Emplois fictifs : Bayrou, de Sarnez et Goulard convoqués en vue d'une possible mise en examen

Politique

POLITIQUE - Le dirigeant du parti centriste ainsi que les deux anciennes ministres ont rendez-vous avec les juges le 6 décembre, selon "Le Monde". La justice les soupçonne d'avoir rémunéré des collaborateurs d'eurodéputés avec des fonds publics du Parlement européen, alors qu'ils travaillaient en réalité pour le MoDem.

L’affaire des emplois "fictifs" du MoDem va connaitre un nouvel épisode judiciaire. Selon les informations du Monde confirmées à LCI par l'entourage  de François Bayrou, le président du parti centriste ainsi que les ex-ministres Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard devraient être mis en examen début décembre.

Ces cadres du MoDem sont soupçonnés d’avoir utilisé des fonds liés à leurs mandats européens pour rémunérer des assistants parlementaires d’eurodéputés travaillant, en réalité, pour le parti. Du côté du MoDem, on minimise ce mardi auprès de LCI la convocation à venir devant les juges : "C’est la suite logique d’une procédure commencée depuis plus de deux ans et demi. Nous ferons la preuve devant les juges que ces accusations sont infondées".

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Une affaire qui avait provoqué leur démission du gouvernement

L'affaire avait éclaté en mars 2017, après une enquête préliminaire du parquet de Paris. Celle-ci, visant initialement une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, avait débordé sur le MoDem. Une information judiciaire contre X avait ainsi été ouverte en juillet 2017 pour abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries. L'affaire avait conduit Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez et François Bayrou à démissionner du gouvernement, moins d'un mois après leur nomination. L'affaire avait même coûté son poste de commissaire européenne à l'ancienne ministre des Armées.

Convoqué par la police judiciaire en septembre pour une audition, François Bayrou s'était dit "très content" d'avoir pu donner sa version des faits. "On a pu apporter toutes les explications nécessaires sur tous les dossiers qui ont été évoqués. Ça a pris un peu de temps, mais enfin on a pu faire valoir les preuves, parce que les preuves existent que tout ça était un mensonge", avait estimé l'ancien ministre.

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