Emmanuel Macron va s'occuper du cas de Thomas Gallay, le Français détenu pour terrorisme au Maroc

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RENCONTRE - La mère de Thomas Gallay, condamné au Maroc à 4 ans de prison, se bat pour faire libérer son fils. Le président l'a reçue, ce samedi, au fort de Brégançon.

Elle est venue avec sa pancarte. Motivée. Béatrice Gallay a été reçue au fort de Brégançon par Emmanuel Macron, pour une courte entrevue. Cette femme se bat pour obtenir la libération de son fils, Thomas Gallay, condamné au Maroc à quatre ans de prison pour des liens avec le terrorisme.


Elle raconte à LCI à l’issue de l’entrevue : "Je suis rassurée dans le sens où, à  partir du moment où il m’a dit les yeux dans les yeux qu'il allait s'en occuper, j'ai vu qu’il connaissait le dossier de Thomas", dit-elle. "Sachant qu'il y a un dialogue entre la France et le Maroc, je me dis qu'on devrait quand même pouvoir arriver à un aboutissement." Optimiste, donc.

On lui reproche d'avoir donné 70 euros à une connaissanceBéatrice, maman de Thomas Gallay

Thomas Gallay, ingénieur de 36 ans originaire du sud-est de la France est accusé par le Maroc d’appartenir à une cellule "terroriste". Le jeune homme avait été interpellé en février 2016 dans la ville d'Essaouira (sud), et avait été condamné en première instance à six ans de prison pour "soutien financier" à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes. 


Mais selon sa mère, "on lui reproche d'avoir donné 70 euros à une connaissance", un personnage au centre du dossier, après son installation à Essaouira en 2014. Selon elle encore, Thomas Gallay a été condamné sur la base de "faux aveux" que la police lui aurait fait signer en arabe, alors que c'est une langue qu'il ne parle pas. Elle assure que son fils n'est "même pas converti à l'islam". Thomas Gallay a ensuite récusé le PV de ses aveux, arguant qu'il s'agissait de déclarations qu'il n'avait jamais faites. 

Des méthodes douteuses ?

Plusieurs associations comme Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l'Homme et Amnesty international avaient dénoncé les "méthodes douteuses des policiers" dans ce dossier. En 2017, Thomas Gallay avait notamment reçu le soutien de l'ex-ministre française de la Justice Christiane Taubira.


L'ambassade de France à Rabat fait savoir à plusieurs reprises que le ministère des Affaires étrangères suivait "avec attention" la situation de Thomas Gallay "dans le respect de l'indépendance de la justice marocaine".

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