Emmanuel Macron giflé : une équipe de Quotidien avait rencontré l'agresseur quelques heures avant

Emmanuel Macron giflé : une équipe de Quotidien avait rencontré l'agresseur quelques heures avant

COUP DE THÉÂTRE - Les images d'Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme ont fait le tour du monde. Si le visage de l'auteur présumé des faits est connu depuis l'agression du chef de l'État, l'homme de 28 ans avait été interrogé par les journalistes de Quotidien quelques heures auparavant... mais avait tenu à garder le silence.

Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!" lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme. Les faits se sont produits mardi 8 juin lors d'une visite d'un lycée hôtelier. Deux hommes, des Drômois de 28 ans, selon Alex Perrin, procureur de la République à Valence, dont l'auteur de la gifle, ont immédiatement été interpellés et entendus par les gendarmes.

Les journalistes de l'émission Quotidien, diffusée sur TMC, ont rencontrés et interrogés les individus interpellés un peu avant la fameuse séquence. Quatre heures avant l'agression, trois hommes sont interrogés. L'un d'entre eux explique être "plutôt pour l'anarchie". "Il y a des choses que l'on voudrait dire et qu'on ne peut pas dire. Par exemple, le déclin de la France. On a un cher Président qui dit qu'on n'a pas de culture et je trouve que c'est triste." 

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Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

L'homme aux cheveux longs et vêtu d'un T-shirt kaki reste en retrait. Le journaliste de Quotidien lui tend le micro, en vain. "Ils sont timides", lui lance le premier interlocuteur. L'échange s'arrête là. C'est cet individu resté silencieux qui, plus tard, s'avancera près des barrières pour approcher Emmanuel Macron. Lorsque le chef d'État sera près de lui, l'individu lui attrapera le bras puis lui assènera la gifle.

Emmanuel Macron relativise

"Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé" commis  par "des individus ultraviolents", a commenté Emmanuel Macron quelques heures plus tard auprès du Dauphiné Libéré. "C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée.

L'auteur présumé de la gifle a été placé en garde à vue pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Tout comme une seconde personne qui l'accompagnait, interpellée dans la foulée. "Les deux hommes interpellés sont deux Drômois âgés de 28 ans, inconnus de la justice", a indiqué Alex Perrin, procureur de la République à Valence. "À ce stade des gardes à vue, leurs motivations ne sont pas connues", a ajouté le magistrat.

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"Une plainte doit être déposée dans les prochaines heures par le préfet" à leur encontre, a par ailleurs indiqué le procureur. Une enquête, menée par les gendarmes drômois, a été ouverte pour violence sans ITT sur personne dépositaire de l'autorité publique et des perquisitions à leur domicile ont eu lieu mardi en début de soirée.

S'il est parfois pris à partie verbalement durant ses sorties, voire hué et insulté avec virulence comme en 2018 par des Gilets jaunes au Puy-en-Velay, Emmanuel Macron n'avait jamais été agressé physiquement depuis son arrivée à l'Élysée.

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