Emmanuel Macron et le "pognon de dingue" des minima sociaux : "un procédé grossier" pour François Hollande

Emmanuel Macron et le "pognon de dingue" des minima sociaux : "un procédé grossier" pour François Hollande

POLITIQUE SOCIALE - Invité d'Europe 1 jeudi matin, François Hollande a fustigé la vidéo dans laquelle Emmanuel Macron évoquait, dans un langage direct, le coût des dépenses sociales. Pour autant, l'ancien Président a jugé "bon" de se pencher sur "l'efficacité des prestations sociales".

François Hollande donne des leçons de com' à Emmanuel Macron. Interrogé jeudi matin sur Europe 1 à propos de la vidéo dans laquelle Emmanuel Macron s'émouvait du "pognon de dingue" dépensé pour les minima sociaux sans pour autant "sortir les gens de la pauvreté", l'ancien président de la République a critiqué la méthode.


"Dans la communication, on finit par ne s'intéresser qu'à la forme", a estimé François Hollande. "La forme était grossière à tout point de vue. Les mots utilisés, le procédé lui-même", a-t-il jugé. Puis, à propos de la vidéo, qui était une répétition du discours qu'Emmanuel Macron devait donner mercredi à la Mutualité française : "A chacun sa méthode. Moi, je n'étais pas dans la répétition. Je ne pense pas qu'il soit bon d'enregistrer des répétitions". 

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François Hollande : "la forme était grossière à tout point de vue"

"Bon principe"

Ça, c'est pour la forme. Car sur le fond, François Hollande semble en partie d'accord avec les prises de position d'Emmanuel Macron au sujet des dépenses sociales. Pour l'ancien chef de l'Etat, c'est "un bon principe de dire qu'il faut de l'efficacité dans les prestations sociales, de la responsabilité, et qu'il faut aussi de la prévention". Mais, prévient-il, "il ne faut pas utiliser ces principes pour accentuer les inégalités, pour stigmatiser ou laisser penser que la pauvreté serait volontaire".


François Hollande a également salué l'annonce du remboursement intégral à partir de 2021 des frais d'optique, des prothèses dentaires et auditives, "une bonne avancée" selon lui, "à condition que les mutuelles ne relèvent pas leurs tarifs".

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