Elections départementales : ces fiefs socialistes qui pourraient chuter fin mars

Elections départementales : ces fiefs socialistes qui pourraient chuter fin mars

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DÉROUTE ANNONCÉE - Le scrutin qui se tient dans un mois s'annonce particulièrement difficile pour le PS, coincé entre une gauche désunie, une droite plus ou moins unie et un FN qui se sent pousser des ailes. Revue des fiefs que les socialistes risquent de perdre.

Une déroute attendue mais dont l'ampleur reste inconnue. Le Parti socialiste se prépare à une série de déconvenues historiques lors du scrutin des départementales qui se tiendra les 22 et 29 mars prochains. Un repli à la mesure des victoires que le PS avait enregistrées en 2011 face à des listes de droite affaiblies par le règne de Nicolas Sarkozy.

Si l'échec du PS s'annonce partout sur le territoire, les pertes devraient être particulièrement observées dans les départements qu'il dirige. Metronews a retenu pour vous quelques circonscriptions emblématiques de l'enjeu.

Seine-Saint-Denis
Ce pourrait être l'une des surprises de ce scrutin. Bastion de gauche depuis 1968, ravi aux communistes depuis 2008, le département populaire pourrait passer… A droite. Le patron socialiste du 93, Stéphane Troussel, a lui-même reconnu que les choses seront "très serrées". La droite tient la moitié des villes depuis les municipales de l'an dernier. Dommage pour l'exécutif, qui se targuait notamment auprès de metronews d'avoir assaini les finances départementales au cours de son mandat. A noter : cette lame de fond pourrait emporter un autre bastion de gauche, le Val-de-Marne, l'un des deux derniers départements français tenus par le PCF. 

► Essonne
Jérôme Guedj, le président PS sortant (et "frondeur" parmi les députés), est menacé par la candidature de l'UMP et ancien ministre Georges Tron. Face à une droite unie, et un FN qui était déjà en position d'arbitre en 2011, la gauche va trembler dans le département. Lundi matin, le député de l'Essonne Carlos De Silva, interrogé par metronews et France Bleu 107.1, voulait toutefois rester optimiste quant à l'issue du scrutin. 

► Nord
C'est un département qui pèse lourd pour le PS, compte tenu du nombre de siège à pourvoir. Or, c'est aussi là que la droite pourrait réaliser une percée destructrice lors du scrutin de mars. Parmi les affrontements à suivre, on retiendra celui, périlleux, de l'actuel ministre de la Ville, Patrick Kanner , confronté à Lille à une union EELV-Front de gauche et à une droite en verve. En mars 2014, la droite avait remporté des villes importantes comme Tourcoing et Roubaix. Soulignons, au passage, que deux autres ministres, André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées Orientales) sont également candidats en mars et pourraient tomber sous les coups de la droite.

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► Pas-de-Calais
Dans ce département où la droite reste assez faible, c'est le Front national qui menace directement un bastion de la gauche. L'activisme du médiatique maire FN de Hénin-Beaumont, Steve Briois , dans cette campagne, donne une prime à la dynamique frontiste. C'est d'ailleurs dans ce département que le FN a lancé sa campagne des départementales. Non loin de là, dans l'Oise, le FN espère également créer la surprise en faisant tomber ce département tenu par le PS Yves Rome. Même chose dans l'Aisne, où FN se verrait bien faire tomber le socialiste Yves Daudigny.

Indre-et-Loire
Autre bastion susceptible de chuter, l'Indre-et-Loire. Faute d'avoir trouvé un accord avec les écologistes et le Front de gauche - qui, eux, se sont rapprochés -, le PS s'expose à une défaite qui pourrait profiter à la droite. Situation similaire dans les Pyrénées-Atlantiques, fief de droite remporté par la gauche en 2011, susceptible de rebasculer. Dans le Gard également, le PS pourrait être bousculé par la droite, avec l'arbitrage du FN qui rêve de remporter quatre cantons.

Corrèze 
En 2011, François Hollande avait conquis de haute lutte - à un siège près - ce territoire devenu depuis 40 ans le bastion de Jacques Chirac. Mais après la perte de nombreuses villes en mars 2014, le PS aura bien du mal à empêcher une revanche de la droite. De quoi satisfaire Bernadette Chirac, candidate réélue dans ce département depuis 1979.

 Bouches du Rhône
Dans ce département, c'est le succès éventuel du président sortant, Jean-Noël Guerrini (ex-PS), qui devrait déterminer le maintien ou non dans le giron de la gauche. Face à l'élu controversé, la droite, bien sûr, mais aussi le FN, qui avait remporté une mairie d'arrondissement de Marseille en mars 2014. 

 Vaucluse
Vaucluse : le PS majoritaire pourrait se faire balayer par le FN. Philippe Lottiaux, ex-candidat FN aux municipales à Avignon, avait terminé deuxième.

 Doubs
Là encore, ça va être chaud pour le PS. Toutefois, le candidat Claude Jeannerot pourra se rappeler la victoire à l'arrachée remportée contre le FN lors de la législative partielle dans le Doubs début février.

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