EN DIRECT - Assurance chômage : "Même avec cette réforme, le système français reste l'un des plus généreux au monde", assure Blanquer

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RÉFORME DE L'ASSURANCE CHÔMAGE : CE QU'IL FAUT RETENIR


Côté employeurs 

- au 1er janvier 2020, le niveau de cotisation patronale pour l'assurance chômage va passer de 4,05% de la masse salariale à une fourchette de 3 à 5% suivant le taux de recours aux contrats courts d'une entreprise, dans 7 secteurs d'activité. Un forfait de 10 euros par CDD d'usage sera imposé aux entreprises qui en abusent.


Côté indemnisés 

- au 1er novembre 2019, au lieu des 4 mois en 28 mois actuels, il faudra avoir travaillé 6 mois en 24 mois pour bénéficier des indemnités chômage

- au 1er avril 2020, les règles d'indemnisation interdiront qu'on gagne davantage au chômage qu'en travaillant

- au 1er novembre 2019, les salariés touchant au moins 4500 euros brut verront leur indemnité amputée de 30% dès  le 7e mois d'indemnisation

- au 1er novembre 2019, les indépendants auront droit à une indemnité mensuelle de 800 euros par mois sur six mois, à condition de présenter un chiffre d'affaires de 10.000 euros ces deux dernières années

- au 1er novembre 2019, les salariés démissionnaires, sur présentation d'un projet professionnel recevable, auront le droit à une indemnité chômage au même titre que les autres assurés


Côté formation

- Fin des suppressions de postes à Pôle emploi et création sur les trois prochaines années de 1000 postes pour accompagner les chômeurs

- Mise en place de deux demi-journées de formation des chômeurs sur les 4 semaines suivant l'inscription à Pôle emploi

- Offre de formation pour les chômeurs recevant une proposition d'emploi pour laquelle ils ne sont pas formés

- Engagement d'une concertation avec les partenaires sociaux, territoire par territoire, pour lever les freins à l'emploi (problèmes de transports, critères pour obtenir une place en crèche, etc.)

BENJAMIN GRIVEAUX REMERCIE MARLÈNE SCHIAPPA

MARSEILLE  : GAUDIN VEUT UN RAPPROCHEMENENT LR ET LAREM


Le maire Les Républicains de Marseille  Jean-Claude Gaudin, qui ne se représente pas, a joint sa voix mercredi à ceux  qui plaident pour une alliance de la droite avec La République en Marche dans  la cité phocéenne aux municipales.

Dans "la deuxième ville de France, aucun parti tout seul ne peut gagner les élections. Par conséquent, il faut un rassemblement et les Marcheurs apprendront à le faire", a déclaré la figure tutélaire de la droite  marseillaise sur France Bleu Provence.


L'idée d'une union de la droite et de la majorité présidentielle a circulé  à plusieurs reprises à Marseille depuis les européennes, où le RN est arrivé largement en tête (26,3%), devant LREM (20,6%), EELV (13,7%) et LR (8,3%). Elle a été relancée par un déjeuner entre Brigitte Macron, M. Gaudin et la présidente LR de la métropole et du département des Bouches-du-Rhône Martine  Vassal, la semaine dernière à Marseille.

JEAN-MICHEL BLANQUER


Le sytème français d'assurance chômage "reste l'un des plus généreux du monde"

JEAN-MICHEL BLANQUER


La réforme de l'assurance chômage "est profondément juste"

MARLÈNE SCHIAPPA À PARIS ?


"Si je me présente ce sera à Paris sur la liste de Benjamin Griveaux."

RETAILLEAU PAS CANDIDAT


Bruno Retailleau - pressenti pour briguer la présidence de LR - ne présentera finalement pas sa candidature. Il l'annonce ce matin. "Après avoir beaucoup réfléchi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection qui aura lieu en octobre prochain", annonce-t-il dans un communiqué. Le sénateur explique notamment que "la droite ne peut pas se permettre une nouvelle guerre des chefs. Les Républicains se condamneraient irrémédiablement s’ils devaient sombrer dans une énième querelle d’egos.".

MUNICIPALES

Les candidats à l'investiture LaREM pour les municipales à Paris seront auditionnés à huis clos par la commission nationale d'investiture le 9 juillet, a-t-on indiqué à LCI. Chaque candidat aura 45 minutes pour présenter son projet, après avoir remis au préalable un dossier. La commission annoncera sa décision le 10 juillet. 

Plusieurs candidats sont en lice : Benjamin Griveaux, Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Cédric Villani, Hugues Renson et Antonio Duarte. Plusieurs concurrents de Griveaux réclament une consultation citoyenne pour désigner le candidat LaREM. 

RÉFORME DE L'ASSURANCE CHÔMAGE : CE QU'IL FAUT RETENIR


Côté employeurs 

- au 1er janvier 2020, le niveau de cotisation patronale pour l'assurance chômage va passer de 4,05% de la masse salariale à une fourchette de 3 à 5% suivant le taux de recours aux contrats courts d'une entreprise, dans 7 secteurs d'activité. Un forfait de 10 euros par CDD d'usage sera imposé aux entreprises qui en abusent.


Côté indemnisés 

- au 1er novembre 2019, au lieu des 4 mois en 28 mois actuels, il faudra avoir travaillé 6 mois en 24 mois pour bénéficier des indemnités chômage

- au 1er avril 2020, les règles d'indemnisation interdiront qu'on gagne davantage au chômage qu'en travaillant

- au 1er novembre 2019, les salariés touchant au moins 4500 euros brut verront leur indemnité amputée de 30% dès  le 7e mois d'indemnisation

- au 1er novembre 2019, les indépendants auront droit à une indemnité mensuelle de 800 euros par mois sur six mois, à condition de présenter un chiffre d'affaires de 10.000 euros ces deux dernières années

- au 1er novembre 2019, les salariés démissionnaires, sur présentation d'un projet professionnel recevable, auront le droit à une indemnité chômage au même titre que les autres assurés


Côté formation

- Fin des suppressions de postes à Pôle emploi et création sur les trois prochaines années de 1000 postes pour accompagner les chômeurs

- Mise en place de deux demi-journées de formation des chômeurs sur les 4 semaines suivant l'inscription à Pôle emploi

- Offre de formation pour les chômeurs recevant une proposition d'emploi pour laquelle ils ne sont pas formés

- Engagement d'une concertation avec les partenaires sociaux, territoire par territoire, pour lever les freins à l'emploi (problèmes de transports, critères pour obtenir une place en crèche, etc.)

ACCOMPAGNEMENT DES CHÔMEURS

Chaque demandeur d'emploi aura droit, dans les quatre premières semaines de son inscription, à deux demi-journées d'accompagnement intensif, contre un rendez-vous de 45 minutes actuellement. Première journée consacrée au diagnostic personnel et ensuite, une demi-journée selon le parcours de la personne. Ateliers de techniques de recherche, rendez-vous auprès d'entreprises, etc.


L'accompagnement des plus précaires, c'est-à-dire les permittents, sont moins accompagnés : pourquoi ? Parce qu'ils travaillent plus régulièrement et qu'ils sont donc moins prioritaires : les rendez-vous ne sont par ailleurs pas adaptés, avec des horaires d'ouverture en soirée ou en week-end.


Troisième point, très important : quand il y a une proposition d'emploi stable, que le demandeur d'emploi la reçoit et ne peut pas la prendre parce qu'il n'a pas la formation, celle-ci sera automatiquement accordée.


Quatrième point : la dimension territoriale. La différence d'accès à l'emploi est importante, selon qu'on habite dans un centre-ville, en campagne ou ailleurs. Les règles d'indemnisations seront les mêmes au niveau national mais l'accompagnement différera. Parce qu'il faut un CDI pour une place en crèche, que le lieu de travail est éloigné... il faut une mobilisation territoriale et nous allons intensifier le travail avec les partenaires sociaux pour lever ces freins.


Tout ce travail nécessite 4000 équivalents temps pleins à Pôle emploi. Nous allons donc arrêter la baisse des effectifs et aurons 1000 agents supplémentaires pour les trois ans qui viennent".

ACCOMPAGNEMENT DES CHÔMEURS

Si on peut demander aux gens de s'adapter à un marché du travail qui change, il ne faut pas les laisser seuls. Il faut donc créer des droits nouveaux : les droits que nous proposons sont les compléments du compte personnel de formation, qui dit que, si l'on veut changer de vie professionnelle, il faut pouvoir se former.

Quels sont-ils ? Les salariés démissionnaires qui ont un projet professionnel auront le droit, après cinq ans travaillés en continu, aux même indemnisations que les autres demandeurs d'emploi. Ce droit sera renouvelé tous les cinq ans et sera conditionné à l'existence d'un projet professionnel : création ou reprise d'entreprise, formation de reconversion.


Les travailleurs indépendants auront droit à une assurance chômage sans cotisation supplémentaire : un filet de sécurité face à la liquidation judiciaire qui fait que, parfois, on se retrouve sans rien. L'indemnisation sera de 800 euros par mois pendant six mois à condition que l'activité professionnelle ait généré 10.000 euros de chiffre d'affaires sur les deux dernières années. 

INDEMNISATIONS ELEVEES

"Les indemnisations seront liées au niveau de qualification. Pour les plus hauts niveaux de salaire, nous sommes au plein emploi. Un certain niveau d'indemnisation n'incite pas au retour à l'emploi. Demain, les salariés qui avaient un niveau de salaire supérieur à 4500 euros brut par mois verront leur indemnisation être amputée de 30% au début de 7e mois d'indemnisation, période de carence exclue. Un plancher de 2261 euros net d'indemnisation sera instauré. Les salariés de 51 ans ou plus ne seront pas concernés : ceux qui arrivent au chômage en tant que seniors ont de grandes difficultés à trouver un emploi. Il y aura ainsi une discussion avec Jean-Paul Delevoye, dans le cadre de la réforme des retraites, pour trouver une solution au chômage des seniors."

ACCÈS À L'ASSURANCE CHÔMAGE

"Il faudra avoir travaillé davantage pour y accéder : aujourd'hui, il faut avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois. Une période unique en Europe, décidée en 2009 pour amortir les effets de la crise. Alors que le chômage baisse, que le rythme de créations d'emploi s'accélère, nous relevons le seuil à six mois sur les 24 derniers mois.


Le seuil minimum de rechargement des droits au chômage sera ramené à six mois au lieu d'un mois aujourd'hui."

INDEMNITÉS CHÔMAGE

"Les indemnités chômage ne pourront plus être inférieures à 65% du salaire net mensuel moyen d'une personne, ni supérieures à 96%, alors qu'aujourd'hui, elles peuvent atteindre 200% pour certains cas. Par exemple, un salarié qui a gagné 1200 euros net par mois sur un an, en fractionné comme en continu, percevra une indemnité nette de 960 euros par mois pendant douze mois. Une règle qui rentrera en vigueur au 1er avril 2020, le temps pour Pôle emploi de mettre en place un nouvel accompagnement spécifique pour ceux qui sont en travail précaire."

INDEMNISATION CHÔMAGE

"Règles d'indemnisation : il a été constaté que les règles actuelles permettent à plusieurs centaines de milliers de demandeurs d'emploi voient leur indemnisation, à leur entrée au chômage, être supérieure au salaire moyen qu'ils gagnaient en étant salariés, par l'effet du mode de calcul sur le fractionnement des contrats.


Exemple : un salarié qui a travaillé un mois sur deux pendant un an est payé sur une référence d'une fois et demi le Smic. Quand il rentre au chômage, il est indemnisé, en net, 1200 euros par mois. Alors que pour le même montant d'euros gagnés en travaillant, un autre salarié serait indemnisé 630 euros. Il est difficilement de justifier que quelqu'un puisse gagner, provisoirement, plus au chômage qu'au travail.


Nos règles seront simples : à travail égal, indemnisation égale. Pour le même montant d'euros gagnés sur la même période, cela doit donner à la même indemnisation pour un chômeur, sur la même durée. Cela signifie que les allocations ne seront plus calculées en fonction du salaire journalier de référence, pour les emplois fractionnés, mais en fonction du revenu mensuel moyen. Le capital de droits ne sera pas diminué mais mieux réparti."

"Aide aux entreprises pour que les 80% de succès des offres déposées à Pôle emploi soient améliorés. Dès lors qu'une offre sera restée sans réponse plus de 30 jours, Pôle emploi contactera l'entreprise pour travailler sur le contenu de l'offre, proposer une présélection de candidats..."

CDDU

Au sujet des CDD d'usage, ces contrats qui, par dérogation, n'obligent pas les employeurs à s'acquitter d'une prime de précarité, et qui ont explosé récemment (8 millions signés chaque année sur les 35 millions de contrats signés chaque année), les employeurs qui en usent se verront appliquer 10 euros forfaitaires pour inciter les employeurs, hormis les secteurs du spectacle, du cinéma ou de l'audiovisuel, à rallonger les missions.

BONUS MALUS

"Fonctionnement du bonus malus : plus le nombre de salariés qui s'inscriront à Pôle emploi, après avoir travaillé dans une entreprise, sera élevé, plus cette entreprise paiera de cotisations patronales à l'assurance chômage.


A l'inverse, plus le nombre de salariés sera réduit, moins elle en paiera.


La cotisation actuelle de l'employeur pour l'assurance chômage est de 4,05% de la masse salariale. Elle variera dans un premier temps entre 3 et 5% de la masse salariale en fonction de la pratique des entreprises."

BONUS MALUS

"Pour avoir une forte responsabilisation des employeurs, du point de vue de l'usage des CDD. Les contrats courts aujourd'hui représentent aujourd'hui 9 milliards de dépenses pour l'assurance-chômage. En supprimant la précarité, on favorise la visibilité dans la vie de chacun et on permet la pérennité d'un régime de protection"


"Il n'est pas équitable non plus qu'une entreprise qui n'abuse pas des contrats précaires payent les mêmes cotisations d'assurance chômage qu'une entreprise dans le même secteur et le même territoire. Il y aura donc deux mesures : un système de bonus malus dans les sept secteurs qui génèrent le plus de précarité : 

- l'agro-alimentaire, y compris boisson et tabac

- la production et la distribution d'eau, l'assainissement et la gestion des déchets

- une série d'activités spécialisées dont la publicité

- l'hébergement et la restauration

- les transports et l'entreposage

- le travail du bois, l'industrie du papier et l'imprimerie

- la fabrication des produits en caoutchouc et plastique"


"Dans ces secteurs, les entreprises ont, en moyenne, trois contrats précaires pour deux contrats stables. Ce n'est pas un surcroît marginal de main d'oeuvre nécessaires de façon ponctuelle.


Les entreprises de moins de 11 salariés et les contrats d'apprentissage/insertion/professionnalisation ne seront pas pris en compte."

"On doit, partout sur le territoire, trouver des solutions pour l'emploi. Les freins sont multiples, selon qu'on est en zone rurale, dans les outre-mer, des territoires marginalisés"

"Il faut des règles d'indemnisation plus justes avec des principes simples : on doit toujours gagner plus en étant au travail qu'au chômage"

"Dans la lutte contre la précarité, nous voulons responsabiliser les entreprises qui proposent trop souvent et massivement des contrats courts. 70% des embauches sont des contrats de moins d'un mois. Un tiers des CDD sont des contrats d'un jour : on a réinventé les journaliers."

"On peut être fier d'une assurance chômage qui protège et sécurise chacun. Mais on ne peut pas admettre le chiffre de 9% de chômage, la précarité des CDD et les difficultés des petites et moyennes entreprises à recruter."

PENICAUD 

Au tour de Muriel Pénicaud de prendre la parole. La ministre du Travail reprend le satisfecit du Premier ministre sur les ordonnances de la loi travail et la loi avenir professionnel et aborde la réforme de l'assurance chômage comme une approche "systémique".

"Nous visons avec cette réforme une baisse du nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 sur les trois ans à venir. Loin d'une approche comptable ou budgétaire, cette transformation devrait nous permettre de faire des économies, mais avant tout de transformer le marché du travail. Nous visons 3,4 milliards d'économies d'ici fin 2021. Je rappelle que la dette globale de l'Unédic est de l'ordre de 35 milliards pour un volume annuel de dépenses de 40 milliards."

"Enfin, nous allons renforcer fortement l'accompagnement des chômeurs. Nous allons consacrer les gains issus des mesures précitées à un renforcement et non à des économies pour Pôle emploi. Les moyens seront prolongés et bénéficieront même de renforts. Parce que ces politiques ne se décident pas depuis un salon parisien, partenaires sociaux et pouvoirs publics seront associés, territoire par territoire, pour un meilleur accompagnement."

"Enfin, les personnes qui ont la plus haute indemnisation sont aussi celles qui ont le plus faible taux de chômage. Un niveau d'indemnisation largement au dessus de celui de nos voisins européens. Cela ne nous semble pas raisonnable de maintenir ce niveau, attendu que leurs compétences leur permet de trouver plus facilement un emploi. Nous ne modifierons pas le plafond d'indemnisation. Mais nous allons instaurer une dégressivité simple à partir de 6 mois d'indemnisation pour les 10% des revenus les plus élevés. Cela ne touchera pas les seniors qui ont plus de difficulté à trouver un emploi".

"Nous allons revoir les règles d'accès à l'assurance chômage en augmentant la durée de travail nécessaire pour pouvoir accéder à l'assurance chômage : les règles actuelles datent de 2009, une époque où il fallait accompagner les effets de la crise. Aujourd'hui, la conjoncture est meilleure, donc il est normal que cela change aussi."

Modifier les règles d'indemnisation : "Actuellement, le mode de calcul de l'allocation permet parfois au salarié en contrat court de toucher davantage quand il est au chômage que ce qu'il touchait quand il travaillait. Ca n'est pas le cas pour la majorité des chômeurs indemnisés, mais pour 20% d'entre eux [un chiffre contestable, ndlr]. Cette aberration favorise les contrats de moins d'un mois et multiplie les allers retours entre l'emploi court et le chômage. Nous proposons des paramètres d'indemnisation simples justes, lisibles."

"La question du recours abusif aux CDD d'usage nous a conduits à instaurer la mise en place de frais supplémentaires pour les entreprises afin de les inciter à allonger la durée d'embauche".

"Nous allons instaurer un régime de bonus malus pour favoriser l'embauche sur des emplois de longue durée. Les secteurs visés sont ceux où le recours aux contrats courts est le plus important"

"Aujourd'hui, 70% des embauches correspondent à des embauches de moins d'un mois. 85% de ces cas concernent souvent le même employeur. Cela a un coût énorme sur des trajectoires individuelles, puisque cette précarité empêche de construire cette vie sereinement. Le pire, c'est que le recours aux contrats courts n'est pas nécessairement lié à la réalité de la vie économique d'un secteur, où on peut voir des entreprises user de contrats courts et d'autres, en abuser."

4 objectifs 

- en finir avec le recours abusif aux contrats courts

- faire en sorte que le travail paye mieux que le non travail

- faire cesser les niveaux d'indemnités très supérieurs à ce qu'il se passe chez nos voisins

- accompagner plus efficacement les chômeurs vers le travail. Nous pouvons faire des progrès chez ceux qui sont notamment en situation de permittence. Ce sont eux qui sont le plus en difficulté à trouver un emploi durable.

EDOUARD PHILIPPE 

"Nous devons agir sur plusieurs outils. Le niveau de rémunération, le droit... nous avons des résultats mais aujourd'hui encore insuffisants. C'est pourquoi nous engageons cette réforme. La fonction de l'assurance chômage, c'est d'apporter un soutien financier à nos citoyens pour qu'ils trouvent un travail qui leur convient. Or, trop souvent, l'indemnisation est trop élevée pour inciter à chercher un travail."

EDOUARD PHILIPPE

"Nous avons cassé la peur d'embaucher avec la réforme du code du travail. La réforme de l'apprentissage et de la formation, qui sont les meilleurs alliés pour un emploi durable : augmenter le niveau de compétence, assurer de la visibilité pour les employeurs... tout ça doit concourir à aller vers l'emploi. Le plan pauvreté va aussi dans ce sens."

"La réforme s'inscrit dans l'ambition dans le plein emploi. Je pense à l'emploi durable, celui qui permet d'envisager le long terme avec confiance. C'est possible, un grand nombre de nos voisins européens, eux aussi attachés à un grand niveau de solidarité, y sont parvenus. Je ne me résigne pas au chômage de masse. Partout en France, dans tous les secteurs, il existe des offres d'emploi qui ne trouvent pas preneurs, une absurdité et un appauvrissement collectif"

ASSURANCE CHÔMAGE

Edouard Philippe prend la parole

ASSURANCE CHÔMAGE

Du côté de la CGT, on n'est pas plus tendre avec la réforme : "La lutte contre le capitalisme débridé dont a parlé Emmanuel Macron n'est pas en cohérence avec ces mesures. Nous ne sommes pas surpris. Aujourd'hui, moins d'un chômeur sur deux va être indemnisé. Demain, avec cette réforme, ce sera un sur trois. Il n'y a pas de surprise, pas d'annonce fracassante. Nous donnons d'ores et déjà rendez-vous aux chômeurs qui veulent préserver leurs droits. Ce n'est que par la rue qu'ils pourront faire évoluer leurs droits. La seule catégorie épargnée, ce sont les assistantes maternelles, qui se sont mobilisées pour préserver leurs droits. Ces mesures sont iniques, inefficaces. Ce n'est pas parce qu'un chômeur est moins ou pas indemnisé qu'il retrouve plus rapidement du travail."

ASSURANCE-CHÔMAGE

Sortant d'une réunion avec Edouard Philippe et Muriel Pénicaud, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a des mots très durs contre la réforme : "Une réforme extrêmement dure, qui va toucher 100% des chômeurs. Dégressivité des revenus pour les cadres au bout de 7 mois sans que ce soit efficace. Une période de référence qui se durcit pour les gens qui sont au chômage. C'est une réforme archi perdante pour les demandeurs d'emploi et qui ne responsabilise qu'en partie les entreprises sur la question des CDD. Je suis abasourdi. Un seul point positif, le renforcement de l'accompagnement des chômeurs."

ASSURANCE-CHÔMAGE

C'est bientôt le temps des annonces. Muriel Pénicaud et Edouard Philippe vont présenter, dans quelques instants, la présentation de leur réforme de l'assurance-chômage. Une présentation à retrouver sur notre direct

ADRIEN QUATENNENS


Interrogé sur LCI sur le statut de "candidat naturel" de Jean-Luc Mélenchon de LFI pour la présidentielle de 2022, le député du Nord a répondu : "Moi, je souhaiterais qu'il le soit, après je lui laisse le choix là dessus". "Je considère que Jean-Luc Mélenchon, étant celui qui nous a mené le plus loin, qui a quand même mené ce programme L'avenir en commun autour duquel se sont regroupés 7 millions de personnes aux portes du pouvoir, doit continuer à mon avis, à jouer un rôle central", avait-il expliqué auparavant?

LFI

REVOIR - Le député LFI Adrien Quatennens était l'invité politique de LCI mardi matin, alors que le gouvernement doit dévoiler son projet de réforme de l'assurance chômage

ADRIEN QUATENNENS

ADRIEN QUATENNENS

LFI

Adrien Quatennens : "Jean-Luc Mélenchon a été celui qui a laissé la place pour que des jeunes puissent s'engager en politique"

"Beaucoup des électeurs sont en colère. Il faut s'adresser à eux pour leur dire de ne pas faire ce choix du RN. La question de la souveraineté populaire est centrale et permet de ne pas s'adresser aux seuls électeurs de gauche, mais à tous"

ADRIEN QUATENNENS

ASSURANCE CHÔMAGE

Adrien Quatennens, député LFI, invité de LCI, critique la réforme de l'assurance chômage : "Emmanuel Macron commet une erreur fondamentale : ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage"

"La réforme poursuit les chômeurs plutôt que de régler la question du chômage"

MUNICIPALES

Le délégué général de LaREM, Stanislas Guérini, a dévoilé lundi les premières investitures pour les municipales de 2020. Parmi les 19 candidats annoncés : Gérard Chemla (Reims), Cecile Muschotti (Toulon), Romain Grau (Perpignan), Denis Thuriot (maire sortant de Nevers) et Raphael Bernardin (Saint-Sulpice-la-Pointe)

ROYAL

"Je prendrai la parole dans le cadre des municipales, car je suis sollicitée par un certain nombre de candidats", a affirmé lundi, sur France Inter, l'ancienne candidate à la présidentielle et ministre socialiste Ségolène Royal. 

"Je serai présente dans les municipales pour donner des labels, pour soutenir les maires sortants ou les candidats, prêts à travailler sur la question écologique", a-t-elle ajouté, sans évoquer un soutien spécifiques aux listes LaREM. "Je n’oublie pas que j’ai présidé l’accord de Paris sur le climat, et, qu’à ce titre, j’ai la responsabilité de pousser en avant les élus qui veulent s’impliquer dans cet accord"

PMA

VIDEO - Le RN ne votera pas la PMA pour toutes et en appelle à un référendum, tout en considérant que le sujet n'est "pas prioritaire"

Edouard Philippe a détaillé mardi mardi les contours de la réforme de l'assurance chômage, une semaine après sa deuxième déclaration de politique générale, point de départ souhaité d'un "acte  II" du quinquennat Macron.


Suivez les annonces, les réactions et toute l'actualité politique dans notre live ci-dessus. 

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