"Non aux magouilles" : pourquoi Jadot ne veut pas de Royal pour les européennes

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POLITIQUE - Jadot refuse la main tendue de Ségolène Royal pour former un tandem aux élections européennes. Le député EELV explique pourquoi il ne veut pas co-lister avec l’ancienne ministre PS.

Il ferme la porte à une liste commune. Yannick Jadot est catégorique : il refuse de tomber dans la "tambouille". Alors quand Ségolène Royal lui propose un tandem pour se présenter aux élections européennes de mai, l'élu refuse net.


Dans un entretien au Parisien, il explique ce jeudi  sa réaction, et affirme sa volonté de faire l'Europe écologie les Verts (EELV) la "première force politique". 

L’avenir de la planète avant tout

"Je ne veux pas que mes enfants me disent que j’ai préféré négocier des postes avec le PS que mobiliser pour la planète et l’Europe", explique l’euro-député. Déçu par l’absence des dirigeants français à la COP 24, qui s’est conclue sur un "bilan désastreux", hors de question pour Yannick Jadot de trahir "l’impératif moral et politique de sauver le climat et le vivant" en étant le "conseiller matrimonial du PS", déchiré entre différents courants. 


Par ailleurs, l’élu semble peu convaincu par l’action de Ségolène Royal, qui, alors ministre de l’Environnement avait approuvé le diesel, défendu Notre-Dame-des-Landes, renoncé à l’éco-taxe ou encore fait fermer Fessenheim. Jadot se méfie des "positionnements tactiques" et veut avancer : "nous n’avons plus de temps à perdre". 

L’espoir de "bousculer le paysage politique"

Désabusé par une "politique des coups", Jadot dit "non aux magouilles", et souhaite conduire une liste des écologistes "qui rejoindront le groupe des Verts au Parlement européen". Un groupe en lequel il place toutes ses attentes, puisqu'il a "gagné toutes les avancées en matière d’environnement".


Insensible aux discours d’Emmanuel Macron qui pour lui, a "renoncé" en matière d'écologie, Jadot martèle : "les solutions pour faire la transition et la justice sociale existent". Celui qui veut notamment créer une "Sécu" de l’environnement est déterminé à ce que son mouvement devienne "la première force politique, comme dans d’autres pays européens". L'espoir en somme de "bousculer le paysage politique".

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