Macron sème la discorde chez les centristes

Macron sème la discorde chez les centristes

DANSE DU CENTRE - Après la main tendue du président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde à Emmanuel Macron, c’est au tour de Philippe Vigier, patron des députés du parti, de dire dans une tribune publiée dans L’Opinion ce vendredi son souhait de dialoguer avec l’ancien ministre de l’Economie. Mais tous les centristes ne sont pas d’accord.

Il n'y a pas que chez les socialistes qu'Emmanuel Macron suscite le trouble. Ce vendredi dans L’Opinion, Philippe Vigier, patron des députés UDI, s’est dit ouvert à un dialogue avec l'ex-ministre, quelques jours après la main tendue de Jean-Christophe Lagarde, le président du parti centriste. Lui aussi avait appelé à parler avec l’ancien hôte de Bercy, au nom d’un "besoin de recomposition politique". 

Dans sa tribune, M. Vigier écrit : "Ce n’est pas à huit mois de l’élection présidentielle qu’une vraie refondation politique peut s’opérer. En revanche, la participation du centre à la primaire (de la droite, ndlr) nous permettra, dans le cadre d’un accord de gouvernement, de réussir cette indispensable recomposition". 

Selon lui, cette recomposition "passera par la création d’un groupe central à l’Assemblée nationale". "Dans ce cadre seulement, le temps du dialogue avec Emmanuel Macron viendra sans doute. Il ne pourra se faire que sur la base des propositions que nous avons défendues pendant quatre ans sans qu’elles ne rencontrent de vrai écho auprès du gouvernement actuel et autour d’un collectif que nous avons partiellement construit".

"Je suis allié au parti Les Républicains et compte le rester"- Hervé Morin

Si Philippe Vigier et Jean-Christophe Lagarde, qui avait rencontré Emmanuel Macron le 7 septembre dernier, sont pour un dialogue et un rapprochement avec Emmanuel Macron, cette idée ne plaît pas à tout le monde à l’UDI, qui fédère plusieurs partis centristes. Pour l'ancien ministre Hervé Morin ainsi, "si l’UDI décide que son avenir est avec Macron, c’est un débat qu’elle doit avoir dans ses instances". "Je suis allié au parti Les Républicains et compte le rester", affirme celui qui estime qu’un rapprochement avec Macron mettrait à mal les liens avec le parti de droite.

Ça chauffe entre Bayrou et Lagarde

L’appel du pied de Jean-Christophe Lagarde avait également été commenté par François Bayrou, président d’un autre parti centriste, le Modem. "Tant que je serai là, il n’y aura pas d’OPA sur le centre ! J’en ai toujours combattu les tentatives. Le centre, ce n’est pas n’importe quoi, ce n’est pas ‘ni, ni’, ce n’est pas ‘et, et’, ce n’est pas l’auberge espagnole, où chacun amène son morceau", a-t-il déclaré ce mercredi dans L’Opinion

"Il y a ceux qui pensent que le centre doit perpétuellement se rallier à quelqu’un d’autre, toujours se situer en roue de secours, et ceux comme moi qui pensent que le centre doit se faire par lui-même", a également affirmé François Bayrou, qui dimanche dernier avait comparé Macron au Sarkozy de 2007. "Je suis choqué de voir la violence avec laquelle Bayrou parle de Macron", a ensuite répondu Jean-Christophe Lagarde. Ambiance. 

VIDEO. Emmanuel Macron rasé de près au salon de la coiffure

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