Rachida Dati : "Je suis déterminée à tourner la page Anne Hidalgo"

Rachida Dati : "Je suis déterminée à tourner la page Anne Hidalgo"

INTERVIEW - Invitée politique d'Elizabeth Martichoux ce lundi 9 mars, Rachida Dati, tête de liste des Républicains pour les élections municipales à Paris, est notamment revenue sur les tensions inhérentes à ce scrutin et sur ses projets pour la capitale.

À moins de deux semaines du premier tour des élections municipales, la tension monte entre les candidats briguant la mairie de Paris. Après leurs échanges lors du débat télévisé diffusé sur LCI le mercredi 4 mars, Anne Hidalgo, maire sortante, Agnès Buzyn, rentrée tardivement dans la campagne pour conduire la liste de La République en marche, et Rachida Dati, fer de lance des Républicains, continuent de se lancer des piques et de se répondre par médias interposés.

Rachida Dati était ce lundi matin l'invitée de l'interview politique d'Elizabeth Martichoux sur LCI. Retrouvez ci-dessous l'essentiel de ses déclarations (l'intégralité de l'entretien figure dans la vidéo en tête de cet article).

Sur les tensions avant les élections municipales parisiennes

"L’agressivité dont je suis l’objet depuis quelques jours traduit une grande fébrilité. En ce qui me concerne, je ne suis pas fébrile, je suis déterminée à changer la vie des Parisiens, à sauver Paris. Je suis profondément choquée, alors même que le premier tour n'a pas eu lieu, que Madame Buzyn organise des combines de deuxième tour pour sauver des sièges, des postes et même des potes (...) La politique, c'est de la dynamique, pas de la combine, pas de la tactique comme fait Madame Buzyn. Je ne suis pas celle à qui on a apporté le Mairie de Paris sur un plateau. Je suis très loin des appareils, très proche des Parisiens (…) Et je suis déterminée à tourner la page Anne Hidalgo (…) Paris n'a pas besoin d'une nounou, Paris mérite mieux (...) La maire de Paris ne sera pas celle des travaux et des chantiers."

Sur la crise du logement

"La politique du logement à Paris est complètement à revoir (...) Pendant 20 ans, avec Anne Hidalgo comme maire et maire-adjoint, les prix sur les marchés de l’immobilier ne se sont pas améliorés, les prix flambent et Madame Hidalgo dit ne pas s’être rendu compte de la difficulté des classes moyennes pour se loger. Quant à Madame Buzyn, soit elle copie mon projet, soit elle n’a pas de projet. Les Parisiens et Paris n’ont pas besoin d’une nounou, il faut arrêter avec le laxisme et l’idéologie d’une part, et l’aspect Bisounours de l’autre (…) Le logement social, c'est très mal fait. Madame Hidalgo fait du logement très, très, très social à 70%, soit très peu pour les classes moyennes et intermédiaires, soit ceux qui bossent et rendent des services aux Parisiens (...) Je veux plus de mobilité dans le parc social (…) Je ne veux pas de ghetto, je veux une mixité avec des fonctionnaires, des aides-soignants, des gardiens... Anne Hidalgo a rajouté de la misère à la pauvreté."

Sur les camps de migrants installés à Paris

"Quand Madame Hidalgo a  demandé à ce que tous les migrants viennent à Paris, des campements se sont installés partout et l’Etat les démantèle. Comme Madame Hidalgo n’a aucune solution d’hébergement et d’insertion, ils passent d’un endroit à un autre. Demain, si je suis élue maire de Paris,  je mets ces migrants dans des endroits et on voit avec l’Etat ceux qui sont éligibles au statut de réfugié. Ceux qui ne le sont pas seront amenés à être reconduits."

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