VIDÉO - "Un maire, ce n'est pas un enjeu partisan" : l'avertissement de François Bayrou à son allié LaREM

Politique

ELECTIONS MUNICIPALES - A six mois du scrutin, le patron du MoDem, François Bayrou, s'est exprimé dimanche au "Campus des territoires", l'université d'été de la majorité présidentielle. S'il a loué l'action d'Emmanuel Macron, il a mis en garde le mouvement contre une tentation hégémonique lors des investitures.

Une mise en garde ouatée, mais directe, façon François Bayrou. Le patron du MoDem s'est exprimé dimanche au sujet des élections municipales dans le cadre du "Campus des territoires" de LaREM, université d'été du mouvement macroniste. Alors que des dissensions se font sentir entre les Marcheurs et leurs alliés, principalement MoDem, au sujet des investitures pour les échéances prévues dans six mois, le maire de Pau a voulu faire passer un message. 

François Bayrou a appelé ses alliés à ne pas tomber dans un "combat d'étiquette", faisant référence à l'investiture de candidats LaREM contre des candidats - maire sortants ou non - déjà en place et soutenus par d'autres formations politiques, dont le MoDem. Le principal différent concerne Nicolas Florian, successeur d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, proche d'Edouard Philippe et soutenu par le MoDem, contre lequel le parti majoritaire a malgré tout investi le délégué interministériel à la transformation publique, Thomas Cazenave. 

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"On serait sûr de perdre"

Les échéances électorales "peuvent susciter des débats entre nous, ils sont normaux et salutaires", a estimé François Bayrou. "Je sais très bien qu'il y a dans tous les mouvements politiques la préoccupation des investitures." Mais pour le patron du MoDem, "un maire, ce n'est pas un enjeu partisan, c'est autre chose", "ce n'est pas une fonction politicienne". "A l'image de la fonction présidentielle, c'est une fonction qui a un lien personnel, humain, avec la communauté de ceux qui élisent", a-t-il ajouté. 

Et de prévenir les responsables LaREM rassemblés devant lui contre la tentation d'imposer des candidatures depuis Paris : "Cela ne peut pas se résumer à un combat d'étiquette. On trahirait la vision développée devant les Français, qu'on appelle 'girondine' [...] Si on choisissait de transformer l'élection municipale en élection appareil contre appareil, on serait sûr de perdre. L'essentiel, c'est la visibilité, la légitimité locale [...] Si nous voyons cela, je suis sûr que nous serons en mesure de relever un défi." 

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Début juillet, déjà, François Bayrou s'était exprimé contre l'hypothèse d'une candidature imposée par LaREM à la mairie de Bordeaux. Il avait alors fait part d'une "différence d'appréciation" avec le parti majoritaire. 

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