EN DIRECT - Edouard Philippe se félicite d'une hausse de "plus de 2%" du pouvoir d'achat moyen

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Grand débat national : l'heure des annonces

GRAND DÉBAT NATIONAL - Plus de cinq mois après le début de la crise des Gilets jaunes et après les annonces d'Emmanuel Macron, l'heure est à la mise en oeuvre des mesures. Qui promet de relever du casse-tête pour le gouvernement, notamment pour le financement. Suivez les dernières infos.
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LIMITATION DE LA VITESSE

Assouplissement de la limitation à 80 km/h : "Les choses peuvent aller très vite", assure Lecornu

Assouplissement de la limitation à 80 km/h : "Les choses peuvent aller très vite", assure Lecornu

ASSOUPLISSEMENT DES 80 KM/H


"Les choses peuvent aller vite", a affirmé ce mardi Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, sur l'assouplissement de la limitation de vitesse à 80 km/h. Au micro de RTL, il précise que cela pourrait se faire avant la fin 2019. 


Assouplir les 80 km/h, oui, mais pas partout et en accord avec les élus. "Il y a des endroits, fondamentalement, où il faut rester à 80 km/h, il faut durcir les contrôles à d'autres endroits", explique-t-il. Ces décision se prendraient selon lui en "codécision entre le président du conseil départemental, qui a un pouvoir de police sur le réseau des routes départementales, et le préfet du département", au cas par cas donc.

BAISSE DES IMPÔTS 


Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire indique ce mardi vouloir cibler la baisse de l’impôt sur le revenu sur les deux premières tranches de l’opposition (14% et 30%), avec un gain moyen de 180 à 350 euros par an selon les ménages concernés. Il affirme vouloir jouer sur le niveau du taux de la première tranche, plutôt que sur l'ajout de nouvelles tranches d'imposition, comme l'avait fait François Hollande. 


"L'objectif, c'est que les 12 millions de foyers fiscaux qui sont dans la tranche à 14% puissent avoir une baisse moyenne d'impôt sur le revenu de l'ordre de 350 euros", a-t-il précisé, jugeant nécessaire de cibler en priorité les "classes moyennes".


Pour autant, "ça ne veut pas dire que la tranche à 30% ne sera pas concernée". "Elle doit également être concernée par cette baisse d'impôt, dans une mesure moindre, car je pense que la situation est moins difficile", a-t-il détaillé, évoquant "un gain moyen de 180 euros", pour les foyers concernés.


Un geste fiscal qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, et qui coûtera 5 milliards d'euros aux finances publiques. Le but du ministre est de faire profiter près de 15 millions de foyers fiscaux de la baisse de l'impôt sur le revenu, annoncée par Emmanuel Macron à l'issue du grand débat national.

REFORME CONSTITUTIONNELLE


Invitée sur le plateau de LCI ce mardi matin, la ministre de la justice Nicole Belloubet évoque la réforme constitutionnelle annoncée par Edouard Philippe la veille et qui devrait être proposée d'ici quelques mois. 


Deux nouveautés seront notamment proposées dans le texte de réforme : 


-  Mise en place de consultations citoyennes : 150 citoyens seraient tirés au sort pour être consultés sur certains sujets, "comme l'écologie" précise la ministre ; 


- Baisse du nombre de parlementaires : prévue par le gouvernement au début du mandat de Macron à hauteur de 30%, Belloubet ajoute que ce chiffre serait "sûrement" revu à la baisse, "autour de 25% devrait être un chiffre acceptable"

AGENDA

Baisses d'impôt, retraites, loi de bioéthique... Edouard Philippe dévoile le calendrier de sortie de crise du gouvernement

Baisses d'impôt, retraites, loi de bioéthique... Edouard Philippe dévoile le calendrier de sortie de crise du gouvernement

SANCHEZ (RN)

BROSSAT (PCF)


"C'est un agenda qui ne change rien au fond, et qui est dans le droit fil du discours du président de la République la semaine dernière, donc profondément décevant" a réagi Ian Brossat, tête de liste communiste aux élections européennes. "La réalité c'est que les mauvaises nouvelles c'est pour tout le suite, et les bonnes nouvelles éventuellement pour plus tard. Car tout de suite, ce qui se dessine, dès l'été, c'est une réforme des retraites avec la mise en place d'une retraite par points qui signifiera très concrètement point de retraite décente pour beaucoup de personnes."

AGENDA


A l'issue de la journée de séminaire gouvernemental, le Premier ministre a donné quelques éléments de calendrier : 

- Il lancera lundi prochain la mobilisation nationale et territoriale pour l'emploi et les transitions. Il réunira pour cela associations, syndicats, élus locaux ; 

- Demain, il signera la lettre de mission chargeant Frédéric Thiriez de faire des propositions sur la sélection, la formation et le déroulement de carrière dans la haute fonction publique. L'ancien président de la Ligue de football professionnel aura six mois pour rendre ses propositions ;

- Dans le courant de la semaine, le Premier ministre signera la lettre de mission à la Cour des comptes pour qu'elle réfléchisse sur le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale. Les propositions devront être rendues en octobre, pour être intégrées dans les textes financiers qui seront présentés à l'automne au Parlement ;

- Dans le courant du mois de mai, le président de la République installera le premier conseil de défense de la transition écologique ;

- Au cours de la première semaine du mois de juin, Edouard Philippe réunira l'ensemble des élus et des représentants d'associations d'élus pour évoquer la décentralisation et réfléchir à l'amélioration les services publics sur les territoires ;

- Dans le courant du mois de juin, le chef du gouvernement a expliqué qu'il aurait l'occasion d'annoncer des décisions sur le déconcentration des décisions prises par l'Etat et sur une nouvelle organisation territoriale de l'Etat ;

- A l'automne 2019 sera décidé comment sera remplacée la taxe d'habitation dans les finances des communes ; mais les modalités seront discutées avec les collectivités territoriales dès le mois de juin ;

- Au cours du mois de juin, le gouvernement avancera sur le statut des maires et la simplification de leur environnement normatif ;

- Egalement au mois de juin, sera présentée la réforme de l'assurance chômage ; 

- En juin seront développées les modalités de baisse de l'impôt sur le revenu ;

- Toujours au mois de juin, se tiendra la première convention citoyenne sur le climat avec 150 Français tirés au sort ;

- Au début du mois de juillet, le texte de la révision constitutionnelle sera présenté au Conseil des ministres ;

- Dans le courant du mois de juillet, Jean-Paul Delevoye remettra au gouvernement son rapport sur le système universel de retraite. Ainsi, un projet de loi sera présenté à la fin de l'été ;

- Au cours de l'automne, sera présentée la loi de programmation sur la dépendance ;

- En juillet, seront définies les modalités de mise en oeuvre de la lutte contre les impayés des pensions alimentaires, et les mesures en faveur des aidants familiaux ; 

- Toujours en juillet sera présenté au Conseil des ministres le projet de loi bioéthique.

ÉDOUARD PHILIPPE 


Le Premier ministre prend la parole à l'issue du séminaire gouvernemental qui s'est tenu ce lundi à Matignon. 

ÉDOUARD PHILIPPE

ÉDOUARD PHILIPPE


Le Premier ministre Édouard Philippe ouvre le séminaire gouvernemental. "C'est une journée de travail intense pour construire le qui fait quoi et quand de la majorité. Ça nous permettra de dérouler l'ensemble de notre action", a-t-il confié. "Il y a toujours eu des discussions intenses et excellentes entre le gouvernement et la majorité. Nous devons avoir la même vision des contraintes. Plutôt de le faire texte par texte, il m'a paru opportun d'associer certains parlementaires. C'est un travail en bon intelligence. Nous sommes déterminés à faire vite et bien."

GABRIEL ATTAL

INVITÉ POLITIQUE


Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education, répond aux questions de Christophe Jakubyszyn

APPLICATION


Quelques jours après les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la crise des Gilets jaunes, le gouvernement s'attelle lundi au casse-tête de l'application et du financement des mesures, en invitant les parlementaires à se joindre à sa réflexion lors d'un séminaire.


L'équipe gouvernementale, autour du Premier ministre qui devrait s'exprimer devant la presse à son arrivée, se réunit donc à partir de 9 heures pour une journée de travail. "L'occasion de discuter des mesures, de la méthode, du calendrier, donc de toute la mise en oeuvre opérationnelle des annonces du président", résume-t-on à Matignon. 

"MALHONNÊTETÉS"

Sans surprise, Marine Le Pen n'a pas eu de mots tendres à l'endroit d'Emmanuel Macron. Dimanche 28 avril, trois jours après le discours présidentiel, la députée d'extrême droite a qualifié les annonces faites de "succession de malhonnêtetés". Visant ainsi le mécanisme de saisine de pensions alimentaires pour les mauvais payeurs, "ça existe déjà".


Mais Marine Le Pen avait surtout dans le viseur les annonces sur le temps de travail d'Emmanuel Macron, ce dernier excluant un report de l'âge légal pour privilégier l'augmentation de la durée de cotisation. "On ne touche pas à l'âge de départ, en revanche, vous ne toucherez pas votre retraite pleine. [...] Si c'est 62 ans, vous aurez peut-être moins 15%, et puis 63 ans, peut-être moins 10%, ce qui veut dire que la durée de cotisation va augmenter et que, compte tenu de la faiblesse des retraites qui sont livrées aujourd'hui, les gens ne pourront pas partir à la retraite parce qu'ils n'auront pas de retraite pleine."


A la décharge du président, il s'est tout de même engagé à fixer un seuil minimal de pension de retraite à 1000 euros, à l'occasion de sa conférence.

RETRAITÉS : COMMENT ONT-ILS RÉAGI?

POUR CASTANER MACRON NE PARLAIT PAS AUX MANIFESTANTS


Emmanuel Macron s'est adressé "aux Français, pas aux 30.000 manifestants" rassemblés tous les samedis a estimé vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Évoquant les réactions très critiques des "gilets jaunes" après la conférence de presse de jeudi du président de la République, le ministre a jugé que "leur réponse était déjà écrite avant l'intervention du président".


"De toutes façons, je ne suis pas sûr que (leurs) revendications, que je ne connais plus, aient attendu une quelconque réponse" a-t-il ajouté. 


Il a également dénoncé un "rituel de la violence, presque tous les samedis".  "Il s'agit de mettre en cause le président de la République, de façon systématique, ils n'ont pour seul désir que de faire tomber nos institutions", a aussi dénoncé le ministre de l'Intérieur, à la veille d'une nouvelle mobilisation des Gilets jaunes.

FORCE OUVRIÈRE


Pour le syndicat Force Ouvrière, la conférence de presse d'Emmanuel Macron, a "confirmé" les orientations du début du quinquennat, dont des réformes "contestées" comme la réforme des retraites et de la fonction publique. 


Pour la centrale, Emmanuel Macron a "confirmé le bien fondé de ses critiques" sur le projet de régime universel de retraite. FO considère aussi que l'annonce de la fin des fermetures d'hôpitaux et d'écoles "demande des précisions". L'idée des maisons de services publics ou de service au public, regroupant en un même lieu par canton plusieurs services, "soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses", écrit-elle.


Quant à l'abandon de l'objectif de suppression de 120.000 emplois, question renvoyée au gouvernement, avec parallèlement un redéploiement d'emplois des administrations centrales vers les services déconcentrés, il est contesté par FO qui considère que "les administrations centrales sont elles aussi sous tension".

RETRAITÉS AGRICOLES


La Confédération paysanne a pris acte vendredi de l'annonce la veille par le président Emmanuel Macron d'une retraite minimale de 1.000 euros pour ceux qui ont une carrière complète, mais a estimé que les retraités agricoles restaient les "abandonnés de la République".


"Le Président vient d'acter qu'il fait de tous ces retrait.és des abandonné.es de la République", a estimé le syndicat agricole, positionné à gauche, dans un communiqué. Selon le syndicat "le niveau de pension agricole moyen est de 740 euros mensuel" pour "plus d'un million de retraités agricoles actuellement en France". Il  "demande la revalorisation immédiate à 85% du SMIC pour les "déjà retraités" de l'agriculture". 

AUDIENCES TÉLÉ


En ajoutant les audiences réalisées par les chaînes d'information à celles de TF1 et France 2, ce sont finalement 8,5 millions de téléspectateurs qui ont regardé la conférence de presse du président de la République. 

AUDIENCES TÉLÉ


La conférence de presse du président de la République a été suivie par près de 7 millions de personnes sur TF1 et France 2 jeudi, selon Médiamétrie. 

Sur TF1, de 18 heures à 20 heures, ce sont 3,3 millions de téléspectateurs en moyenne qui ont suivi les annonces, soit 20,4% de part d'audience. Le JT de 20 heures a réuni 5,1 millions de personnes (22,8% de pda). Sur France 2, qui a diffusé l'intégralité de la conférence de presse, ce sont 3,6 millions de téléspectateurs qui étaient devant la chaîne (20,8% de pda), et le JT de 20 Heures, décalé à 20H30, a réuni 4,1 millions de téléspectateurs (17,8%).


Ces données n'intègrent pas les chaînes d'info, dont les scores seront connus en fin de matinée.

LE MAIRE


Le ministre de l'Economie a assuré que le gouvernement ne laisserait "filer" ni le déficit public ni la dette, après l'annonce de la réduction d'impôts sur le revenu. "Sur la dépense publique, nous ne lâcherons rien."

CHENU


Le député RN Sébastien Chenu a estimé qu'Emmanuel Macron avait fait "un sacré bras d'honneur aux Gilets jaunes en évacuant d'emblée les plus grandes revendications et les attentes les plus profondes, en indiquant qu'il allait continuer la même politique et allait accélérer".

LE MAIRE


Suppression de 120.000 postes de fonctionnaires : "Nous verrons avec Gérald Darmanin quels seront les emplois publics que nous réduiront moins" a expliqué Bruno Le Maire.  Le désir de service public des Français, et la nécessité de déployer plus de fonctionnaires sur le territoire, "nous amènera à moins réduire le nombre de fonctionnaires que ce que nous avions prévu" ajoute-t-il.

LE MAIRE


Le ministre s'explique sur les niches fiscales. "On ne touche pas aux niches fiscales pour les emplois à domicile" réaffirme-t-il. "Je recevrai dès la semaine prochaine les représentants des organisations patronales pour regarder ce qui répond à l'intérêt général et ce qui pourrait être réduit car c'est de l'argent public qui est mal utilisé. (...) Ce qui ne répond pas aux politiques publiques, nous le réduiront."

BELLAMY


François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux européennes, est l'invité de LCI. 

"Tout ça pour ça. Il aura fallu des semaines pour qu'on en arrive à la redécouverte de ces évidences" déclare-t-il à propos de la conférence de presse d'Emmanuel Macron hier.

LE MAIRE


Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire annonce sur LCI qu'il fera au président de la République une proposition pour que "15 millions de foyers fiscaux" payent moins d'impôts. Il souhaite s'attaquer à la première tranche d'impôts, mais aussi à la seconde, la tranche à 30%.

RN


Dans un communiqué envoyé très tôt ce vendredi matin, le Rassemblement national a fustigé l'attitude du président de la République lors de son conférence de presse. "Les Français doivent savoir qu’après cinq mois de contestation sociale parfois violente, qu’après des semaines d’un prétendu débat,  le Président de la République est animé par la même conviction : si vous n’êtes pas d’accord c’est que 'je n’ai pas réussi à me faire comprendre' (sic). (...) Plus que jamais, à l’issue de cet exercice confus et sans haute vision de l’Etat et de la France, les Français doivent savoir qu’il n’y a que la sanction électorale du 26 mai qui mettra fin à la course sans fin d’un président somnambule, sans empathie, qui n’a rien compris et rien appris."

RÉCAP'

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RÉACTIONS 


Comme il fallait s'y attendre, la conférence de presse du président de la République n'a pas laissé insensibles les membres de l'opposition. Florilège.

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