Macron interpellé aux Tuileries : "Je n'ai rien à me reprocher", soutient le Gilet jaune auteur de la vidéo

Macron interpellé aux Tuileries : "Je n'ai rien à me reprocher", soutient le Gilet jaune auteur de la vidéo
Politique

ECHANGES - Le président de la République a eu un échange tendu avec une dizaine de Gilets jaunes dans le jardin des Tuileries le 14 juillet. LCI a retrouvé la trace de Richard Z., auteur de la vidéo.

Emmanuel Macron a été interpellé mardi 14 juillet par une dizaine de personnes alors qu'il traversait le jardin des Tuileries en compagnie de la Première dame. La vidéo de cet échange, plutôt houleux, a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Cette séquence a été filmée en direct via Facebook par un certain Richard Z., Gilet Jaune de la première heure et originaire de Saint-Quentin (Aisne).

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"Une rencontre impromptue"

Pour ce 14 juillet, Richard Z. se rend à Paris pour participer à la manifestation des soignants. Accompagné de plusieurs amis Gilets jaunes de l'Aisne, il arrive à midi place de la République, lieu de départ du cortège. Il publie alors plusieurs vidéos filmées en direct sur son compte Facebook, sous le pseudonyme de 'Kouliomj Richard'. On le voit rejoindre la place de la Bastille parmi les milliers de manifestants. 

En fin d'après-midi, Richard Z. se retrouvent dans le jardin des Tuileries, vaste espace vert parisien qui jouxte le musée du Louvre, alors qu'il cherchait une épicerie dans le quartier pour acheter de quoi boire. Là, ses amis et lui réalisent qu'Emmanuel Macron marche non loin d'eux, entouré de plusieurs gardes chargés de sa sécurité. Richard Z. allume immédiatement son téléphone pour réaliser un nouveau live Facebook. "Je vous jure c'est Macron ! Tu peux pas savoir ce que ça me fait de te voir là !" s'exclame-t-il à plusieurs reprises. 

"C’est une rencontre fortuite dans le jardin des Tuileries. (...) Je suis tombé de façon impromptue sur le président de la République", explique Richard Z. dans une nouvelle vidéo d'explications publiée le 15 juillet sur son Facebook. "Si vous avez l’opportunité de vivre ce qu’on a vécu, vous verrez, ce n’est pas simple". Il assure également qu'Emmanuel Macron n’a jamais été en danger, bien que le ton soit monté lors de cette rencontre. "Même Macron recadre son agent de sécurité en disant : ‘Laissez-les’", relate Richard Z. afin que l'échange se poursuive. 

Contacté par les équipes de TF1 (voir ci-dessous), Richard Z. indique ce mercredi qu'il était "très en colère".

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"Je n’ai rien à me reprocher"

Dans son live, Richard Z. explique également avoir reçu de nombreux messages critiques sur les réseaux sociaux car il aurait été trop timoré face au président. Il n'aurait pas profité de l'occasion pour évoquer toutes les revendications des Gilets jaunes et s'être focalisé sur la réforme des retraites et la Brav (Brigade de répression de l'action violente motorisée), une brigade créée en 2019 par le préfet Didier Lallement. Le militant explique qu'il sortait de la manifestation des soignants où il indique avoir subi l'action de ce nouveau corps de ces policiers à moto, "Dans les manifs, on voit que les gens de la Brav veulent taper", affirme-t-il. "J'ai dit ce qui me passait par la tête à ce moment-là. Si tu prépares un entretien, tu peux prévoir tes revendications. Là, c'était une rencontre dans la rue (...) Tu sors d'une manif la tête en feu, qu'est-ce que vous auriez dit à Macron ?"

Toujours dans sa vidéo d'explications publiée sur Facebook, il se défend d'avoir voulu "donner une image négative du mouvement". "Je ne peux pas insulter Macron face à lui. (...) Ce n’est pas de la haine que j’ai envers lui, c’est plus de la colère." "Je n’ai rien à me reprocher. (...) C’est en 2022 que je lui ferai du mal avec mon bulletin de vote", conclut-il. 

Gilet jaune de la première heure

Ce n'est pas la première fois que Richard Z. participe à une manifestation. Le 17 novembre 2018, où plus de 200.000 Français Gilets jaunes s'étaient mobilisés à travers tout le pays, il avait organisé un rassemblement sur un rond-point de Gauchy, ville de l'agglomération de Saint-Quentin (Aisne). Depuis cette date, Richard Z. n'a jamais abandonné le mouvement. 

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La colère des Gilets jaunes

En janvier 2019, Le Courrier Picard avait relaté sa participation à une opération de bâchage d'un radar automatique. Puis, un mois plus tard, sa vidéo des pompiers de Saint-Quentin soutenant un rassemblement de Gilets jaunes avec leur sirène avait été reprise par plusieurs médias. En octobre dernier, il avait provisoirement rebaptisé le pont Jacques-Chirac en pont Abbé-Pierre, également à Saint-Quentin. 

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