Pourquoi Emmanuel Macron retourne-t-il à Marseille ce vendredi ?

Emmanuel Macron présente son plan pour Marseille, le 2 septembre 2021.

DÉPLACEMENT - Emmanuel Macron sera de retour à Marseille vendredi 15 et samedi 16 octobre, pour faire le point sur l'ambitieux plan destiné à donner un nouvel élan à la deuxième ville de France, notamment en rénovant ses écoles délabrées.

Alors qu'il y avait consacré près de trois jours début septembre, le chef de l'État ne passera cette fois qu'une vingtaine d'heures à Marseille. Il participera d'abord à une réunion sur le thème de l'accès à l'emploi et à l'insertion, avant un dîner avec les principaux élus consacré à une "revue des engagements" du plan "Marseille en grand". Il fera samedi des annonces au 127e congrès national des pompiers, qui s'y tient depuis mercredi.

En présentant "Marseille en grand" le 2 septembre, Emmanuel Macron avait promis de revenir en octobre puis en février 2022, avant la présidentielle d'avril, pour s'assurer de sa mise en oeuvre. "Vous avez entendu beaucoup de discours et beaucoup de chèques. Je ne sais pas si nous allons réussir. Je veux que ces promesses deviennent des faits", avait plaidé le président en s'adressant aux personnalités de la ville. "J'attends que ce soit une visite fructueuse", a déclaré cette semaine le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, qui avait alerté le président sur les besoins énormes d'une des villes les plus pauvres de France qu'il dirige depuis un an. 

Une rénovation "sans précédent" des écoles marseillaises

Dans l'entourage du président, on se félicite de "l'avancée des principaux chantiers", même si certains progressent plus facilement que d'autres. Le plus en vue est celui des écoles, avec un programme de rénovation "sans précédent", selon Benoît Payan, qui a dévoilé lundi un plan à 1,2 milliard d'euros. Soit "le plus grand chantier que la ville de Marseille a initié depuis les années 1960". Quelque 814 millions d'euros seront notamment affectés aux 174 écoles (sur 472) les plus délabrées, pour des rénovations lourdes ou des reconstructions.

En septembre, Emmanuel Macron s'était refusé à fixer le montant total des aides de l'État à ce programme. Ce chiffrage "n'est pas complètement bouclé", indique-t-on dans son entourage, en précisant que ce sera l'un des sujets au menu du dîner qui réunira Benoît Payan, la présidente de la métropole Aix-Marseille Martine Vassal (LR), un représentant de la région PACA, le préfet, le nouveau préfet délégué chargé de l'exécution du plan... Mais aussi la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault, son homologue de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui participera au congrès des pompiers, et le premier président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici. "Plus l'aide de l'État sera importante, mieux ce sera". Mais "on attend maintenant un go car on ne peut plus perdre de temps, a glissé ce vendredi sur France 2 le maire socialiste de la deuxième ville de France. "Il n’est pas question de dealer un soutien à qui que ce soit", a-t-il toutefois prévenu, estimant que les "Marseillais ne méritent pas que l’on introduise un débat de politique politicienne"

L'État investira 1,5 milliard d'euros

D'autres discussions devraient porter sur les autres priorités de "Marseille en grand", dans lequel l'État est disposé à investir 1,5 milliard d'euros, hors rénovation des écoles. Il vise également à financer des projets de transports en commun, afin de désenclaver les quartiers populaires du nord de la ville, les plus déshérités et touchés par la violence découlant du trafic de drogue.

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 En septembre, Emmanuel Macron avait critiqué les problèmes de gouvernance de la puissante métropole, mise en cause pour les retards dans ce secteur dont elle a la charge. C'est "un système qui n'arrive pas à se financer", avait-il déploré, appelant à une profonde réforme. Les discussions se sont accélérées ces derniers jours, le Premier ministre Jean Castex ayant reçu Mme Vassal et M. Payan lundi. "J’espère que nous l'aurons convaincu sur notre volonté de réformer cette métropole au mieux (...), et qu'il débloquera en conséquence les financements nécessaires pour la mobilité", a commenté Martine Vassal.

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