EN DIRECT - Les propos de Laurent Wauquiez : "Laissons-le s'enferrer tout seul", conseille Valérie Pécresse aux candidats malheureux à la présidence LR

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IL S'EXPLIQUE - La tempête médiatique se poursuit après les propos que Laurent Wauquiez a tenus lors de son cours donné à une école de commerce, à Lyon, et diffusés dans Quotidien. Si l'ex-ministre a annoncé qu'il allait porter plainte, les reproches continuent de tomber.
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STRATÉGIE


On apprend dans le JDD de ce 25 février, que Valérie Pécresse - qui avait réagi sur RTL après la diffusion des propos de Laurent Wauquiez dans Quotidien (voir plus bas) - organise la riposte avec les candidats malheureux à la présidence de Les Républicains qui l'ont rejointe au sein de son mouvement Libres !. Selon l'hebdomadaire, la patronne de la région Ile-de-France "a donné des consignes de modération à Florence Portelli et Maël de Calan". Avec un mot d'ordre : "Laissons-le s'enferrer tout seul". 

DÉPART(S)


La sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller a indiqué sur Twitter avoir envoyé une lettre au président de son mouvement. A la suite des propos tenus par Laurent Wauquiez et diffusés dans l'émission Quotidien, celle qui fut porte-parole d'Alain Juppé (égratigné par Wauquiez) fait part de son intention de quitter "Les Républicains". "Nous ne nous reconnaissons plus ni dans les valeurs centrales de notre mouvement, ni dans votre style de gouvernance", écrit-elle notamment, dans un texte co-signé avec Antoine Herth le député de la 5e circonscription du Bas-Rhin. 

COLLARD


Gilbert Collard a qualifié sur LCI Laurent Wauquiez de "faux-cul des vrais mots". "S'il est assez blaireau pour s'exprimer devant des étudiants en se disant que ses propos ne seront pas répétés, il faut qu'il retourne à une autre activité que  la politique", a ajouté le député du FN.

PÉCRESSE


"Il y a deux droites aujourd'hui, celle des décibels et celle de la crédibilité". Invitée sur RTL, Valérie Pécresse a réagi ce jeudi matin pour la première fois aux propos controversés de Laurent Wauquiez. "Je ne laisserais pas attaquer mon bilan ministériel et mes réformes au gouvernement", a-t-elle dit. La présidente de la région Ile-de-France, qui dit préférer "aller sur le terrain des idées" ne s’est cependant pas privée de tacler le président de son parti. "J'aimerais moi aussi faire de l'humour sur les réformes que Laurent Wauquiez a fait au gouvernement. Mais malheureusement j'ai bien cherché, je n'en ai pas trouvées". Le président des Républicains ne s'est par ailleurs pas excusé auprès d’elle. "Il ne m’a pas appelée pour s'excuser. Non, malheureusement, j'aurais bien aimé qu'il m'appelle et qu'il s'explique. Mais je n’ai pas reçu d'appels".

FN


Le député et porte-parole du Front national, Sébastien Chenu, a dénoncé ce mercredi "l'insincérité absolue" et "la mise en scène permanente" de Laurent Wauquiez après la prestation du patron des Républicains mardi sur BFMTV au sujet de ses déclarations choc enregistrées à son insu. "Ca m'amuse toujours de voir des gens qui sont l'incarnation du système s'essayer à la dénonciation du système. En général ils se prennent les pieds dans le tapis, ça sonne faux, c'est un peu ce qu'a fait Laurent Wauquiez", a déclaré Sébastien Chenu lors d'un point-presse à l'Assemblée nationale. Le député du Nord ne croit "évidemment pas du tout à sa naïveté. Il savait très bien que ses propos, quand on s'exprime comme ça devant un certain nombre d'étudiants, que tout cela sortirait".

BUSSEREAU


"Je m'attendais à ce qu'il s'excuse". L'ancien ministre Dominique Bussereau, qui a claqué la porte de son parti Les Républicains après l'intervention de Laurent Wauquiez mardi soir sur BFMTV, ne décolère pas. "Je me disais hier soir Laurent Wauquiez, qui est un garçon intelligent, cultivé, va s'excuser. Non il ne s'excuse pas, il attaque de plein front un certain nombre de personnes personnellement", a déclaré ce mercredi ce proche d’Alain Juppé sur Public Sénat. 


"C'est un garçon de talent, c'est une personnalité politique de premier plan, je pensais qu'il pouvait se dire :’allez soyons clairs, j'ai fait le kéké devant mes étudiants (...) je reconnais que je suis allé trop loin et que j'ai tenu des propos que je n'aurais pas dû tenir’, ça aurait mis fin à l'incident", a-t-il ajouté. Selon lui, "la rupture qui s'effectue entre la droite et le centre fait que  le retour aux affaires, y compris les victoires aux européennes et aux  municipales, apparaît de plus en plus difficile" et "aliène la possibilité pour  LR de gagner les prochaines échéances électorales".

FAURE 

LE FOLL


Laurent Wauquiez doit "nous dire exactement la vérité" à propos des accusations qu'il a portées contre Nicolas Sarkozy, et pour lesquelles il s'est excusé auprès de l'ancien chef de l'Etat, a réclamé ce mercredi l’ancien ministre Stéphane Le Foll Le président des Républicains a dit "des choses extrêmement graves" lorsqu'il a "accusé un ancien président de la République d'avoir mis des ministres sur écoute". "Il l'a dit à des jeunes, dans une école de commerce, c'est extrêmement grave", a estimé le député socialiste sur CNews. "Il doit nous dire exactement la vérité sur ce sujet. Est-ce vrai ou pas? Si c'est vrai, c'est un problème d'Etat", a-t-il tranché.

HAMON


Invité sur LCI, Benoît Hamon s’est interrogé sur l’utilité des cours dispensés par Laurent Wauquiez à l’école de commerce de Lyon. 

HAMON (x4)

HAMON (TER)

HAMON (BIS)

L'avis de Benoît Hamon sur la considération que Laurent Wauquiez accorde à la presse.

HAMON

Invité de LCI, l'ancien candidat à la présidentielle du Parti socialiste s'est permis un petit tacle à l'attention du patron de LR, tout en exprimant sa volonté de ne pas trop lui accorder d'importance.

DEMISSION 


Dominique Bussereau, déjà en congé du parti LR, démissionne.

Après l'interview de Laurent Wauquiez, l'ancien ministre Dominique Bussereau démissionne des Républicains

Après l'interview de Laurent Wauquiez, l'ancien ministre Dominique Bussereau démissionne des Républicains

INDISCRETION 


Brice Hortefeux devrait soutenir Laurent Wauquiez, cette semaine 

DEMISSION 


La députée Elisabeth Morin-Chartier, démissionne elle aussi.

POLÉMIQUE


Alors que des soutiens de Laurent Wauquiez accusent Quotidien de ne pas avoir respecté sa vie privée, l'émission de TMC se défend

SOUTIEN


Chez les Républicains, Geoffroy Didier soutient Laurent Wauquiez.

RÉACTION


La juppéiste Virginie Calmels, désormais vice-présidente de LR, a elle aussi réagi aux explications de Laurent Wauquiez.

DIVISION


Avant d'annoncer sa démission de LR, l'ancien ministre Dominique Busserau critiquait vivement les propos de Laurent Wauquiez, hier sur LCI.

DÉMISSION


L'ancien ministre Dominique Bussereau vient d'annoncer qu'il quittait définitivement Les Républicains

C'est la fin de l'interview, L. Wauquiez a le dernier mot : "Je sors de cette épreuve plus déterminé que jamais à défendre mes convictions et ma liberté de parole. Je demande aux Français : est-ce que ce qui vous préoccupe, c'est les propos que j'ai pu tenir, ou le président de la République qui baisse le pouvoir d'achat ?"

"Je crois que les Français en ont soupé du langage polissé, des petits bonbons sucrés. J'ai fait le choix d'une parole libre, je ne changerai pas. (...) Mon choix, c'est celui du courage, de la netteté."

L. Wauquiez avait qualifié les députés LREM de "guignols", avec "le petit doigt toujours sur la couture". Là encore, le chef de file de la droite assume : "Le terme de guignol, il est très sobre."

En réaction à Xavier Bertrand, qui accuse L. Wauquiez de "faire du Donald Trump" : "D. Trump n'est pas un modèle pour moi, jmais je ne me laisserai pas impressioner par ce chiffon rouge, je ne bougerai pas."

L. Wauquiez poursuit : "De la même manière que j'ai pu le dire devant des étudiants, je peux le dire sur votre plateau, je n'ai pas de double discours. On ne rassemble pas en jetant un voile pudique sur les choses. Il y a besoin d'une droite qui assume ses idées, qui ne s'excuse pas."

Venons-en à présent au dossier Bordeaux, dont Laurent Wauquiez a affirmé qu'Alain Juppé et son équipe ont "cramé la caisse". Il signe et persiste, en indiquant qu'Emmanuel Macron "fait la même chose".

Sur Valérie Pécresse, dont Laurent Wauquiez, a dit "ah, qu'est-ce qu'elle fait comme conneries !" - il s'agit, selon l'intéressé, d'un "trait d'hmour". 

A propos du fonctionnement des syndicats, de la manipulation d'Emmanuel Macron dans l'affaire Fillon : "je le maintiens" dit Laurent Wauquiez. 

Le passage sur Nicolas Sarkozy - où Laurent Wauquiez prétendait qu'il "mettait ses ministes sur écoute" - est "le seul que je regrette vraiment. j'ai présenté mes excuses à Nicolas Sarkozy pour qui j'ai de l'estime. (...) Ce que j'ai expliqué à ce moment-là c'était une rumeur, je n'ai jamais pensé que Nicolas Sarkozy mettait ses ministres sur écoute".

L. Wauquiez va-t-il présenter ses excuses ? "Je n'ai pas insulté les Français, je ne suis pas Emmanuel Macron. Dans mes propos il n'y avait pas une once de mépris. (...) Parce que je défends les classes moyennes."

On aborde enfin le fond : Sur Gérald Darmanin, dont Laurent Wauquiez a prédit qu'il allait "tomber" : "Quand vous êtes un ministre de la République, on brandit trop facilement l'argument de la présomption d'innocence. (...) Quand la classe politique est attaquée, tout le monde se drape derrière la présomption d'innocence, pour excuser l'inexcusable. (...) Il aurait été digne de la part de G. Darmanin de se retirer."

Laurent Wauquiez reconnaît "une erreur" : "je n'ai pas mesuré le degré de violence et de manipulation auquel certains journalistes sont prêts à se livrer. Je ne m'y tromperai plus."

Le chef de file de LR ajoute, sur le plateau de BFM : "Le système médiatique a ceux qu'il cible et ceux qu'il protège. (...) Aujourd'hui je ne suis pas dupe de ce qu'il se passe, j'en suis la cible. Je suis venu sur votre plateau pour vous dire que cela ne m'impressionne pas."

Laurent Wauquiez poursuit : "Quel est donc mon grand crime ? (...) Je ne peux qu'être songeur quand je vois le cirque médiatique auquel on a assisté pendant 4 jours. Il n'était plus question du pouvoir d'achat, c'était devenu le seul sujet obsessionnel." 

Laurent Wauquiez annonce avoir porté plainte et saisi le CSA. "Cela n'a rien à voir avec ce que je crois être la déontologie journalistique."

Laurent Wauquiez en direct sur BFM TV : 


A propos des journalistes de Quotidien : "Ces méthodes sont des méthodes de voyous, je pèse mes mots. Il s'est livré à une embuscade. Il a contacté les élèves en amont, manipulé l'un d'entre eux pour le convaincre de m'enregistrer dans mon dos."

À 19 heures, Laurent Wauquiez s'expliquera sur le plateau de Ruth Elkrief. 

ILE-DE-FRANCE


Jérôme Chartier, 1er vice-président de la région Ile-de-France, demande à Laurent Wauquiez "retirer ses propos" et de 'sen excuser auprès de Valérie" Pécresse. 

LREM


Le patron du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale fustige les propos de Laurent Wauquiez : "Je vais vous dire mon indignation à l'égard des femmes et des hommes qui composent le groupe de La République en Marche, qu'il a gravement injuriés." 


Richard Ferrand demande au chef des Républicains de "retrouver un peu de dignité, en indiquant qu'il retire ses propos et qu'il présente ses excuses". Il ajoute : "Nous sommes prêts à les accepter en considérant avec bienveillance qu'il s'agit d'un moment d'égarement."


Dans l'enregistrement fait à l'EM Lyon, Laurent Wauquiez avait qualifié les membres de LREM de "guignols", qui "sont tous avec le petit doigt sur la couture".

ETHIC


"Wauquiez se prend pour Mélenchon !" Par la voix de sa présidente, Sophie de Menthon, le mouvement patronal Ethic, fustige les déclarations de Laurent Wauquiez. "Alors que les entreprises de France sont représentées de fait par le MEDEF et la CPME, insulter ces deux organismes c’est insulter toutes les entreprises de France. Le mouvement Ethic s’inquiète qu’un parti politique de droite se prononce de façon aussi virulente et sans égard pour toutes les négociations menées et abouties depuis des années avec tous les gouvernements", peut-on lire dans un communiqué.

PATRONS


Dans une lettre diffusée sur Twitter, le syndicat patronal, la CPME, répond à Laurent Wauquiez qui l'avait accusée, avec le Medef, de "seulement vouloir encaisser de l'argent". Il dénonce des "propos blessants et maladroits" qui traduisent "un véritable mépris"

BORDEAUX


L’adjoint aux finances de la mairie de Bordeaux, Nicolas Florian, s’est offusqué des propos de Laurent Wauquiez sur la gestion financière de la ville dirigée par Alain Juppé. "On ne brûle pas les billets à Bordeaux. On investit, on assure des services. Je suis meurtri et contrarié par ces déclarations à l'emporte-pièce".

MACRON


En marge d’un déplacement aux Mureaux, le président de la République Emmanuel Macron a été interrogé sur les propos de Laurent Wauquiez. Réagissant sans réagir, le chef de l’Etat a expliqué qu'il n'avait aucun commentaire à faire "parce qu’il n’est pas inspirant. Moi je travaille, j’ai autre chose à faire".

DE RUGY RÉCLAME DES EXCUSES


Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a demandé ce mardi à Laurent Wauquiez de "s'excuser devant les Français" après ses déclarations évoquant "une dictature totale en France". Il dénonce des propos "doublement insultants", pour les députés et pour la République".

L'HUMEUR DE BACHELOT


"Nom d'un chien, quel courage cher Laurent Wauquiez !" Roselyne Bachelot a choisi ce mardi de défendre (à sa manière !) le président des Républicains, sous les feux des critiques depuis la diffusion de ses propos enregistrés à son insu lors d'un cours dans une école de commerce de Lyon. 

LE FOLL


L'ancien ministre Stéphane Le Foll regrette que Laurent Wauquiez traite les députés de la majorité de "guignols". "Et lui, il ne faisait pas le guignol ?" lors du quinquennat Sarkozy, a lancé le socialiste.

FAURE


Le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, Olivier Faure, déplore l'image de la politique donnée par Laurent Wauquiez. "C'est le cynisme à l'état pur. C'est quelqu'un qui fait semblant de parler vrai quand il vient sur un plateau de télévision mais il a un double langage permanent", a déclaré le socialiste au micro de LCI.

DÉMISSION


Le député LREM, Matthieu Orphelin, estime que Laurent Wauquiez n’est plus légitime à présider les Républicains. "Il a été beaucoup trop loin, je pense que ce sera un tournant dans sa vie politique, je ne vois pas comment il peut rester à la tête des Républicains", a déclaré le parlementaire sur Sud Radio, dénonçant des propos "excessifs", "affligeants" et "graves".

WAUQUIEZ


Le président des Républicains va s'expliquer ce soir sur BFM. Il s'agit de sa première déclaration depuis la diffusion des enregistrements dans Quotidien.

Après plusieurs jours de tempête médiatique, Laurent Wauquiez a annoncé mardi soir qu'il allait porter plainte et qu'il allait saisir le CSA à la suite des enregistrements diffusés par l'émission Quotidien. Le président de LR a dénoncé des "méthodes de voyous" après la diffusion de ses propos tenus dans le huis-clos d'une école de commerce de Lyon. "J'assume les propos qui ont été les miens. Je n'ai pas de double langage", a assuré Laurent Wauquiez.


Des excuses ?  Pas question pour Laurent Wauquiez. "Je n'ai pas insulté les Français, je ne suis pas Emmanuel Macron. Dans mes propos, il n'y avait pas d'arrogance ou de mépris à l'égard des Français." Et les "conneries" de Valérie Pécresse ? "C'était de l'humour". De quoi "consterner" la patronne de la région Ile-de-France. Et les accusations contre Nicolas Sarkozy ? "Ce message, c'est le seul que je regrette", a expliqué Laurent Wauquiez.

Quotidien a révélé plusieurs extraits dans lequel on entend Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes affirmer que Nicolas Sarkozy avait placé ses ministres sur écoute et se dire "sûr et certain" qu’Emmanuel Macron et ses équipes "ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition" contre François Fillon. Quant à Gérald Darmanin, visé par une enquête pour abus de faiblesse, "il sait ce qu’il a fait" et "il va tomber", affirmait encore Laurent Wauquiez, le comparant à un Jérôme "Cahuzac puissance 10".  


Des déclarations qui ont secoué la classe politique. Quelques personnalités de LR ont tenté de contre-attaquer déclarant par la voix de Laurence Saillet qu'il s'agissait d'un journaliste qui corrompt un élève en amont pour faire un enregistrement illégal". D'autres, au contraire, comme Jean-François Copé, ont dénoncé "une faute morale et politique" du patron de la droite. 

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