Élections : 150 personnalités appellent à écarter les candidats auteurs de violences sexuelles

Élections : 150 personnalités appellent à écarter les candidats auteurs de violences sexuelles

8 MARS - Des personnalités issues du monde politique ou militant demandent la tenue d’élections régionales en juin prochain sans candidats sexistes ou responsables de violences, en appelant les partis à ne pas "couvrir" ces pratiques.

À l’approche des élections régionales et départementales, ayant lieu les 13 et 20 juin en France, une tribune signée par 150 personnalités politiques, militantes ou culturelles en appelle à la responsabilité des partis. "À cette occasion, des centaines de femmes et d'hommes seront élu·e·s pour représenter leurs territoires pendant six ans. Parmi eux, certains ont été auteurs de violences sexistes et sexuelles lors de précédentes fonctions", développent les signataires de cette lettre ouverte publiée sur franceinfo, parmi lesquelles on retrouve l’eurodéputée LFI Manon Aubry, la militante féministe Caroline de Haas, le premier adjoint à Paris Emmanuel Grégoire, ou encore la candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau. 

La responsabilité des partis politiques

Concrètement, ils demandent un "#MeToo des territoires" pour écarter tout candidat responsable de sexisme ou de violences sexuelles, arguant que "c’est aux partis que revient le choix d'investir ou non un candidat et ainsi de couvrir ou non des pratiques déjà connues". Par cette tribune, l’objectif est aussi de soulever la problématique des violences sexistes et sexuelles dans le monde politique, trop peu admise et dénoncée. "Jour après jour, la parole des victimes de violences sexuelles se libère. Mais à quand une libération de l’écoute dans les partis politiques ?", s’interrogent les signataires. 

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Une première tribune sur le sujet, qui reprenait déjà le concept de #MeToo des territoires, avait été publiée en novembre 2019 dans l’optique des élections municipales de 2020. Elle appelait à dénoncer la pratique de "violences sexistes et sexuelles" parmi certains conseils municipaux. À l’époque, les 250 signataires prenaient appui sur "la vaste enquête #EntenduALaMairie", qui avait alors "révélé la prégnance du sexisme au sein des conseils municipaux". De manière générale, le sexisme est encore omniprésent dans le monde politique : dans un rapport publié en mars 2020, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) relevait que "si la parité quantitative a bien eu lieu, le partage effectif du pouvoir se fait attendre". Selon ce rapport, 84 % des maires et 92 % des présidents d’intercommunalités étaient encore des hommes à l'époque. 

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