Municipales : LaREM veut fixer les règles d'éventuelles alliances politiques

Municipales : LaREM veut fixer les règles d'éventuelles alliances politiques

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SCRUTIN - A un an et demi des municipales, La République en marche a produit une "circulaire" précisant les contours du prochain scrutin et notamment les règles pour passer des alliances. Le mouvement, dont l'attache territoriale est faible, veut éviter de se disperser dans des accords locaux.

S'ancrer durablement dans les territoires sans se faire avaler. La République en marche a publié une "circulaire" de quatre pages fixant les contours de la participation du mouvement de la majorité présidentielle aux élections municipales, prévues en mars 2020. Parmi les points développés dans cette note, que LCI a pu consulter, figure notamment la question des alliances avec d'autres formations politiques. 


Si le parti d'Emmanuel Macron cherche à s'ouvrir afin de "concrétiser son ancrage territorial" et "constituer un socle d'élus pérenne pour les prochaines échéances", il ne veut pas prendre le risque de disparaître dans des alliances politiques de circonstance. 

"Accords exigeants"

La "circulaire" de LaREM précise donc le code de conduite, affirmant que "tout rassemblement sera fondé sur des accords programmatiques et politiques exigeants". "Ainsi, poursuit-elle, chaque liste demandant le soutien de LaREM devra s'engager au travers de la charte municipale", un document qui sera publié à l'automne et "qui fera l'objet d'une co-construction avec les adhérents, des experts thématiques, des élus, et nos partenaires politiques". 


Plus précise encore, la règle concernant les candidats. Pour obtenir le soutien de LaREM, ils devront "souscrire" formellement "aux valeurs inscrites dans la charte du progressisme municipal" et se tenir "à distance de tout mouvement ou parti déclaré d'opposition à la majorité présidentielle". Exit, donc, toute alliance locale avec Les Républicains notamment. Pour baliser davantage le profil des investitures, la note ajoute que "tout candidat qui aura soutenu une liste concurrente" lors des élections européennes de mai 2019 "ne pourra obtenir l'appui de LaREM lors des élections municipales". 

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Processus sous surveillance

Si le mouvement juge que la stratégie politique "ne peut qu'émerger des territoires", il a pris soin de baliser le terrain qui conduira aux investitures pour les municipales. Dans les villes de plus de 9000 habitants, les candidatures seront instruites par une commission nationale d'investiture et "validée par le bureau exécutif". Dans les villes de moins de 9000 habitants, en revanche, le processus sera "totalement déconcentré aux comités politiques départementaux", avec "recours possible au siège en cas de litige". 


A Paris, où plusieurs candidats potentiels, dont Benjamin Griveaux, ont déjà affiché leurs ambitions, la fédération de LaREM lancera dès le 3 octobre une première campagne de terrain visant à recueillir des propositions et préparer son projet.

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