Emmanuel Macron giflé : "Il faut qu’il perde cette manie d’être physiquement au contact des gens"

Emmanuel Macron giflé : "Il faut qu’il perde cette manie d’être physiquement au contact des gens"

SÉCURITÉ - Pour l'ex-directeur du service de protection des hautes personnalités, il n'y a eu aucune faille de sécurité lors de la gifle à Emmanuel Macron. Il estime en revanche que le président devrait arrêter d'aller au contact des gens.

Y a-t-il eu une faille dans la sécurité d'Emmanuel Macron lorsqu'il a été agressé mardi ? Le protocole doit-il être revu ? Ou est-ce Emmanuel Macron, lui-même, qui a pris un risque pour sa propre sécurité ? Selon René-Georges Querry, ex-directeur du service de protection des hautes personnalités (SPHP), le chef de l'Etat doit "perdre cette manie d’être physiquement au contact des gens".

"Pour moi, il n'y a pas objectivement eu de raté parce que les mesures en amont avaient déjà été prises. Le groupe de personnes n'était ni important, ni hostile. Il était composé de personnes d’âge mûr, contenues derrière une barrière avec des policiers qui ont manifestement, au préalable, contrôlé qu’elles n’étaient pas armées", affirme-t-il. "Toutes les mesures de sécurité ont été prises en amont. (...) Le boulot a été fait."

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

Cette familiarité avec des contacts physiques ne me semble pas être de bon aloi ni au plan politique, ni au plan de la sécurité.- René-Georges Quéry, ex-directeur de la SPHP

Pour René-Georges Querry, la faute incombe surtout à Emmanuel Macron lui-même. "Je pense que désormais, la précaution sera de ne pas être au contact direct des gens mais d’avoir un recul d’un mètre pour éviter de prendre une gifle", dit René-Georges Quéry. Il s'agit selon lui non seulement d'une question de sécurité, mais aussi d'une question de considération de la fonction de président. "Elle doit être un petit peu sacralisée. Cette familiarité avec des contacts physiques ne me semble pas être de bon aloi ni au plan politique, ni au plan de la sécurité", insiste-t-il.

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Emmanuel Macron bien décidé à rester "au contact" des gens

"Je suis toujours au contact, à portée d'engueulade. J'y tiens", a lancé mardi soir Emmanuel Macron, affirmant ne rien vouloir céder à la violence. Ce mercredi, le Premier ministre et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ont assuré à nouveau qu'il continuerait à se déplacer "au contact" des Français. "Le président va au contact, sans filtre", et "dans 99,99% des cas, ça se passe très bien", a souligné Gabriel Attal sur Europe 1. Et "évidemment que ces déplacements vont se poursuivre : le président va rester au contact des Français", car "il serait totalement incompréhensible que les Français soient privés d'un contact avec le président de la République parce qu'il y a un individu isolé qui a voulu s'en prendre" à lui, a-t-il estimé. "Nous continuons, et nous continuerons plus que jamais, à aller à la rencontre des Français (...) Nous ne nous détournerons en aucune manière de notre lien direct avec la population française", a quant à lui déclaré Jean Castex au détour d'une visite du marché de Rungis.

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