EN DIRECT - Affaire Benalla : Macron dénonce "une démarche politique" du Sénat

Politique
AFFAIRE BENALLA - Au lendemain de la transmission par le bureau du Sénat des cas de Vincent Crase, Alexandre Benalla, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et Lionel Lavergne à la justice, le président de la République a qualifié l'initiative de "démarche politique", à l'unisson du reste de sa majorité. Suivez les dernières informations.
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REACTION

Le président de la République, éclaboussé par l'affaire Benalla a dit tout le bien qu'il pensait de la transmission des cas de Patrick Strzoda, Lionel Lavergne et Alexis Kohler à la justice par le bureau du Sénat. Emmanuel Macron a qualifié l'initiative de "démarche politique".


Un commentaire qu'il a fallu arracher au chef de l'Etat qui venait de rappeler combien il était "attaché" à ne pas s'exprimer "sur des sujets nationaux" lorsqu'il est "hors des frontières". "Sauf exception et justification toute particulière, mais a fortiori lorsqu'il s'agit de démarche politique, je n'ai pas de commentaire à faire". 

HISTOIRE ter

 

Dans les premières années de la Ve République, en revanche, le Premier 

ministre Georges Pompidou boude les séances du Sénat : entre 1962 et 1969, en raison de l'opposition entre le général de Gaulle et le président de la haute 

assemblée, Gaston Monnerville, le gouvernement n'y est représenté la plupart du temps que par des secrétaires d'Etat.

HISTOIRE bis


C'est arrivé en avril 1998. Le socialiste Lionel Jospin, trois jours après avoir déclaré, à la grande fureur des sénateurs, que le Sénat "où l'alternance n'est jamais possible" était "une anomalie parmi les démocraties", ne se rend pas à la séance des questions d'actualité au Sénat, mais officiellement, c'est parce qu'aucune question ne lui est destinée.

HISTOIRE


Il est déjà arrivé qu'un Premier ministre, pour des questions d'agenda, n'assiste pas à la séance des questions d'actualité au Sénat ou à l'Assemblée nationale, mais il est exceptionnel que,  comme Edouard Philippe, il les boycotte ostensiblement. 

FERRAND


Le président de l'Assemblée nationale reproche au Sénat "d’utiliser les fonctions de contrôle parlementaire à des fins politiciennes" et "estime que ce choix empêche la tenue de ce débat républicain avec des étudiants, considérant que l’on ne peut simultanément abaisser et promouvoir le Parlement".

COLÈRE


Après le Premier ministre, c'est au tour de Richard Ferrand, le patron de l'Assemblée nationale, de porter son coup. Dans un communiqué publié en début d'après-midi, il annonce qu'il a "décide de ne plus participer à la conférence commune avec le Président du Sénat Gérard Larcher prévue ce vendredi 22 mars à SciencesPo de Lille". 

Urgent

PHILIPPE 


Une décision rarissime. Edouard Philippe "a décidé de ne pas aller" jeudi aux questions au gouvernement au Sénat, a indiqué à l'AFP l'entourage du Premier ministre en signe de désaccord avec la décision de la chambre haute de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla, mais également de proches d'Emmanuel Macron.


"Le Premier ministre a décidé de ne pas y aller et il vient de parler (au président du Sénat) Gérard Larcher pour lui en donner les raisons", a déclaré un conseiller à Matignon.


Juste avant la séance, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux avait dénoncé devant les journalistes un acte "politiquement bas et moralement très grave", en fustigeant "un tribunal politique".

GRIVEAUX


Le porte-parole du gouvernement réagit et critique vivement la décision du Sénat de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla, mais aussi de ceux de proches d'Emmanuel Macron.

Urgent

SÉNAT


"Je ne suis en guerre contre personne. Pas contre l'Elysée et personne d'autre", a assuré jeudi à l'AFP le président du Sénat Gérard Larcher après la décision de la Haute assemblée de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla, mais aussi de ceux de proches d'Emmanuel Macron.


"Je ne suis en guerre contre personne. Pas contre l'Elysée et personne d'autre. Le sujet est d'une autre nature. C'est simplement l'application du droit, rien que le droit, tout le droit", a déclaré M. Larcher (LR) à l'issue du vote du bureau du Sénat.

RÉCAP'


Le Bureau du Sénat, qui se prononçait ce jeudi sur les suites à donner aux déclarations tenues sous serment devant la commission d'enquête de la chambre haute sur l'affaire Benalla, a décidé de transmettre à la justice les cas d'Alexandre Benalla, Vincent Crase, et de trois hauts responsables de la présidence, Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne. Voici le détail de la décision : 


Alexandre Benalla 

Le Bureau a décidé de demander au président du Sénat "de signaler au ministère public, en application de l'article 40 du code de procédure pénale" les "suspicions de faux témoignages" devant la commission d'Alexandre Benalla, sur "la nature des fonctions qui lui étaient confiées et son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l'État, la restitution des passeports diplomatiques et la conclusion d'un contrat de sécurité privée avec (l'oligarque russe Iskander) Makhmudov." La justice est aussi saisie par les sénateurs de "l'infraction constituée par l'absence d'accomplissement par M. Alexandre Benalla de ses obligations déclaratives à l'égard de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique."


Vincent Crase

Le Sénat signale à la justice "la suspicion de faux témoignage" de Vincent Crase, chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, sur "les conditions de sa participation à la conclusion" du contrat Makhmudov.


Patrick Strzoda 

Le Sénat soupçonne encore un "faux témoignage" de la part de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sur "le périmètre des missions confiées à M. Alexandre Benalla".


Alexis Kohler et Lionel Lavergne

Faute d'éléments suffisants, les déclarations des "autres collaborateurs du Président de la République", en particulier le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, et le général Lionel Lavergne, ne sont pas suspectées de constituer des "faux témoignages". Le Sénat va toutefois saisir le Parquet à leur sujet "pour porter à sa connaissance ces autres déclarations ainsi que la liste des incohérences et des contradictions relevées dans le rapport de la commission d'enquête". Et de préciser : "Il reviendra au ministère public de procéder, s'il y a lieu, à des investigations complémentaires qui pourront également concerner d'autres personnes et d'autres faits que celles et ceux évoqués dans ce rapport".

RÉACTION 


Gilles Le Gendre dénonce "l'instrumentalisation de l'affaire Benalla par le bureau du Sénat, qui s'érige une nouvelle fois en tribunal politique", pointant une "manoeuvre sans fondement juridique" qui, selon lui, "abime l'institution et la projette très loin des attentes concrètes des Français".

RÉACTION


Le chef de file des sénateurs LREM, François Patriat, a dénoncé "une volonté manifeste de mettre à mal l'exécutif", après la décision du Sénat, dominé par l'opposition de droite, de transmettre à la justice les cas de "responsables au plus haut niveau de l'Etat" dans l'affaire Benalla.


"Je vois depuis les travaux de la commission d'enquête une seule volonté, non pas celle de faire la lumière sur Alexandre Benalla, mais une volonté manifeste d'une alliance des socialistes et des Républicains de mettre à mal l'exécutif et de se venger d'une défaite électorale qu'ils n'ont jamais acceptée", a-t-il réagi.

Urgent

LAREM


Le chef de file du parti présidentiel, Stanislas Guérini, dénonce "un procès politique" du Sénat "contre l'Elysée".


"Ils cherchent évidemment à servir leur intention cachée: attaquer le président de la République", a affirmé M. Guerini dans une déclaration à l'AFP, en défendant "trois serviteurs de l'Etat, hauts fonctionnaires irréprochables".

ELYSÉE


Interrogé par l'AFP, l'Elysée n'avait pas de commentaire à faire à chaud. "Dès lors que nous souhaiterons faire une réaction, nous vous la communiquerons", a-t-on déclaré à la présidence.

SÉNAT


Le sénateur PS Victorin Lurel a confirmé sur Twitter la décision du bureau du Sénat de transmettre à la justice les cas d'Alexandre Benalla, Vincent Crase, et Patrick Strzoda.

PRÉCISIONS 


Le Bureau du Sénat, l'équivalent d'un conseil d'administration, se réunit à partir de 8H30 pour décider si oui ou non il réclame des poursuites en justice contre Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois proches collaborateurs d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Il compte 26 membres : 10 LR, 6 PS, 5 centristes, 2 RDSE (à majorité  radicale), dont un devrait être absent, 1 LaREM, 1 CRCE (à majorité communiste) et 1 Indépendant.

JOURNÉE CLÉ AU SÉNAT


Outre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ont également nommément mis en cause par le Sénat le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler, le directeur de cabinet Patrick Strzoda, et le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne. Des personnalités dont la proximité avec Emmanuel Macron confère une dimension politique à la décision que rendront les sénateurs. La saisine de la justice est demandée pour ces trois hommes afin de vérifier "un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions" relevées lors de leurs auditions sous serment. Ils auraient "retenu une part significative de la vérité".

JOURNÉE CLÉ AU SÉNAT 


Le Sénat décide jeudi s'il saisit la justice non seulement du cas de l'ancien collaborateur de l'Elysée, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence mis en cause dans le rapport accablant de sa commission d'enquête. Son sort, ainsi que celui de son acolyte et ex-salarié LaREM Vincent Crase, semble déjà scellé. Le président de la commission d'enquête Philippe Bas (LR) et les corapporteurs Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS) ont demandé au Bureau du Sénat "de saisir le ministère public" de leurs déclarations sous serment, "susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage".

MISE EN EXAMEN


Alexandre Benalla a été mis en examen, d'une part, des chefs d'immixtion dans l'exercice d'une fonction publique, violences volontaires en réunion sans incapacité, a appris LCI de source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Une procédure qui fait suite à ses agissements du 1er mai 2018, au jardin des Plantes, à Paris, quand il avait procédé à deux interpellations musclées de manifestants.


D'autre part, il a été mis en examen du chef de port et détention non autorisé d'armes de catégorie B, à l'occasion d'une soirée dans un restaurant de Poitiers, lors de la campagne présidentielle 2017. Il avait posé aux côtés d'une serveuse pour un selfie, sur lequel on le voit brandir un pistolet. Devant les juges, il avait assuré qu'il s'agissait... d'un pistolet à eau.

AFFAIRE BENALLA


Bonjour à toutes et à tous, nous réactivons ce direct ce mercredi 20 mars avec les informations faisant état d'une audition d'Alexandre Benalla devant les juges d'instruction. Arrivé au tribunal de grande instance de Paris dans la matinée, accompagné de son avocate, l'ancien chargé de mission de l'Elysée est entendu dans le cadre de l'enquête sur les violences du 1er-Mai. 

INTERVIEW

Devant ces accusations, Gérard Larcher assure : "Le bureau devra dire le droit, tout le droit et rien que le droit." Et de rappeler qu'il était "fier que le Sénat ait pleinement joué son rôle de contrôle" dans le cadre de l'affaire Benalla.

LARCHER

Alors que le Sénat et son président de la commission d'enquête Philippe Bas sont régulièrement accusés de fouler la séparation des pouvoirs en faisant planer la menace de ce signalement à la justice, Gérard Larcher s'en est tenu à la ligne suivante : "Le droit, rien que le droit".

Bonjour

Nous reprenons ce direct sur l'affaire Benalla après l'intervention de Gérard Larcher sur LCI, à une semaine du vote du bureau du Sénat au sujet de la question de transmettre à la justice les cas d'Alexis Kohler et Patrick Strzoda, qui se voient reprocher de nombreuses omissions et contre-vérités lors de leur passage devant la commission d'enquête parlementaire du Sénat.

TEMOIGNAGE

"Des raisons accablantes". C'est ainsi qu'Arnaud Montebourg, invité de RTL, a qualifié les conditions de renvoi d'Alexandre Benalla alors qu'il travaillait comme chauffeur personnel de l'ancien ministre. "Ça ne me regarde pas, mais je pense que vous avez un personnage extrêmement sulfureux et dangereux. Je ne comprends pas comment quand quelqu'un est viré pour des motifs tout à fait établis, on le réembauche à un poste supérieur. C’est bizarre ce monde", a développé l'ancien candidat à la primaire socialiste.

INFO LCI


Ce contrôle judiciaire leur interdisait d'entrer en contact. Or, d'après des enregistrements révélés par Médiapart fin janvier, les deux intéressés auraient eu une conversation le 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen. Selon nos informations, un deuxième recours contre leur placement en détention provisoire sera examiné le 26 février au matin .

INFO LCI 


Pour rappel, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été placés en détention provisoire mardi soir, à la demande du parquet et des juges d'instruction qui ont estimé qu'ils n'avaient pas respecté le contrôle judiciaire mis en place à la suite de leur mise en examen pour violences volontaires en réunion le 1er mai dernier. 

INFO LCI


A l'issue d'une audience qui s'est tenue à huis clos ce matin, le président de la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris a rejeté la demande de référé-liberté déposée par les avocats de l'ex-conseiller de l'Elysée et de son ami. Il s'agissait d'une procédure d'urgence, déclenchée dès mardi soir. 

Info tf1/lci

INFO LCI


Selon une source judiciaire, Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en détention provisoire, où ils avaient été placés mardi soir. Le premier recours intenté en référé-liberté par leurs avocats a été rejeté. Un second recours sera examiné le 26 février au matin, a appris notre journaliste Alexandra Guillet. 

LE RAPPORT EST DISPONIBLE 


Le Sénat vient de mettre en ligne le rapport d'enquête de la commission. Il est disponible ICI.


Dans le communiqué de presse adressé aux journalistes, on peut lire ceci : 


"Le président de la commission et les deux co-rapporteurs ne commentent pas les commentaires. Ils rappellent leur profond attachement au principe de séparation des pouvoirs qu’ils ont scrupuleusement respecté. Il importe aussi, pour la maturité de la démocratie, que la mission fondamentale du Parlement dans ses pouvoirs de contrôle soit pleinement respectée".

DÉCLARATION DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE 


En réponse aux "attaques", la Commission d'enquête sénatoriale indique que le principe de séparation des pouvoirs est "scrupuleusement respecté". 

LA SUITE ? 

RÉACTION DE RENÉ DOSIÈRE 


"C'est un très bon travail parlementaire. Il  'est préoccupé de la sécurité du Président de la République, mis en oeuvre par le Ministère de l'Intérieur. On est dans un schéma constitutionnel puisque le Sénat demande à ce que l'on demande l'amélioration de la sécurité du président. Elle doit échapper à l'entourage du Président dont on voit bien que n'importe quelle personne veut diriger la politique du gouvernement. Le Sénat remet les choses en état et c'est une très bonne chose pour la démocratie".


"C'est un faux procès fait au Sénat de dire qu'il veut intervenir dans la Présidence de la République", conclut-il. 

DÉCLARATION D'EDOUARD PHILIPPE 

RÉACTION DE PATRICK KANNER 


"Je commence à en avoir assez des petites phrases de l'exécutif (...) On est passé d'un comportement douteux à des contrats passés avec des Russes. Le Sénat fait son travail (...) Le Bureau du Sénat va se saisir des conclusions de la commission d'enquête, il engagera la procédure et en bout, la justice pourrait s'en saisir. Ce n'est pas le Président, Emmanuel Macron qui est en cause, c'est le fonctionnement de l'Elysée, représenté par le président de la République et dont la sécurité est en jeu (...) Il y a eu des défaillances. Il y a une grande fébrilité au Château"

DÉCLARATION D'EDOUARD PHILIPPE 

DÉCLARATION D'EDOUARD PHILIPPE DEVANT LA PRESSE 



Le Premier Ministre s'est exprimé devant la presse : la Commission a rendu ses conclusions, j'en ai pris connaissance. Je considère que lorsqu'une commission d'enquête formule des recommandations, elle est dans son rôle. Le gouvernement est responsable devant le Parlement. C'est la logique de nos institutions. J'observe que certaines recommandations concernent la présidence de la République et l'Elysée. J'en suis surpris car il n'appartient pas au Parlement de se prononcer sur le fonctionnement interne de la Présidence de la République", a-t-il déclaré. 


Au sujet de ce rapport, il a estimé que "le Sénat a choisi de se livrer a une appréciation très politique, je n'en suis pas surpris. J'en suis un peu déçu. J'ai un principe d'attachement à la séparation des pouvoirs. J'ai trouvé les formulations incompréhensibles et injustes à l'égard du secrétaire général de l'Elysée (Alexis Kohler, ndlr), qui est un grand serviteur de l'état. "Je ne saisis pas très bien la portée de ces remarques", dit-il. "Sur le fond, la justice est saisie, elle travaille, et c'est très bien ainsi. J'observe avec beaucoup de rigueur ce principe", a conclu le Premier Ministre. 

REACTION DE MARC FESNEAU 


Pour le ministre chargé des Relations avec le parlement Marc Fesneau aussi, la commission pose "manifestement un regard politique sur le fonctionnement de l'Elysée". Les sénateurs ont émis "des hypothèses sans apporter la preuve de quoi que ce soit", a-t-il dénoncé sur Public Sénat, et "établir les faits, ce n'est pas le rôle de la commission, c'est le rôle de la justice".

RIPOSTE DE LA MAJORITÉ 


La majorité a fustigé jeudi la "torpille politique" lancée par les sénateurs de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla et leur "délectation" à mettre en cause l'Elysée. 


Les sénateurs ont agi "de façon totalement orientée politiquement (...) Ce rapport, c'est une sorte de torpille politique qui était fomentée par les sénateurs LR, socialistes", a accusé le délégué général de La République en marche, Stanislas Guerini, sur Radio Classique. "Il est fait pour abîmer l'Élysée (...) Je crois que c'est un jeu dangereux dans le moment que nous vivons dans notre démocratie que de jouer à ce petit jeu-là politique", a-t-il ajouté.

MATIGNON 


Edouard Philippe devrait réagir en direct de Matignon, au sujet du rapport de la commission sénatoriale. En conférence de presse hier, Benjamin Griveaux a déclaré que celui-ci comportait des "contre-vérités". 

DÉCLARATION DE JEAN PIERRE SUEUR SUR LCI 


Interviewé, le sénateur estime que l'argument de Nicole Belloubet ne tient pas: "nous sommes dans notre rôle". 

BELLOUBET SUR LCI

BELLOUBET SUR LCI

BELLOUBET SUR LCI

RÉACTION DE BENOIT HAMON 


Invité sur Europe1, Benoit Hamon a félicité le "Sénat qui remplit parfaitement sa fonction de contre-pouvoir". "Pourquoi protège-t-on autant Alexandre Benalla sinon pour protéger Emmanuel Macron lui-même ?", questionne t'il. Puis de dénoncer "une forme de protection obsessionnelle de Monsieur Benalla par le président de la République et son entourage".

INTERVIEW DE NICOLE BELLOUBET 


Invitée politique de la matinale, Nicole Belloubet, ministre de la Justice a déclaré à propos du rapport du Sénat concernant Alexandre Benalla :  "Est-ce qu'il n'est pas curieux qu'une commission d'enquête parlementaire enquête sur les services de l'Elysée ? Constitutionnellement, ce n'est pas possible. Je ne juge pas la qualité du travail du Sénat (...) mais ce n'est pas possible, c'est une question de séparation des pouvoirs. Le législatif doit rester dans son rôle (...) Il y a une séparation des pouvoirs entre le Parlement et la Présidence de la République". 


"Je respecte le Parlement mais je rappelle qu'il contrôle l'action du gouvernement, c'est tout (...) Je respecte l'indépendance des pouvoirs", a-t-elle dit. 


"La justice est pleinement saisie sur les différents faits, elle va faire son travail. Alexandre Benalla est incarcéré car il a violé son contrôle judiciaire", a précisé la Garde des Sceaux. 

VIDÉO 

RÉACTION DE LAURENT WAUQUIEZ


Interrogé sur la chaîne i24, Laurent Wauquiez a évoqué son "sentiment que l'appareil d'État était mobilisé, bien après les premières révélations, pour dissimuler la vérité et préserver l'impunité de M. Benalla".


En publiant son rapport d'enquête, la commission des lois du Sénat a demandé mercredi des poursuites pour faux témoignage contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, mais aussi la saisine de la justice sur les déclarations sous serment des principaux collaborateurs du président.


"Il est indispensable aujourd'hui que le président de la République s'exprime. Il n'y a pas d'autre choix", a jugé M. Wauquiez. "On pensait au début que c'était une simple affaire de gribouille, de quelqu'un qui aurait abusé de la confiance du président. On découvre que les plus proches collaborateurs, que l'Élysée, que l'ensemble de l'appareil d’État ont été mobilisés pour assurer cette dissimulation de la vérité", a-t-il insisté. "Cette commission montre qu'il s'agit d'une affaire d'État. Ce rapport est accablant pour l'Élysée, si vous additionnez tout ce qui est établi", a-t-il égrené.

PHILIPPE BAS


"Maintenant, on est en droit de considérer que les choses fonctionnent normalement"

PHILIPPE BAS


La coopération de certains membre de l'Élysée auditionnés n'était "pas franchement spontanée".

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Benalla, l'affaire sans fin

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