Sportif, urgentiste, journaliste... ces candidats surprise aux élections régionales et départementales

Vincent Bounes, patron du Samu de Haute-Garonne (ici, le 29 avril 2021), sera présent sur les listes de Carole Delga en Occitanie.

SOCIÉTÉ CIVILE - Dans la dernière ligne droite avant le dépôt des candidatures pour les élections de juin 2021, plusieurs personnalités ont fait leur apparition sur les listes. Derniers en date : l'urgentiste Vincent Bounes et l'ancien rugbyman Yannick Jauzion derrière la socialiste Carole Delga en Occitanie.

À chaque élection, son lot d'invités surprise. Le scrutin des régionales et des départementales des 20 et 27 juin 2021 ne semble pas déroger à la règle, avec l'apparition, ces derniers jours, de plusieurs personnalités sur les listes qui devront être déposées au plus tard le 17 mai. 

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Les élections régionales et départementales 2021

Carole Delga embauche l'ancien rugbyman Yannick Jauzon

Les principales surprises, à ce jour, viennent des listes de la présidente socialiste sortante de la région Occitanie, Carole Delga. Cette dernière a fait savoir, mardi, que l'ancien international toulousain Yannick Jauzon, rugbyman emblématique Stade Toulousain, allait figurer en 3e place (position éligible) sur sa liste Occitanie en commun, dans le Tarn, son département natal. 

Yannick Jauzon, 42 ans, a pris sa retraite sportive en 2013. Fils d'agriculteurs du Tarn et ingénieur agronome de formation, il dirige aujourd'hui une entreprise commercialisant des compléments alimentaires, Jardins d'Occitanie, et s'est aussi reconverti dans la viticulture. 

"J'aime sa vision de l'agroécologie, son ancrage local, sa connaissance du monde agricole et du sport", a fait valoir Carole Delga auprès de l'AFP. "Je ne m'étais jamais engagé en politique, je le fais en tant que membre de la société civile, j'ai envie d'être dans l'action locale, sur le terrain. Je ne suis pas dans l'idéologie, je veux m'impliquer pour l'intérêt général", a confié de son côté l'ancien international. 

À noter qu'en Occitanie, Carole Delga affronte notamment Vincent Terrail-Novès (LaREM), fils de l'ancien entraîneur du Stade toulousain Guy Novès.

Vincent Bounes, un urgentiste médiatique en Occitanie

Yannick Jauzon n'est d'ailleurs pas la première personnalité surprise à s'inviter sur les listes de Carole Delga. La présidente sortante, qui veut mettre en avant les personnalités de la "société civile", avait déjà annoncé fin mars que le patron du Samu de Haute-Garonne, Vincent Bounes, allait figurer lui aussi à ses côtés, en 2e position. 

Ce dernier s'est particulièrement illustré depuis le début de la crise sanitaire actuelle, notamment lors de la mobilisation des urgentistes, en juillet dernier, pour obtenir des moyens humains supplémentaires. 

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Le médecin sera logiquement en charge du projet santé de la candidate. "C’est une opportunité que je saisis, mais je ne veux pas être résumé à une prise de guerre comme j’ai pu le lire", a-t-il expliqué mi-avril à La Dépêche. "Je ne suis pas encarté, je ne l’ai jamais été et je ne le serai pas. C’était aussi très clair pour Carole Delga. Un médecin soigne tout le monde. Le projet, c'est de consacrer 150 millions d’euros par an à la santé, c’est embaucher 200 médecins en Occitanie pour proposer un accès aux soins à 15minutes de chez soi, c’est faire de la prévention."

La navigatrice Anne Quéméré en Bretagne

Une autre figure sportive, la navigatrice Anne Queméré, qui vit dans le Finistère, a annoncé qu'elle serait tête de liste dans ce département breton pour le candidat Daniel Cueff, ancien conseiller régional et ex-maire de Langouet, lequel s'était illustré en prenant, parmi les premiers, un arrêté contre les pesticides sur son territoire. 

Anne Quéméré, qui s'était notamment illustrée par sa traversée de l'Atlantique à la rame (2002), puis à l'aviron et en solitaire (2004), et en solitaire et sans escale (2006), a expliqué vouloir "fédérer les forces vives de la Bretagne pour réinventer une politique régionale de proximité".

Le journaliste Périco Légasse en Centre-Val-de-Loire

Autre invité surprise de ces élections : le journaliste Périco Légasse, rédacteur en chef à Marianne et spécialiste des sujets gastronomiques, qui a annoncé fin avril qu'il serait candidat aux régionales derrière le ministre Modem Marc Fesneau en Centre-Val-de-Loire. Déjà conseiller municipal à Azay-le-Rideau, il a précisé qu'il n'adhérait ni au Modem ni à LaREM, affirmant s'investir "pour Marc Fesneau". 

"Je me mets en retrait de Marianne pendant la campagne et renonce à ma fonction de rédacteur en chef", a indiqué l'intéressé à La Nouvelle République. "Seule ma rubrique continuera avec des articles sur la gastronomie. Après, je réintégrerai la rédaction en tant que chroniqueur." En cas d'élection, il restera chroniqueur, mais n'abordera aucun sujet politique. "Tout sera mis en œuvre, en bonne intelligence, pour qu'il n'y ait aucune confusion", a assuré à l'AFP Natacha Polony, directrice de la rédaction de Marianne.

Marc Fesneau, ministre des Relations avec le Parlement, constitue l'un des principaux espoirs de la majorité présidentielle de conquérir une région en juin prochain. Il affronte à ce titre le président socialiste sortant, François Bonneau, et un candidat de droite, Nicolas Forissier, qui a exclu toute alliance.

Claude Chirac sur les terres familiales de Corrèze

Claude Chirac a annoncé qu'elle serait candidate en juin aux élections départementales en Corrèze, le fief familial, sur le canton de Brive 2 où sa mère Bernadette a été élue suppléante en 2015. La fille de Jacques Chirac, âgée de 58 ans, a expliqué avoir "beaucoup réfléchi, beaucoup pesé la responsabilité que cela supposait". "Et puis je me suis dit que c’était maintenant, que c’était une grande chance pour moi d’ajouter tellement de sens à la vie", a-t-elle affirmé à l'AFP.

Claude Chirac, qui affirme n'avoir "jamais eu aucune carte, dans aucun parti politique", se présente sur la liste menée par le président sortant du conseil départemental, Pascal Coste (LR). 

Jacques Chirac avait gagné son premier mandat politique à Saint-Féréole, en Corrèze, en mars 1965.

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