EN DIRECT - Le parquet ne délivrera pas de réquisitoire supplétif sur la disparition du coffre de Benalla

Politique
AFFAIRE - - Saisi par un avocat de partie civile, le parquet a refusé d'élargir le champ d'investigation des juges d'instruction à une dissimulation de preuves, après la disparition d'un coffre contenant des armes au domicile d'Alexandre Benalla avant la perquisition, a indiqué vendredi une source judiciaire.
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JUSTICE


Après la disparition d'un coffre contenant des armes au domicile d'Alexandre Benalla juste avant une perquisition, Me Yassine Bouzrou, l'avocat du syndicat policier Vigi, partie civile dans cette affaire, avait demandé à ce que les juges enquêtent également sur cette "dissimulation de preuves". En vain puisque le parquet a finalement refusé d'élargir le champ d'investigation des juges d'instruction à une dissimulation de preuves.


Selon une source judiciaire, comme il n'est reproché aucune infraction sur les armes dans ce dossier à Alexandre Benalla, il n'y a pas lieu de délivrer un réquisitoire supplétif, a décidé jeudi le parquet de Paris. D’autant que l'ancien adjoint au chef de cabinet du président Emmanuel Macron avait finalement rapporté les armes en sa possession à la justice quelques jours après la perquisition.

BENALLA

"La réorganisation annoncée par Emmanuel Macron ne s'arrêtera pas aux murs de l'Elysée. Cela sera présenté à la rentrée. [...] Il est vraisemblable que ça ait dépassé les murs de la rue Saint-Honoré (où siège l'Elysée, ndlr)"

GRIVEAUX

"Nous apporterons des corrections pour éviter que ne se reproduise cette dérive individuelle. Le gouvernement a réagi dès le jeudi, Le Monde l'ayant révélé dès le mercredi soir. Ensuite, il y a eu une enquête judiciaire, et nous ne voulions pas empiéter sur cette enquête. Nous avons été les garants de la séparation des pouvoirs."

VINCENT CRASE


Présent aux côtés de son ami Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er mai, Vincent Crase est mis en examen pour "violences en réunion", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "port prohibé d'arme". Que sait-on sur cet ancien réserviste de la gendarmerie qui a ponctuellement servi à l’Élysée ces derniers mois ?

Affaire Benalla : qui est Vincent Crase, lui aussi entendu par la commission d'enquête ?

Affaire Benalla : qui est Vincent Crase, lui aussi entendu par la commission d'enquête ?

FOURRIÈRE


Le 20 juillet, Alexandre Benalla s’est rendu avec sa voiture de fonction à une convocation de la Police judiciaire. Mais après 36 heures de garde à vue, il ne retrouve pas le véhicule là où il l’avait laissé. Mal garé, celui-ci a en effet été conduit à la fourrière. Malgré sa procédure de licenciement, c’est Alexandre Benalla en personne qui est allé récupérer la voiture huit jours plus tard sur ordre du commandant militaire de l’Élysée, le général Eric Bio-Farina, nous apprend ce jeudi Le Point.


Si cette information n’est qu’un détail depuis l’affaire Benalla, elle révèle le sentiment d’impunité qui règne à l’Elysée. Placé sous contrôle judiciaire, l’ex-chargé de mission n’a plus le droit d’exercer une mission de service public. D'où l'étonnement pour ne pas dire la stupeur des juges chargé de l’instruction de cette affaire. "Être missionné par le commandement militaire de l'Élysée peut s'apparenter à une mission de service public. Le juge de la liberté et de la détention aurait dû être saisi". Un avis que ne partage pas le parquet de Paris, qui estime tout à fait normal qu’Alexandre Benalla aille lui-même à la fourrière récupérer son ancienne voiture de fonction.

AURORE BERGÉ

"C'est une faute individuelle, le président de la République l'a dit. Il y a trois enquêtes qui sont menées, et sans notre groupe, il n'y aurait pas pu y avoir d'enquête parlementaire (ndlr, il a pourtant fallu que l'opposition bataille le temps d'un week-end pour l'arracher à la majorité)" 

AURORE BERGÉ

"Notre groupe a montré toute sa maturité politique et toute sa solidité, parce que c'était pas facile, face à la façon dont on était agressés à l'Assemblée nationale".

AURORE BERGÉ

"Pendant l'affaire Benalla, j'ai vu beaucoup de solidité. On a été assailli de médias, par une forme de guérilla que nous ont menées les oppositions, qui se sont toutes retrouvées contre nous, parce qu'on était en train d'étudier la réforme constitutionnelle, dont il ne voulait pas. Je constate que depuis un an, ils n'arrivent pas à justifier leur opposition. Je le constate chez LR, qui prône la baisse de la dépense publique et la hausse du pouvoir d'achat, mais qui votent contre la suppression de la taxe d'habitation."

AURORE BERGÉ

La députée LaRem des Yvelines est l'invitée politique de LCI et se montre... très offensive : "Il y a une grande détermination chez nous. On a vu que les oppositions ne veulent pas de la réforme constitutionnelle, de la diminution du nombre de parlementaires, de l'introduction d'une dose de proportionnelle."

SONDAGE

Un sondage Ifop le disait hier, l'image d'Emmanuel Macron a été dégradée par l'affaire Benalla, bien que des études successives aient fait montre de contradictions sur le sujet. Toutefois, l'enquête YouGov que le Huffington Post publie ce matin enfonce le clou : le président cumule les opinions négatives (68%) et atteint un plancher inédit en matière d'opinion positive : 28%. Et c'est chez les sympathisants LR, qu'il avait conquis depuis le début du quinquennat, que les dommages sont les plus élevés : 18 points de perdus en un mois, soit quelques temps avant le début de l'affaire Benalla.


La majorité ne pourra pas mettre ces chiffres sur le compte du silence présidentiel : le baromètre, précise le HuffPo, a été réalisé "après son discours prononcé devant les députés LaRem" où il avait fait applaudir Alexandre Benalla par la majorité et invité, bravache, l'opposition, la justice, les enquêteurs, à venir "le chercher".

ENQUÊTE

Si, toujours selon l'AFP, qui confirme là une information du Canard enchaîné, Alexandre Benalla finira par confier les armes - "déclarées", assure-t-il - à la justice, l'épisode ne fait pas rire le syndicat Vigi CGT, qui met très sérieusement en doute la sincérité de ce dernier dans un courrier adressé au parquet : "Il est permis de penser que le coffre contenant les armes a été déplacé durant la nuit ayant précédé la perquisition reportée par les enquêteurs. (...) Il est permis de s'interroger sur le fait de savoir si certaines de ces armes ont été supprimées."

ENQUÊTE

Conséquence, la nuit arrivant et les policiers ne pouvant procéder à une perquisition après 21h, ils posent des scellés et reviennent le lendemain matin. Toujours en présence de Benalla, ils procèdent à une fouille de l'appartement, à la recherche notamment d'une armoire blindée contenant des armes évoquées par l'ex-chargé de mission au cours de sa garde à vue. Explication avancée par Benalla auprès des enquêteurs : "Elle a dû être emmenée en lieu sûr par une personne", dont il refuse de dire le nom, et qu'il aurait missionné pour "nettoyer" l'appartement, craignant que celui-ci, "identifié par les journalistes", ne soit visité. Les policiers ne seront pas rentrés bredouilles, ayant récolté une autorisation de port d'armes délivrée par la préfecture de police et deux dispositifs semblables à des gyrophares.

ENQUÊTE

Drôle de moment pour les policiers, vendredi 20 juillet, lors de la garde à vue d'Alexandre Benalla, raconte l'AFP, mercredi 1er août. Alors qu'ils souhaitent perquisitionner le domicile du collaborateur de l'Elysée, ils doivent opérer avec l'absence des clés de cet appartement, sis à Issy-les-Moulineaux. Ce dernier refusant de contacter sa compagne pour qu'elle ouvre la porte, les policiers font alors appel à un serrurier, qui n'a pas le bon matériel pour ouvrir la porte.

ASSEMBLÉE


Au lendemain des révélations du Figaro sur l'utilisation par Alexandre Benalla de son badge au Palais Bourbon pendant sa suspension, le bureau de l'Assemblée nationale a voté ce mercredi, "à l'unanimité moins une voix", des règles d'attribution plus restrictives des badges pour les membres des cabinets de l'exécutif, selon un communiqué de la présidence.

SONDAGE

"L'affaire Benalla n'est pas sans conséquence sur l'image du président de la République", constate l'Ifop. Interrogeant les Français sur les traits de personnalité d'Emmanuel Macron, l'institut de sondage a constaté une perte sèche de 9 et 6 points pour le président en matière d'honnêteté (48% en mars 208, 39% aujourd'hui) et de sincérité (44% en septembre 2017, 38% aujourd'hui). Ils sont toutefois une large majorité à juger qu'il a de l'autorité (69%) et qu'il sait où il va (57%).

CONCLUSION

Les commissaires ont finalement voté en faveur de la publication des comptes-rendus des auditions. Il n'y aura toutefois pas de rapport parlementaire de l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla.

MODEM

Le groupe Modem à la commission d'enquête a un peu lâché ses alliés LREM, regrettant la méthode de formation de la commission d'enquête, ouverte aux membres extérieurs à la commission des lois, mais également la non audition d'Alexis Kohler, refusée par les députés LREM.

COMMISSION DES LOIS

"Fière" du travail accompli par la commission, Yaël Braun-Pivet a tout de même constaté "l'impossibilité de poursuivre les travaux", eu égard à la suspension de la participation de Guillaume Larrivé et proposé de "clore cette séquence".

GUILLAUME LARRIVÉ

Le co-rapporteur de la commission d'enquête parlementaire prend une dernière fois la parole, pour la séance de conclusion des travaux de la commission dans le cadre de l'affaire Benalla : "Des pièces non demandées, des auditions non sollicitées. Cette commission est un échec. [...] Mais ce que je regrette, c'est que cette commission ne se soit pas saisie totalement des pouvoirs de commission d'enquête, qui en avait pourtant la possibilité."

FRANÇOIS DE RUGY

Visé par Le Parisien pour ses dépenses à l'Assemblée : "Je suis attaché à la liberté de la presse, pas le genre à appeler quand un article me déplaît, mais bon, parfois, on pourrait en faire un meilleur usage. Ce journal a eu un tuyau crevé."

FRANÇOIS DE RUGY

"Selon certains, il y aurait eu une police politique, des milices de barbouzes... l'enquête parlementaire a pu démontrer que cette affaire était circonscrite à un homme, peut-être avec des complices.

FRANÇOIS DE RUGY

"J'ai choisi de réformer ce système, puisque je n'avais pas pu donner mon visa. [...] Je confirme l'information selon laquelle Alexandre Benalla est venu à l'Assemblée pendant sa suspension. Mais il y a un problème, cela relève de données personnelles. Qu'il y ait eu des personnes qui dénoncent cette possession, c'est un problème".

FRANÇOIS DE RUGY

"Nous allons parler du badge d'Alexandre Benalla aujourd'hui. Je l'ai redit à la tribune, il y a plus de 7800 badges d'accès à l'Assemblée nationale, des collaborateurs, des députés, des collaborateurs de ministre, de la présidence de la République. Il y avait eu 6 demandes de badge pour François Hollande."

FRANÇOIS DE RUGY

"L'Assemblée nationale a fait le choix d'agir très rapidement : dès le lundi matin à 10h, 4 jours après les révélations, le ministre de l'Intérieur était auditionné."

FRANÇOIS DE RUGY

"On s'en serait bien passé. [...] Le problème nous est tombé sur la tête, on l'a traité."

FRANÇOIS DE RUGY

Il a quand même fallu attendre des révélations, fait valoir Adrien Borne : "Vous savez très bien que ce type de comportements restera secret. Mais si vous comparez avec des choses vues par le passé, rien n'a été occulté !"

FRANÇOIS DE RUGY

Le président de l'Assemblée est l'invité de LCI : "Les motions de censure viennent clore une affaire politique et médiatique qui a été exagérée, gonflée, il faut bien le dire. Il y a eu des problèmes, bien sûr, une dérive, mais cet homme, collaborateur de l'Elysée, a été licencié. Les institutions de notre démocratie ont fonctionné. La justice s'est saisie de ces éléments le lendemain des révélations du jour, les gardes à vue et les mises en examen dans la foulée !"

1ER MAI

Une nouvelle photo montre le trio Benalla-Crase-Mizerski, le 1er mai, au Jardin des Plantes. Vincent Crase est en train de pousser semble-t-il un manifestant par l'épaule, tandis qu'Alexandre Benalla lui maintient le bras, suscitant une grande douleur chez l'interpellé. De quoi, à nouveau, mettre à mal la thèse d'Alexandre Benalla selon laquelle il n'avait procédé à aucune interpellation ce jour-là.

REBONDISSEMENT 


Suspendu deux semaines après les faits du 1er mai, Alexandre Benalla s’est rendu deux fois à l’Assemblée nationale durant sa période de suspension. Une information révélée ce mardi par le Figaro et confirmée par l’Assemblée nationale qui ouvre de nouveau le doute sur la réalité de sa sanction.

Benalla s’est rendu à deux reprises à l’Assemblée durant sa suspension, de Rugy ouvre une enquête

Benalla s’est rendu à deux reprises à l’Assemblée durant sa suspension, de Rugy ouvre une enquête
Urgent

MOTION DE CENSURE


La motion de censure déposée par les groupes parlementaires de gauche est rejetée. Elle n’a obtenu que 74 voix. Il lui fallait 289 voix pour être adoptée. 

MOTION DE CENSURE


Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, vient de mettre au vote la seconde motion de censure. Le scrutin sera clôturé vers 19h30.

BRUNO QUESTEL


"Contrairement à vos déclarations mensongères et tapageuses, il n'y a eu aucune volonté de masquer, aucune volonté de mentir et aucune volonté d'excuser". 

BRUNO QUESTEL


Dernier intervenant à s'exprimer avant l'ouverture du scrutin, le député LaREM, Bruno Questel, pour défendre la majorité.

MATHILDE PANOT


La parlementaire LFI cite en conclusion Jean Jaurès : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques".

MATHILDE PANOT


C'est à présent à la députée de la France insoumise, Mathilde Panot, de monter à la tribune pour faire valoir le point de vue de son groupe. Elle dénonce "les petits soldats du macronisme qui tentent d'écraser les voix dissonantes".

OLIVIER FAURE


Le patron du PS s'en prend directement au Premier ministre, Edouard Philippe. "Vous avez fait le choix de dissimuler aussi longtemps que cela vous a été possible. Vous avez ensuite fait le choix de mentir par la bouche du porte-parole de l’Elysée. Vous avez cherché à relativiser les faits puis à les justifier".

OLIVIER FAURE


"Dans cette affaire, M.Benalla n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est ce que cette affaire nous dit d'un pouvoir se pense tout puissant et qui pense ne devoir rendre des comptes  à personne", lance Olivier Faure.

OLIVIER FAURE


Place au député de la Nouvelle Gauche et premier secrétaire du PS, Olivier Faure, de prendre la parole pour défendre la motion de censure déposée par la gauche.

ISABELLE FLORENNES 


C'est au tour de la députée Modem, Isabelle Florennes, de monter à la tribune. Elle confirme que son groupe ne votera pas la motion de censure.

SÉBASTIEN JUMEL


Le député PCF Sébastien Jumel qualifie Emmanuel Macron "d'enfant gâté qui ne supporte pas le temps de la démocratie".

SÉBASTIEN JUMEL


Premier intervenant à défendre la motion de censure de la gauche, le député PCF Sébastien Jumel.

ASSEMBLÉE


La séance reprend à présent pour débattre de la seconde motion de censure, celle déposée par les députés PS, LFI et PCF.

Urgent

MOTION DE CENSURE


Sans surprise, la motion de censure déposée par les Républicains est rejetée. Elle n’a obtenu que 143 voix. Il lui fallait 289 voix pour être adoptée. 

BENALLA 


Alors que la majorité fait actuellement face à l'Assemblée nationale à deux motions de censure, Le Figaro a révélé cet après-midi qu'Alexandre Benalla a utilisé par deux fois, le 16 mai et le 17 mai, son badge de l'Assemblée nationale. Or, entre le 4 et 21 mai, il était théoriquement mis à pied.

REPLAY


L'affaire Benalla "révèle les failles morales de la majorité",  lance à la tribune le député Nouvelle Gauche, David Habib.

REPLAY


Richard Ferrand dénonce l'alliance des gauches qui ont déposé ensemble une motion de censure et ironise sur "le flirt médiatique entre élus insoumis et leaders de l'extrême droite"

MOTION DE CENSURE


Le président de l'Assemblée vient de mettre aux voix la motion de censure déposée par les Républicains. Le scrutin sera clôturé à 18h25.

BASTIEN LACHAUD


Le groupe de la France insoumise votera en faveur de la motion de censure déposée par les Républicains, fait savoir Bastien Lachaud.

BASTIEN LACHAUD


"Il y a eu un mensonge d'État que la commission d'enquête a commencé à montrer et que la presse confirme aujourd'hui. Tout a été fait pour faire obstruction à la vérité. L'impunité semble ruiseler depuis l'Elysée", déclare le député LFI Bastien Lachaud

Alexandre Benalla, un chargé de mission à l'Elysée proche d'Emmanuel Macron, filmé en train de porter des coups à un jeune homme à terre, le 1er mai dernier : les images choc révélées mercredi 18 juillet au soir par Le Monde ne cessent d'ébranler l'exécutif. Depuis l'éclatement de l'affaire, la multiplication des éléments sur le profil d'Alexandre Benalla, le garde du corps du Président, et l'attitude des autorités à son égard ont jeté la majorité dans l'embarras.


Le volet politique de l'affaire est aujourd'hui mis entre parenthèses. Après une crise qui a vu la majorité subir une nouvelle vague de critiques, entre une commission d'enquête à majorité LREM à l'Assemblée nationale très décriée, les oppositions ont déposé deux motions de censure, mardi 31 juillet, motions rejetées. Le matin même, la commission d'enquête du Sénat avait mis entre parenthèses ses travaux, jusqu'à la rentrée.

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