Emmanuel Macron recadre ses ministres après les petites phrases parues dans la presse

Politique
PAS CONTENT - Selon une information du Figaro, Emmanuel Macron a piqué une grosse colère en conseil des ministres ce mardi 7 novembre. La raison ? Il ne goûte guère aux petites guéguerres entre ministres par déclarations interposées dans la presse.

Tel un proviseur de lycée qui recadrerait ses professeurs lors d'un conseil de classe, Emmanuel Macron a agi de la même manière, selon les informations de nos confrères du Figaro. Le président de la République ne goûte en effet pas vraiment aux petites guerres internes à son gouvernement et aux petites phrases parues dans la presse ces derniers jours. 


Selon Le Figaro, "il n'a guère apprécié de lire l'article du Parisien, publié lundi, intitulé 'Rumeurs et châtiments', consacré aux rumeurs sur un possible remaniement". En cause ? Les propos que le quotidien prête à des proches des ministres et qui auraient notamment été tenus par Gérard Collomb, Brune Poirson ou Bruno le Maire.

Je n'ai pas à dire ce qu'il se passe en Conseil des ministresNicole BELLOUBET, Garde des Sceaux sur LCI

Avec quelques minutes de retard, le conseil des ministres s'est donc achevé ce mardi par une mise au point du président qui "ne cautionne en rien ces propos" enjoignant ainsi ses ministres à ce que cela ne se reproduise plus. Selon Le Figaro, il a appelé à poursuivre la "cohésion de groupe" formée dans ce gouvernement afin de ne pas céder aux sirènes des règlements de compte connus dans le précédent quinquennat.  Interrogée sur LCI ce mercredi matin, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a estimé qu'elle n'avait pas à aborder ce qui se déroulait en conseil des ministres.

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Nicole Belloubet : "Je n'ai pas à dire ce qu'il se passe en Conseil des ministres"

Dans l'article du Parisien ciblé par Emmanuel Macron, on lisait des petites phrases assassines à l'encontre des membres du gouvernement Philippe. Toutes auraient été tenues par les proches du président de la République. Ainsi, on y lisait que Gérard Collomb était "fatigué" et qu'on l'affublait d'un surnom peu sympathique : "Son altesse Sénilissime". Jean-Yves Le Drian était quant à lui qualifié d'inexistant. Quant à Brune Poirson, Secrétaire d'état auprès de Nicolas Hulot, "elle n'imprime pas". 

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