Sur son duel annoncé avec Emmanuel Macron en 2022, Marine Le Pen affirme qu’elle n’est "pas dans un esprit de revanche"

Sur son duel annoncé avec Emmanuel Macron en 2022, Marine Le Pen affirme qu’elle n’est "pas dans un esprit de revanche"
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POLITIQUE – Invitée de "En toute franchise" ce dimanche soir sur LCI, Marine Le Pen s’est défendue de vouloir rejouer le second tour de la dernière élection présidentielle.

L’horizon a beau être lointain, tous les instituts de sondage sont déjà formels : Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouveront de nouveau face à face en 2022, au second tour de l’élection présidentielle. Le Premier ministre lui-même, Édouard Philippe, a diffusé cette idée le 5 novembre dernier, lançant à la députée et présidente du Rassemblement national (RN), lors d’une séance à l’Assemblée : "Il arrivera peut-être qu’un jour vous ayez l’occasion de débattre à nouveau avec le président de la République." Comprendre : lors du prochain débat de l’entre-deux tours.

Ce qui agace justement les Français, c’est le sentiment qu’on leur impose ce duel, alors qu’ils sont censés être les seuls à choisir.- Marine Le Pen

En entendant cette phrase, Marine Le Pen avait hoché la tête et souri, exactement comme elle l’a fait ce dimanche, sur le plateau de l’émission de LCI "En toute franchise", quand elle a été questionnée sur ce duel annoncé. 

Hypothèse à laquelle elle a ainsi répondu : "Je ne suis absolument pas dans un esprit de revanche. J’ai été battue, il a été élu, là-dessus il n’y a pas de discussion. Maintenant, le clivage mondialistes-nationaux, il est là, il a remplacé le clivage gauche-droite et il structure la vie politique de notre pays. Donc je crois que ce clivage sera très certainement représenté lors de l’élection présidentielle. Mais objectivement, personne ne sait qui y sera, ni vous, ni moi. Ce qui agace justement les Français, c’est le sentiment qu’on leur impose ce duel, alors qu’ils sont censés être les seuls à choisir."

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Ne craint-elle pas d’être aspirée dans une vague de "dégagisme" parce qu’elle serait jugée comme partie prenante du système qu'elle dénonce ? "Moi, je ne suis pas sûre que les Français soient aussi attachés que cela au zapping politique qui consisterait à mettre quelqu’un d’autre pour mettre quelqu’un d’autre. Ils l’ont fait avec Emmanuel Macron et beaucoup d’entre eux s’en mordent les doigts aujourd’hui. Ce qu’ils veulent, c’est de la solidité, de la clarté, du courage, savoir si le candidat tiendra ses promesses", a-t-elle développé. 

"Cette solidité, je crois que je l’incarne. Cette confiance, je pense que je la mérite, parce que je n’ai pas dévié, dans des conditions particulièrement difficiles, sans jamais douter de la nécessité absolue de défendre des idées qui, j’en suis convaincue, sont majoritairement les leurs." C'est, notamment, ce que dira le prochain scrutin présidentiel.

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