Laurent Wauquiez : "Cette rentrée est celle de la fin du mirage du macronisme"

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RENTRÉE DES CLASSES - Jusqu'à dimanche, les différents acteurs de l'opposition font leur rentrée politique à l'occasion des universités d'été de leurs mouvements. De la France insoumise, qui espère fédérer la gauche lors de ses "amphis d'été" à Marseille, à la droite plus que jamais en ordre dispersé, suivez ces événements sur LCI.
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APPLAUDISSEMENTS


Le discours de Laurent Wauquiez a prend fin avec ces mots : "Notre responsabilité est immense. Faire en sorte qu’il reste quelque chose de la civilisation, de notre art de vivre, de l’héritage français pour que la France puisse encore susciter du désir. Vive la République et vive la France".

MIGRANTS


"Il n'y a pas de droit des migrants de s'installer librement partout dans le monde. Il n'est pas normal que les passeurs et les mafias décident de qui s’installe sur le sol européen", estime Laurent Wauquiez. "La question que je pose est comment arrêter les flux de migrants ? Il est temps de sortir du bal des hypocrisies. On ne prend pas l’Aquarius dans les ports français mais le président de la république accepte de prendre les migrants de l’Aquarius dans nos villes. C’est toute sa politique qui est résumée dans ces faux semblants. Nous ne devons plus laisser ces bateaux accoster sur les côtes européennes. Les pays européens doivent mener des vraies politiques de reconduite à la frontière".

AMERTUME 


Laurent Wauquiez énumère des aberrations à ses yeux : "les chômeurs en congé l'été", "les policiers qui n'osent pas venir dans certains quartiers pour ne pas troubler les caïds", "le passage à 80 km/heure au lieu d'investir dans la sécurité des routes" notamment.

PISTES D'ECONOMIES


Laurent Wauquiez estime qu'il faudrait "aligner le régime des retraites du public sur le privé", "mettre fin à l'assistant" "mettre fin à l'aide médicale d'Etat qui permet l'accès à notre système de santé à des immigrés en situation irrégulière qui n'ont même jamais cotisé". 

ARGENT PUBLIC


"Au lieu d'annoncer des économies courageuses sur le train de vie de l'Etat, on vient d'annoncer que c'est sur les classes moyennes que vont peser les efforts, sur les retraites notamment. Il est temps de dire à Emmanuel Macron que les Français n'en peuvent plus et sont en colère : 'Rendez l'argent aux Français'", exhorte Laurent Wauquiez.


Notre article : "RSA, APL, heures sup' : Edouard Philippe dévoile les grandes lignes du Budget 2019"

IMPÔTS


"Le prélèvement à la source sera la mauvaise surprise de l'année prochaine. Les Français feront l'avance à l'Etat notamment sur les crédits d'impôts. Ce qui est quand même un comble", relève le président du parti LR.

OPPOSANT 


"Un an après, la France ne va pas mieux. Cette rentrée c'est celle de la fin du mirage du macronisme. Les Français se demandent : 'Qu'avez-vous fait de notre confiance ? Où sont les résultats ?' Je vous le dit : "Iil n'y a pas de résultats", assure Wauquiez.

DISCOURS


"Il y a en France un mélange d'espoir d'attente et d'inquiétude. Quelle France allons nous transmettre à nos enfants ? Les Français ressentent avec tristesse le déclassement, le délitement de leur pays. Les classes moyennes en paient le prix. Les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays", assure le patron des Républicains.

COUP D'ENVOI


"Un grand merci à tous. Merci à tous d'être là. A ceux qui sont venus de tout près et à ceux qui sont venus de très loin", c'est par ces mots que Laurent Wauquiez commence son discours, faisant remarquer que le chapiteau est trop petit pour tous ceux qui ont répondu à son appel. 

RENDEZ-VOUS


Laurent Wauquiez s'apprête à commencer son discours avant sa traditionnelle ascension du mont Mézenc.

WAUQUIEZ

SOUTIEN A DROITE

RÉACTION DE DIDIER


"Un Budget 2019 qui matraque les familles et les retraités", pour Geoffroy Didier. "Si le gouvernement voulait véritablement baisser les dépenses publiques, il mettrait en oeuvre de véritables réformes structurelles comme par exemple l'alignement du régime des retraites du public sur le privé, la suppression de l'aide médicale d'Etat ou une véritable cotisation sociale unique à 75% du Smic." 

RÉACTION DE PHILIPPOT 


"C'est une déclaration de guerre au peuple français, à ses classes populaires et à ses classes moyennes et dans ses services publiques. Ce sont les personnes âgées, les retraités, qui vont subir le plus, une nouvelle fois, les orientations de ce budget avec des retraites gelées, des allocations familiales rabotées", commente le président des Patriotes. 

FINANCES PUBLIQUES


APL, RSA, heures sup', retraites... le Premier ministre fait ses propositions pour la loi de Finances de 2019. Mesures en faveur du travail, coups de rabot sur certaines dépenses : voici le programme

Budget 2019 : Edouard Philippe se jette à l'eau

Budget 2019 : Edouard Philippe se jette à l'eau

Après avoir fait référence à l'écrivain Georges Orwell, Jean-Luc Mélenchon conclut son discours sur cette sentence philosophique : "Il n’y a pas d’autres décence dans la société que de partager, parce que c’est la clé du bonheur."

Nouvelle attaque visant Emmanuel Macron, cette fois en référence à l'affaire Benalla : "Ce type est tellement illuminé qu'il a même privatisé la sécurité du Président ! En France, il y a la gendarmerie, il n'y a pas besoin de recruter des barbouzes, il n'y a pas besoin de créer des polices parallèles!"

Jean-Luc Mélenchon revient sur sa volonté de renégocier les traités européens, parfois critiquée comme anti-européenne :


“Si nous sommes élus parce que les Français l’ont voulu, nous appliquerons notre programme. Nous ne sommes pas Alexis Tsipras, nous ne sommes pas François Hollande, nous ne sommes Nicolas Sarkozy ! Nous sommes des gens sérieux. Et notre programme n’est pas compatible avec les traités européens actuels.”

Détour par l'Europe, par un prisme social : 


"Cette Europe qu'on a voulue pour la paix, elle prépare activement à la guerre. Tous sont pour l'OTAN, le seul projet commun c'est d'organiser la défense, c'est ce qu'avait dit l'autre nigaud François Hollande. (...) Ils veulent faire l'Europe, celle du pognon, en défaisant la France, celle du social."


"Depuis que le monde est monde, les gens s'entraident pour survivre. Ceux qui ne pensent qu'à leur gueule ont fini par disparaître. La retraite par répartition c'est pareil : si vous remettez un million de personnes au travail, les caisses de la sécu débordent. C'est la façon dont nous vivons qui pose des problèmes au niveau des retraites."


"Cette affaire des retraites c'est la grande affaire de l'année qui vient. (...) les gens qui vont découvrir cette histoire de retraites à points, je comprends qu'ils aillent mettre un bulletin contre Macron aux élections européennes."

Sans transition, discussion autour de l'immigration : 


"Notre position est la suivante : votre attitude est irraisonnable, vous comptez sur la peur, vous comptez submerger le discours politique par un sentiment d'invasion qui n'existe pas. Oui, il y a des vagues migratoires qui peuvent poser problème, quand certains font du profit sur le dos des malheureux."


"Honte à vous qui nous parlez d'appel d'air parce qu'on n'a pas osé rejeter les gens à la mer. De quoi parle-t-on ? de 191 personnes sur une barcasse, recueillis par l'Aquarius. Bravo l'Aquarius ! Honte au gouvernement italien qui avait des raisons de protester de la façon dont l'Europe l'a traité. Les Italiens ont des raisons de ne pas être contents mais ils ne peuvent pas utiliser les malheureux comme une monnaie d'échange avec l'Europe. La protection des gens dans le danger est un devoir pour nous."


"Mais bien sûr, nous ne sommes pas angéliques, nous sommes raisonnables. Les autres gesticulent. Aucun d'entre nous n'est qu'un doux rêveur. Nous savons que ces déplacements sont contraints et forcés. Ces gens partent parce qu'ils en sont forcés, forcés par l'Europe, les Etats-Unis, le capitalisme."

Point privatisation : 


"Ces gens font des phrases sur l'entreprise mais qu'est-ce qu'ils y connaissent à part le fauteuil sur lequel ils ont posé leurs fesses toute leur vie. La privatisation partout ! Il y a trois ans, à la commission européenne, ils privatisent les barrages. Pourquoi ? Parce que les investisseurs aiment le fric et qu'ils pensent que vous serez obligés d'acheter de l'électricité. Ce ne sont pas des monstres, c'est leur travail d'optimiser les profits. (...) C'est pas beau le capitalisme ? C'est pas une arnaque ?"

Jean-Luc Mélenchon reprend les reproches de Christophe Castaner qui l'accusait de "détester l'Europe". "Ce n'est pas vrai, on va décider de qui on envoie au Parlement européen. On va envoyer un commando européen aux élections."


Il poursuit : "Quand vous faites un référendum sur Macron, vous faites un référendum sur l'Europe. Monsieur Macron n'existe pas, il est juste le petit copiste de la commission européenne et de madame Merkel." 

Le discours prend un tour ouvertement anti-Macron (avec un rapide point Benalla) : 


"Pour les élections européennes, nous allons inviter les français à lui mettre [à Macron]  une raclée... démocratique. Ils nous accuse de violences, mais pendant qu'il nous accuse, son barbouze tapait des jeunes. Ce sont des menteurs, des faux cul !"


"Ils disent qu'on n'accepte pas d'avoir perdu. Evidemment que non... on va continuer jusqu'à qu'on gagne ! (...) Quand ils utilisent leurs barbouzes, on leur demande des comptes, mais à qui demander ? Trois jours de silence pour la ministre de la Justice, Edouard Philippe était au Tour de France. Il a fallu déposer deux motions de censure pour qu'il vienne s'expliquer. Il s'est caché pour ne pas répondre des actes de Macron. Et Macron s'est caché pour ne pas répondre des actes de Benalla, parce qu'il y a je ne sais quel secret entre eux. Mais comptez sur les commissions d'enquête pour en savoir plus."

Retour sur le glyphosate, principe actif du Round Up : 


"On a répété sur tous les tons que c'était un poison. (...) Nous sommes persuadés par les travaux que ce pesticide est dangereux. Je vais faire attention à mes mots , il ne manquerait plus que j'aie Monsanto sur le dos. Monsanto c'est le groupe Bayer, c'est un monstre que nous affrontons, lié au gouvernement allemand."


"Qu'a fait l'Europe sur le sujet ? Un compromis. Alors en France c'est immédiatement qu'il faut l'interdire. Nous déposerons une proposition de loi à la rentrée, nous la signerons avec tous ceux qui veulent la signer. Nous tendons la main à tous ceux qui sont prêts à la saisir."


"Si on fait une mobilisation citoyenne, on ne sait pas si le gouvernement nous écoutera. On l'aime bien Hulot, mais il se fout de nous ! Ils n'ont pas interdit le glyphosate, ils ont voté contre ! Si nous faisons une votation citoyenne, peut-être que le pouvoir écoutera." 

La transition est toute trouvée avec la diatribe de Jean-Luc Mélenchon contre l'Europe. Il explique : 


"Il est temps de s'occuper des organisations mondiales et notamment de l'ONU, aussi imparfaite qu'elle soit car c'est la seule qu'on a. Il faut valoriser l'action mondiale. (...) L'Europe est complètement en-dessous. Comment se fait-il qu'on ne puisse pas remplacer partout le nucléaire ?"


Au sujet de la pêche électrique, Jean-Luc Mélenchon rappelle l'action de l'unique député européen LFI Younous Omarjee. "Mais à la fin on a un compromis pourri de plus."

Le discours prend un tour plus politique, toujours au sujet de l'écologie : "L'entrée en dette écologique augmente tous les ans. Cela nous met à l'ordre du jour une tâche politique : l'écologie politique que nous pratiquons ne consiste pas seulement à mettre bout à bout tous les courants écologiques. Il faut un programme écologique c'est notre tâche à nous. Nous n'avons pas à nous substituer aux associations. Il faut englober toutes ces luttes en une seule démarche, réaliste. Nous avons compris le problème. La 'règle verte' doit être inscrite dans la Constitution, ce que LaREM a refusé : eux ils sont pour la 'règle d'or'". 


"Si on peut parler de la grandeur de la France, que ce soit la grandeur des aspirations auxquelles nous allons donner des réponses. Nous appelons toute la nouvelle génération. Ses savoirs sont indispensables pour que nous réussissions le changement dont nous avons besoin. "


"Le 15 septembre c'est la journée mondiale des déchets, je vous invite à former des brigades. Montrez qu'on peut se mobiliser autrement. (...) La révolution citoyenne est un processus, dans lequel les gens s'emparent du pouvoir."

PREMIER THÈME ABORDE : L'ECOLOGIE 


Focus écologique en début de discours, de la part de Jean-Luc Mélenchon : "Notre premier souci est le sort de la civilisation humaine. (...) Nous sommes au pied du mur. Le changement climatique est commencé hélas, c'est vers une direction entièrement nouvelle que va l'humanité. Le rapport de l'humanité à la biodiversité est en train d'entrer dans une immense bifurcation."


"Des phénomènes extrêmes sont en place. (...) Parlez avec les pompiers, ils savent que dans ces conditions, (...) les incendies sont de plus en plus nombreux. C'est ce qui se passe aux Etats-Unis, sur le pourtour de la Méditerranée. Il y a un investissement européen mais aussi avec les marocains, les espagnols, les tunisiens, tous ces gens de la civilisation européenne." 


Le chef de file LFI égrène les sujets sur le climat : la disparition des oiseaux en milieu rural, le manque d'eau dans certains pays, traitant de "criminels" les responsables politiques qui ne prennent pas le sujet à bras le corps. 

"N'oublions jamais que le combat politique se fait par des êtres humains. On doit respecter cette ferveur de l'engagement physique et psychologique dans la lutte" rappelle Jean-Luc Mélenchon, en évoquant les débats à l'Assemblée nationale sur le glyphosate à 2 heures du matin. 

Il remercie "ceux qui ont pris le plus de risques", c'est-à-dire les "invités politiques de venir discuter avec nous". Ils sont "courageux. 

Jean-Luc Mélenchon commence ainsi son discours : "Je vois que nous sommes dans une ambiance formidable. Nous allons recharger les batteries jusque demain midi. (...)" Et le député de remercier les équipes de bénévoles locales. 

En direct

Avec du retard, Jean-Luc Mélenchon arrive sur scène, sous les applaudissements de ses partisans. 

RENTRÉE LFI 


Grand absent de cette rentrée politique : le député François Ruffin, qui n'a pas répondu présent aux universités d'été du parti de Jean-Luc Mélenchon, ce week-end à Marseille. 


La raison ? Elle est "personnelle" selon l'élu, en vacances auprès de ses enfants. 

JEAN-LUC MELENCHON


Le patron des Insoumis a prévu un discours pour 17h30, à l'occasion de la rentrée politique LFI. L'allocution de Jean-Luc Mélenchon sera à suivre ici même, en direct.

Après un mois de juillet très, très agité et marqué par l'affaire Benalla, l'actualité politique avait marqué un temps d'arrêt particulièrement fort au mois d'août. C'est chose terminée cette semaine avec les traditionnelles rentrées des différentes organisations politiques. Enfin, traditionnelles. Nouveau monde oblige, les universités d'été ne sont plus franchement ce qu'elles étaient. Si le PS reste à La Rochelle ce week-end, la formation à la rose est si peu centrale à gauche que son centre de gravité se situe plutôt... à Marseille, autour de la France insoumise, qui parvient à attirer des élus socialistes et de l'ensemble de la gauche, et même des membres des Républicains.

Pour Les Républicains, au contraire, l'heure n'est pas à l'union. Si le rendez-vous de La Baule sera honoré le 1er septembre, Valérie Pécresse n'a pas attendu pour faire son retour, vendredi 24 août, à Brive-la-Gaillarde avec son mouvement "Libres !" en compagnie d'un certain Christian Estrosi (à qui elle rendra la politesse le 7 septembre). Son rival pour le leadership à droite Laurent Wauquiez, lui, fera sa rentrée ce dimanche, pour la traditionnelle ascension du Mont-Mézenc, entre Ardèche et Haute-Loire. Au programme ailleurs, une convention du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau aura lieu 8 septembre à Paris, tandis que Daniel Fasquelle, éphémère candidat à la présidence du parti, hébergera un "campus" les 8 et 9 septembre.

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