colonel dans l’armée Régis Ollivier.

Les candidats via une primaire

Valérie Pécresse : la présidente de la région Ile-de-France a annoncé le 22 juillet qu'elle était candidate à l'élection présidentielle "pour restaurer la fierté française". "Nous devons rompre avec 10 ans de mauvais choix, de demi-mesures, d'indécisions, et en fin de compte l'affaissement de notre pays", a-t-elle ajouté. 

Philippe Juvin (Les Républicains) : figure médiatique de la crise sanitaire, chef des urgences à l'hôpital Pompidou à Paris et maire LR de La Garenne-Colombe, a officialisé sa candidature à une éventuelle primaire de la droite et du centre, mardi 27 juillet sur CNews.

Eric Ciotti (Les Républicains) : député LR des Alpes-Maritimes et tenant d'une ligne dure au sein de LR, a fait savoir le 26 août qu'il serait lui aussi candidat à la primaire. Il avance plusieurs propositions tranchées, comme l'instauration du droit du sang pour l'acquisition de la nationalité et l'inscription des "racines chrétiennes de la France" dans la Constitution. 

Michel Barnier (Les Républicains) : l'ancien négociateur du Brexit souhaiterait faire un retour sur la scène politique française. Il s'est déclaré candidat à la primaire LR sur TF1, le 26 août. A droite, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, un temps pressentis, ont annoncé qu'ils renonçaient à concourir, afin d'éviter d'aggraver la dispersion des candidatures. 

Denis Payre (Les Républicains) : S'il réussit à réunir les parrainages nécessaires, l'entrepreneur qui se présente lui-même comme "libéral, social réformateur, mais conservateur sur les valeurs" s'est dit "prêt à aller jusqu'au bout" et participer à la primaire de la droite et du centre.  

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Sandrine Rousseau (EELV) : Ancienne numéro 2 du parti, vice-présidente de l'université de Lille, militante écoféministe, elle est très engagée sur la question des violences sexuelles, et soutenue par l'actrice américaine Jane Fonda

Éric Piolle (EELV) : Le maire de Grenoble est partisan du large rassemblement de la gauche, comme dans sa majorité municipale. "Je viens amener cette expérience de l'écologiste qui gagne, qui exerce le pouvoir et qui regagne", a déclaré le premier écologiste à avoir été élu à la tête d'une ville de plus de 100.000 habitants en 2014.

Yannick Jadot (EELV) : Il s'est déclaré un jour seulement après Eric Piolle. Le député européen, qui avait remporté la primaire verte en 2016 avant de se désister au profit de Benoît Hamon (PS), veut "mettre l'écologie au cœur du pouvoir" et "construire une équipe de France de l'écologie".

Delphine Batho (Génération Ecologie) : L'ancienne ministre de l'Écologie de François Hollande veut participer à la primaire écologiste "pour convaincre les Françaises et les Français d'essayer le bonheur de l'écologie"

Jean-Marc Governatori (Cap 21) : A 62 ans, le conseiller municipal niçois appelle à "sortir l'écologie de la gauche". Il a imposé sa présence dans la primaire écologiste grâce à une décision de justice. 

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Anne Hidalgo (Parti socialiste) : La maire de Paris a officialisé sa candidature le dimanche 12 septembre. Elle souhaite "bâtir une France plus juste" et "réinventer le beau modèle français". Si les cadres du PS soutiennent sa candidature, certains au sein du parti réclament un débat et la tenue d'une primaire interne. 

Stéphane Le Foll (Parti socialiste) : L'ancien ministre de l'Agriculture fait partie de ceux qui refusent l'investiture d'Anne Hidalgo sans débat et sans vote. Il s'est dit candidat à une primaire si le PS consent à en organiser une.

Ceux qui pourraient se déclarer

Eric Zemmour : Le polémiste de la droite radicale s'interroge sur une éventuelle participation à l'élection présidentielle. L'auteur à succès comprend de nombreux soutiens, qui appellent à sa candidature sur les réseaux sociaux. 

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Emmanuel Macron (La République en marche) : Le président de la République en exercice ne l'a pas encore annoncé, mais il pourrait être candidat à sa réélection en 2022. Régulièrement interrogé sur le sujet, le chef de l'État estime qu'il est trop tôt pour se prononcer, arguant du fait qu'il entend réformer le pays "jusqu'au dernier jour"

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