Affaire Penelope Fillon : les enquêteurs s'intéressent maintenant au Sénat

François Fillon alors qu'il était au Sénat
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L'affaire Penelope Fillon

AFFAIRE FILLON – François Fillon va-t-il résister encore longtemps ? L'enquête se poursuit et selon les informations de LCI, c'est au Sénat, où François Fillon a siégé entre 2005 et 2007, que les enquêteurs se sont intéressés ce vendredi.

Des révélations, des auditions et des divisions ont encore rythmé la semaine de François Fillon. Au lendemain d'un jeudi extrêmement agité, la pression s'est accentuée sur le candidat. Selon nos informations, les enquêteurs se sont penché ce vendredi sur les activités du sénateur François Fillon, entre 2005 et 2007. Une époque où il a embauché ses deux enfants, alors élèves avocats, et qui ont été interrogés ce vendredi par les enquêteurs.

SONDAGE – Jeudi, un nouveau sondage est venu noircir un peu plus le tableau pour François Fillon. Selon une étude Harris-Interactive, sept français sur dix souhaitent que François Fillon se retire et ne soient plus candidat. 

DIVISIONS – Pour Henri Guaino, cette affaire est un naufrage et François Fillon se retrouve dans une position intenable. Eric Ciotti met en cause Bercy et Emmanuel Macron qui "profite de cette affaire ". Bruno Retailleau, cadre de la campagne de Fillon estime qu’on le cloue au pilori. Nicolas Dupont-Aignan accuse François Fillon de "prendre en otage l’élection présidentielle". Bernard Debré, député LR indique que "les parlementaires sont avec Fillon dans la tourmente. Dans 15 jours, on prendra une décision, à la fin de l’instruction". Quant à Nicolas Sarkozy, selon le Parisien, il savoure une revanche. "Et il dit quoi le Général, là", aurait-il lâché, savourant son plaisir, en référence aux propos du candidat de la droite, qui, en août 2016, avait envoyé à Sarkozy : "Qui imagine le général de Gaulle mise en examen ?". Patrick Balkany de son côté, estime que "François Fillon ne peut pas être candidat à l'élection présidentielle". Georges Fenech, député LR, souhaite de son côté que "François Fillon passe le flambeau". Quant à Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire de la droite et du centre, il demande à François Fillon de rassurer ses troupes avec des éléments probants, ce week-end. Pour lui, l’alternative pourrait être Gérard Larcher.

ECLAIRCIE – En pleine affaire Penelope, François Fillon a reçu ce jeudi le prix de la personnalité politique de l’année, qui récompense l’action et le professionnalisme de personnalités politiques. 

REVELATIONS – "Envoyé Spécial" enfonce un peu plus le clou et diffuse une enquête sur Penelope Fillon. Dans ce reportage, elle affirme n’avoir jamais été l’assistante de son mari. Son avocat, Me Cornut-Gentilly a estimé que ces phrases sont simplement sorties de leur contexte. Il affrime en outre que sa cliente a apporté les documents prouvant l’existence d’un travail effectif.

Le Parisien révèle un contrat de travail attribué à Penelope Fillon. Dans la journée, le journal indique aussi que le parquet financier a demandé d’étendre l’enquête aux enfants du couple, Marie et Charles, employés comme assistants parlementaires de leur père à partir de 2005, lorsqu’il était sénateur. 

Du côté de Mediapart, on révèle que les dons collectés sur le site du candidat à la présidentielle sont reversés à son micro-parti  Force Républicaine et non pas au parti Les Républicains. Une clause est censée prévenir le donateur. Problème, elle est écrite en minuscule, au bas du formulaire. Ce qui provoque quelques tensions en interne.

L’ENQUETE SE POURSUIT AU PAS DE CHARGE – Sylvie Fourmont, ancienne secrétaire particulière de Fillon a été entendue par les enquêteurs, ce jeudi. Les enfants du couple, rémunérés par l’ex-sénateur, selon les révélations du Canard enchainé, doivent également être entendus. Après une perquisition à l’Assemblée, des documents pourraient être saisis au Sénat, cette fois. 

ET LA CAMPAGNE DANS TOUT CA ? – Elle se poursuit sur la fracture, mais territoriale cette fois. François Fillon, en déplacement dans les Ardennes où, selon de nombreux journalistes sur place, l’accueil a été mouvementé. Il poursuit sa ligne : pour lui, c’est "une campagne menée contre lui". Il a visité une crèche, a échangé avec une trentaine de maires autour du numérique et a tenu un meeting au parc des expos de Charleville-Mézières. En ouverture de celui-ci, il a affirmé trouver un certain réconfort d'être "loin de l'agitation malsaine". Il affirme que sa détermination est totale, son énergie, intacte et fait appel aux sympathisants pour l’aider à tenir. "Mon énergie est intacte, ma détermination est totale (...) Avec vous, avec votre courage, je sais qu'on va gagner", a-t-il affirmé.

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