Elections européennes : Ségolène Royal prête à s'engager sur une liste en tant que numéro 2

Politique

POLITIQUE - Ségolène Royal s'active pour rassembler la gauche en vue des futures élections européennes. Elle s'est même dite prête à participer à une liste dont elle ne prendrait pas la tête.

"Il faut que tout le monde fasse un effort : à situation grave, convergence exceptionnelle". Voilà l'état d'esprit de Ségolène Royal à six mois des élections européennes, indique Le Parisien. Ainsi pour éviter la "division" des forces écologistes, l'ancienne ministre de l'Environnement se dit prête à participer à une liste dont elle ne prendrait pas la tête. Elle l'a annoncé lors d'une rencontre au Sénat avec une trentaine de parlementaires, dont des socialistes, des représentants du groupe "Liberté et territoire" et l'écologiste Esther Benbassa, a rapporté à l'AFP Guillaume Garot, député de Mayenne proche de Ségolène Royal.

"Elle a indiqué qu'elle ne ferait pas de la tête de liste un préalable, elle sera numéro 2 si ça permet d'avancer", a-t-il expliqué. "La gravité de la crise climatique ne supporterait pas une division des listes qui soutiennent l'écologie, il est de ma responsabilité de tout faire pour le rassemblement d'une offre politique forte", a expliqué Mme Royal à l'AFP. "La question la plus cruciale est celle du climat. Toutes les autres, comme la justice sociale, y sont liées", a-t-elle ajouté.

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Royal ne veut pas conduire une liste se résumant au PS

Le Parisien explique que l’ancienne candidate à la présidentielle multiplie les rendez-vous avec les leaders des formations de gauche : Raphaël Glucksmann de Place publique, Benoît Hamon de Génération.s, Olivier Faure, chef des socialistes qui lui a proposé de prendre la tête de la liste PS. Mais l'ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique a prévenu qu'elle ne souhaitait pas conduire une liste se résumant au PS ou à l'addition de partis, privilégiant une liste citoyenne. 

En revanche, les discussions coincent avec Yannick Jadot, qu’elle est pourtant prête à rejoindre au prix d’une concession : la place de numéro 2, "la place des femmes", ironise-t-elle. Car la dynamique d'EELV dans différents sondages (environ 7%) semble rendre le parti écologiste incontournable à ses yeux. Mais la tête de liste EELV Yannick Jadot a plusieurs fois assuré qu'il ne s'associerait à aucune formation politique aux européennes, déclarant que rassembler la gauche n'était "pas (s)on sujet" et qu'il préférait parler aux électeurs de "l'écologie qui fonctionne". 

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