EN DIRECT - Alexandre Benalla et Vincent Crase convoqués le 19 septembre par les sénateurs

AFFAIRE BENALLA - Alors que ses travaux ont repris mercredi, la commission d'enquête sénatoriale entendra Alexandre Benalla mercredi 19 septembre prochain. Vincent Crase, ancien salarié de la République en Marche présent lors des incidents du 1er mai, est également convoqué ce même jour.
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COMMISSION D'ENQUÊTE


En plus des deux principaux protagonistes des incidents du 1er mai, Yann Drouet, qui a côtoyé Alexandre Benalla en tant que chef de cabinet du préfet de police de Paris, est lui aussi convoqué le 19 septembre. Il sera pour sa part entendu à 12h30.

COMMISSION D'ENQUÊTE


Alexandre Benalla et Vincent Crase, filmé aux côtés de l'ex-collaborateur de l'Elysée lors des incidents du 1er mai, sont convoqués mercredi 19 septembre devant la commission d'enquête sénatoriale, selon un document dont l'AFP a pu prendre connaissance. La convocation officielle à la réunion de la commission des Lois du Sénat, reçue jeudi par les sénateurs, précise qu'Alexandre Benalla est convoqué à 8h30 et Vincent Crase à 10h30.

BENALLA

L'entourage d'Alexandre Benalla indique en outre à LCI que l'ancien chargé de mission de l'Elysée "a rendu son appartement à Issy-les-Moulineaux" en raison de "lettres et appels le menaçant de mort, lui son avocat et sa famille"

BENALLA

Joint par LCI, l'entourage d'Alexandre Benalla, convoqué mercredi prochain par la commission d'enquête, assure à nouveau que les sénateurs "ne respectent pas le principe de séparation des pouvoirs", mettant en avant l'audition ce matin du commissaire Maxence Creusat, lui-même mis en examen. 

Selon l'entourage de Benalla, ce dernier n'aura "pas grand chose à leur dire" et "ne prépare pas cette audition, comme il n'a pas préparé l'interview de TF1"

BELLOUBET

La ministre de la Justice revient sur les propos qu'elle a tenus au sujet de l'audition d'Alexandre Benalla au Sénat. "Je n'ai jamais dit qu'il ne devait pas se rendre devant la commission", explique Nicole Belloubet, disant avoir simplement "réaffirmé des principes constitutionnels". 

"Je suis très attachée au pouvoir de contrôle du Parlement. Mais une commission d'enquête parlementaire ne peut pas interférer sur une information judiciaire en cours"

SENAT

La séance est levée, après la fin de l'audition du commissaire Maxence Creusat. Ce dernier fait l'objet d'une mise en examen, soupçonné d'avoir transmis les images de vidéosurveillance du 1er mai à Alexandre Benalla après les révélations du Monde en juillet.

CREUSAT

"J'ai appris le 1er mai à 9 heures que M. Benalla serait présent comme observateur. Je l'ai appris de la bouche du numéro 3 de la DOPC, le contrôleur général" [Laurent Simonin, NDLR]

"Nous accueillons souvent des observateurs. Le 1er mai, je n'étais pas désigné comme étant le tuteur de M. Benalla"

Le commissaire estime logique qu'un observateur soit équipé d'un casque de protection, d'une radio et d'un brassard police dans le cadre d'une manifestation, comme c'était le cas pour Alexandre Benalla

CREUSAT

Le commissaire Maxence Creusat retrace les événements du 1er mai. "La question pour moi n'était pas de savoir où était M. Benalla, mais de faire des manoeuvres" pour éviter que des policiers ne soient blessés et empêcher que les "blacks blocs" présents sur la place de la Contrescarpe ne dégradent le quartier

"Je n'ai pas l'expertise pour juger si M. Benalla faisait de la sécurité rapprochée ou non"

CREUSAT

"Aucun fonctionnaire de la DOPC sous mes ordres lors des déplacements du Président ne m'a fait remonter une difficulté quelconque" avec Alexandre Benalla.

"Je n'ai pas été témoin, sur la dizaine de déplacements du Président, d'instructions passées par M. Benalla directement auprès d'un personnel" de la DOPC

CREUSAT

Maxence Creusat : "Pour moi, M. Benalla était chef adjoint de cabinet. Il exprimait les souhaits de la présidence de la République"

"Je n'ai jamais vu Alexandre Benalla en dehors d'un service d'ordre prévu par la préfecture de police"

"Dans cette affaire j'estime n'avoir commis aucune faute de nature pénale et je me considère comme un fonctionnaire de police loyal, honnête et intègre"

CREUSAT

Les sénateurs auditionnent maintenant Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris. Il est le premier mis en examen entendu par une commission d'enquête parlementaire dans l'affaire Benalla.

"Nous ne pouvons pas nous intéresser à des faits pouvant faire l'objet de poursuites judiciaires", indique Philippe Bas en guise de mise au point

BIO FARINA

"Alexandre Benalla a un port d'arme à titre professionnel, qui lui permettait de porter une arme y compris au sein de l'Elysée", explique le général Bio Farina.

"Personnellement je ne l'ai jamais vu porter une arme à l'extérieur. A l'intérieur [de l'Elysée], il me semble l'avoir vu avec une arme, au retour d'une séance de tir je crois"

LR

BIO FARINA

Le général Eric Bio Farina : "Alexandre Benalla était à la charnière entre le commandement militaire et le GSPR. Il s'était occupé de la sécurité d'Emmanuel Macron pendant sa campagne, il avait une approche humaine de ce que le président de la République souhaitait pour sa sécurité".

"On a besoin d'une interface entre ce qui se passe à l'intérieur et ce qui se passe à l'extérieur. Au départ et à l'arrivée, on a besoin d'avoir des renseignements extrêmement précis d'ambiance. Alexandre Benalla faisait ce travail avec un grand sens professionnel"

"Sa position ne lui conférait pas la possibilité de donner des ordres"

DEUXIEME AUDITION

Le général Eric Bio Farina, commandant militaire de la présidence de la République, est entendu à son tour par les sénateurs. Il avait déjà été auditionné en juillet par les commissions d'enquête parlementaires.

"Nous avons fourni à la justice tous les éléments démontrant que Vincent Crase [l'acolyte d'Alexandre Benalla, lui aussi mis en examen, NDLR]  n'avait pas été mobilisé par le commandement militaire le 1er mai sur la place de la Contrescarpe" 

BENALLA

"M. Benalla est un jeune homme de 27 ans, avec les défauts et qualités de cet âge", explique le chef de cabinet, suscitant des réactions ironiques parmi les membres de la commission

"Aucun policier ou gendarme n'a fait remonter à mon niveau" des comportements inappropriés de Benalla

LAUCH

Le chef de cabinet d'Emmanuel Macron interrogé sur la façon dont il a recruté Alexandre Benalla : "Lorsque je suis arrivé à l'Elysée le 19 mai 2017, M. Benalla, membre de l'équipe de campagne est venu se présenter à moi avec beaucoup d'humilité"

"J'ai observé ses grandes qualités et proposé au directeur de cabinet de le recruter"

PORT D'ARME

Philippe Bas insiste sur le permis de port d'arme accordé à Alexandre Benalla par le préfet de police. Lauch : "C'est Patrick Strzoda qui a été en contact avec la préfecture de police sur ce sujet"

"Cette demande de port d'arme, fondée sur des questions de sécurité, n'a pas transité par mes mains. Les questions de sécurité sont sous l'autorité du directeur de cabinet"

"Je n'ai jamais vu M. Benalla avec son arme sur une mission de déplacement du président de la République"

BENALLA

Question de Jean-Pierre Sueur : "Pouvez-vous sous serment affirmer que M. Benalla n'a exercé aucune fonction de police, une mission relevant de la police ?"

François-Xavier Lauch : "Je peux vous assurer qu'il n'a pas exercé de mission de police"

"Alexandre Benalla n'a jamais pris la place du policier ou du gendarme. Si je l'avais constaté, il se serait fait fermement sermonner"

MISE AU POINT

Le rapporteur PS Jean-Pierre Sueur à François-Xavier Lauch : "Vous avez fait état de l'autorisation accordée par le Président, ici elle n'a pas d'objet. Tout citoyen convoqué par une commission parlementaire doit déférer à cette convocation"

BENALLA

Avant les événements du 1er mai, "la première mission de M. Benalla était de m'appuyer dans l'organisation des déplacements nationaux", explique le chef de cabinet. "Il était très précis dans ses fonctions. Jamais je n'ai entendu un préfet se plaindre de ses missions."

Deuxième mission : "L'organisation des événements au palais de l'Elysée qui va des rendez-vous à la réception de 1.200 personnes".

Troisième mission dévolue à Alexandre Benalla ! "La coordination des deux services de l'Elysée, GSPR et commandement militaire". "Des choses très administratives et absolument pas dans une immixtion dans le commandement"

BENALLA

François-Xavier Lauch : "Il y a eu des interrogations sur la présence de M. Benalla lors de déplacements", reconnaît le chef de cabinet. 

Lors de la cérémonie au Panthéon pour Simone Veil, "une mission était confiée ce jour-là à M. Benalla, qui était de synchroniser les cortèges".

Concernant le déplacement à Giverny, l'annulation de la visite du Premier ministre japonais a entraîne "un déclassement en déplacement non-officiel" d'Emmanuel Macron, ce qui justifie selon le chef de cabinet la présence d'Alexandre Benalla. 

Le 14 juillet, c'est "dans le cadre d'une mission de placement" qu'il a été appelé. 

Le 16 juillet, l'accueil des Bleus nécessitait "une manoeuvre complexe" en termes de sécurité. "Cet événement était organisé dans des délais très contraints. Il y avait à coordonner une équipe de France relativement en retard, et parallèlement un événement à l'Elysée avec beaucoup de jeunes. J'ai demandé à Alexandre Benalla de gérer la synchronisation de l'arrivée de bus"

"Il ne s'agit pas de déplacements officiels du président de la République"

BAS

Philippe Bas, président de la commission : "Je m'interroge sur la pertinence de la sanction prononcée. Est-ce qu'il n'est venu à l'esprit de personne que devant la gravité des faits, c'était exposer inutilement le Président à un risque que de conserver dans l'équipe cet agent ?"

François-Xavier Lauch : "Je n'étais pas là, j'étais en Nouvelle-Calédonie". "Le chef de cabinet est sous l'autorité du directeur de cabinet, c'était une décision prise"

LAUCH

François-Xavier Lauch : "La suspension a été prise le 2 mai par le directeur de cabinet, notifiée le 3 mai. Je certifie que M. Benalla n'a pas eu à exercer ses missions pendant ces quinze jours, du 4 au 22 mai"

"Dès le retour au service de M. Benalla, j'ai discuté avec le directeur de cabinet des nouvelles missions. Nous avons décidé de lui retirer le sel de sa mission qu'est la préparation et l'organisation des déplacements officiels du Président"

"Nous lui avons demandé de se concentrer sur l'exercice de ses missions au palais de l'Elysée"

"Je lui ai notifié oralement ses nouvelles missions"

LAUCH

"J'ai appelé Alexandre Benalla immédiatement. Je l'ai fermement sermonné. Il a reconnu les faits. Il a justifié son comportement par sa volonté d'aider des policiers pris à partie par des manifestants violents"

"Mon avis, c'est qu'il s'agit d'un comportement individuel fautif clairement distinct de sa mission"

"Il appartient désormais à la justice d'établir les responsabilités. Pour ma part, j'ai la volonté de répondre entièrement à vos questions. Le Président m'a autorisé à venir devant vous. Il m'a néanmoins demandé de rappeler le cadre juridique"

LAUCH

"Le 29 avril de cette année, j'ai pris l'avion pour la Nouvelle-Calédonie. Le mardi 1er mai j'étais en mission préparatoire en Nouvelle-Calédonie"

"J'ai appris le jeudi 3 mai, les faits, par Patrick Strzoda, mon directeur de cabinet. Il m'a informé immédiatement de la sanction prise, qui traduisait sa volonté de prendre au plus vite à l'encontre de M. Benalla une sanction"

"J'ai pris connaissance de la vidéo. J'ai été choqué. J'ai vu une scène d'intervention d'une personne, M. Benalla qui a agi hors de ses fonctions"

PREMIERE AUDITION

François-Xavier Lauch, chef de cabinet d'Emmanuel Macron : "Mes missions sont celles d'un chef d'orchestre des services de l'Elysée, pour l'agenda et pour les déplacements"

"A mon arrivée à l'Elysée, j'ai constitué une structure, la chefferie de cabinet. J'ai recruté Alexandre Benalla"

SENAT

Le président LR de la commission des lois Philippe Bas introduit la séance, sur fond de polémique autour de la convocation d'Alexandre Benalla la semaine prochaine. "Nous appliquons les dispositions qui régissent nos missions. Le Parlement, c'est aussi le contrôle du bon fonctionnement de l'Etat"

"Nous poursuivons nos auditions pour lever des contradictions qui sont apparues pour établir la réalité du fonctionnement d'un certain nombre de services"

"Notre travail ne consiste pas à faire des procès"

LARCHER

VIDEO - Invité de LCI, le président du Sénat Gérard Larcher a vivement réagi aux propos tenus la veille par Alexandre Benalla à l'égard des sénateurs. "Je ne laisserai pas insulter l'institution qu'est le Sénat", a-t-il répliqué

SENAT

Les auditions à la commission d'enquête du Sénat reprennent ce matin. Le chef de cabinet d'Emmanuel Macron François-Xavier Lauch est le premier à être entendu ce matin

Après une journée surréaliste, où Alexandre Benalla a annoncé qu'il ne se rendrait pas au Sénat en cas de convocation de la commission d'enquête sénatoriale puis faisant volte-face sous la pression de la haute assemblée, les auditions ont repris mercredi 12 septembre, en attendant l'audition d'Alexandre Benalla prévue le 19 septembre.


L'ancien collaborateur de l'Emmanuel Macron sera entendu à 8h30, tandis que Vincent Crase, filmé à ses côtés lors des incidents du 1er mai, sera, lui, auditionné à 10h30. 

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Affaire Benalla : la première crise du quinquennat Macron

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