Emmanuel Macron giflé : non, le président n'avait pas été prévenu par ses services de sécurité, affirme l'Élysée

Une question évidente vient à l'esprit après cette agression sur le président de la République. Le dispositif de sécurité autour d'Emmanuel Macron est-il suffisant et adapté ? Nous avons demandé leur avis à des spécialistes de la protection rapprochée.

MISE AU POINT - Au lendemain de l'agression d'Emmanuel Macron dans la Drôme, mardi, le porte-parole de l'exécutif, Gabriel Attal, a démenti une "éventuelle alerte" qui serait venue des services de sécurité du Président.

Mardi, lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis !". "C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il ensuite estimé. Adversaires ou alliés politiques, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Xavier Bertrand, des personnalités politiques de tous bords ont condamné le geste de l'agresseur du Président.

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

La gifle reçue par Emmanuel Macron, mardi 8 juin à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, a rapidement pris une dimension politique, partisans et opposants ayant unanimement condamné l'acte de l'agresseur. Mais elle a aussi été propice à la diffusion d'informations parfois erronées, en attestent les mots de Gabriel Attal, mercredi 9 juin.

D'après le porte-parole du gouvernement, "il n'y a pas eu d'alerte particulière" de la part des services de sécurité avant le bain de foule auquel Emmanuel Macron se livrait lorsqu'il a reçu le coup. Plusieurs médias ont rapporté que le chef de l'État aurait été prévenu par ses services de sécurité d'une possible dangerosité d'un bain de foule juste avant l'incident, ce qui "n'est pas exacte", a poursuivi Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres.

"Évidemment le président de la République, comme les membres du gouvernement, va continuer d'aller au contact, sans filtre, avec les Français", en particulier dans le cadre du tour de France qu'il vient d'entamer, a aussi précisé le porte-parole du gouvernement, précisant qu'Emmanuel Macron avait, en Conseil des ministres, de nouveau souligné qu'il fallait regarder le geste de son agresseur "pour ce qu'il est, un fait isolé d'un individu violent". Par ailleurs, l'auteur "ne semble pas être Monsieur tout le monde", a souligné le Secrétaire d'État auprès du Premier ministre.

Le locataire de l'Élysée a également "redit qu'aucune violence ne saurait être banalisée dans notre pays, qu'elle soit langagière ou en actes", et qu'il faut "systématiquement la condamner", a encore rapporté Gabriel Attal, saluant de nouveau "l'unanimité" de la condamnation par la classe politique mardi.

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