Présidentielle : pas de pass sanitaire pour les meetings politiques, "incompréhensible" pour les médecins

Pas besoin de pass sanitaire pour les meetings : la réaction du Pr Annane

COVID-19 - Dans un courrier adressé aux partis politiques, le ministre de l'Intérieur assure que le pass sanitaire ne serait pas exigé pour la participation aux meetings et réunions publiques pendant la campagne présidentielle. Une décision critiquée par les épidémiologistes.

Le pass sanitaire est obligatoire pour aller à un concert ou au musée... mais pas pour assister à un meeting politique. L'entourage du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a indiqué ce vendredi que le fameux QR code ne serait pas exigé pour assister aux réunions politiques pendant la campagne présidentielle.

Dans un courrier envoyé le 28 septembre "aux présidents des principaux partis politiques et aux présidents des groupes au parlement" et consulté par l'AFP, Gérald Darmanin a fait savoir que le pass sanitaire n'était "pas exigé des participants" aux réunions politiques. "La participation de tous les citoyens à la vie politique de la Nation est l'un des principes fondateurs de notre République", écrit le ministre. "Je souhaite néanmoins souligner la responsabilité des organisateurs dans la mise en place et le respect des autres mesures sanitaires permettant de limiter la diffusion du virus."

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"A-t-on la mémoire courte ?"

Selon le courrier, le ministère de l'Intérieur suit l'avis du Conseil constitutionnel du 31 mai, qui avait indiqué que les réunions politiques n'entraient pas dans le champ des grands rassemblements de personnes où les participants doivent disposer du pass sanitaire.

Du côté des médecins, cette justification peine à convaincre. "Il est totalement incompréhensible d'imaginer qu'on puisse avoir des dérogations, le virus se fiche de savoir si on est à un meeting politique ou à un concert de musique. Le risque de propagation est exactement le même", réagit sur LCI Pr Djillali Annane, chef du service de réanimation à l'hôpital de Garches. 

Une incompréhension partagée par l'épidémiologiste Antoine Flahaut. "N’est-ce pas ainsi qu'a débuté la vague en Inde du premier semestre 2021 ? A-t-on la mémoire courte à ce point ? Grands rassemblements = risques de superpropagation", observe-t-il sur Twitter.  

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