REVIVEZ - Marche blanche en hommage à Mireille Knoll : entre recueillement et tensions

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MÉMOIRE - La mort violente de l'octogénaire juive Mireille Knoll provoque une vive émotion dans toute la France. De nombreuses personnalités sont présentes à la marche blanche qui s'est lancée ce mercredi à 18h30 à Paris. Alors que le président du Crif avait souhaité que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon ne prennent part au rassemblement, les deux s'y sont rendus, dans une ambiance mouvementée.
Live

RÉACTION


L'ancienne ministre de la Justice était présente au sein du cortège

VIDÉO


La réaction en images de Jean-Luc Mélenchon peu après son exfiltration. Celui-ci estime "avoir fait son devoir" et regrette que "les circonstances" ne lui aient "pas permis de rester". 

VIDÉO


Voici les images de Marine Le Pen huée au début de la marche vers 19h.

RECUEILLEMENT

R. BADINTER

R. BADINTER


Sur Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon exfiltrés : "Ça me parait mineur par rapport à ce que j’évoquais. On tue à Paris une vieille femme parce qu’elle est juive. Mélenchon […] Le Pen, ça ne m’intéresse pas à cet instant".

HIDALGO

R. BADINTER


L'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, sur LCI : "Ils ne sont pas venus là pour voler. Ils ont tué. Il faut mesurer ce que ça signifie comme ignominie. Ça me ramène au pire. Tuer une vieille femme c’est monstrueux. Tuer une vieille femme parce qu’elle est juive, je laisse à chacun le soins de s’interroger"

MARINE LE PEN


La présidente du FN a aussi quitté le cortège, selon l'AFP

MÉLENCHON


"Nous avons fait notre devoir et les circonstances ne permettaient pas que nous restions. Le sujet de la manifestation, ce n'est pas moi mais cette femme assassinée par des barbares", regrette le leader de la France insoumise, après avoir dû quitter le cortège pour des raisons de sécurité. 

SÉCURITÉ


Jean-Luc Mélenchon quitte le cortège car le service d'ordre craint d'être débordé.

AMBIANCE ÉLECTRIQUE

HUÉES


Jean-Luc Mélenchon, chapeau sur la tête, a été chahuté par quelques manifestants. 

DÉPART


La foule s'est amassée place de la Nation pour le départ

RASSEMBLEMENT


Notre reporter s'est rendue à la place de la Nation, d'où les participants doivent partir à 18h30 pour rejoindre le domicile de la victime dans le 11e arrondissement. 

PARTICIPATION


Les personnalités politiques s'annoncent nombreuses : une dizaine de ministres (dont Gérard Collomb, Jean-Michel Blanquer ou Françoise Nyssen), les présidents des assemblées (Gérard Larcher et François de Rugy), les chefs de partis (Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon) notamment.

RÉACTION


Le président du Crif a estimé hier soir que ni le FN ni la France Insoumise se seraient les bienvenus à la marche parisienne.

ASSELINEAU


Le président de l'Union populaire républicaine (UPR), candidat malheureux à la présidentielle, annonce sa participation à la marche blanche, à Paris, en mémoire de Mireille Knoll.  Celui-ci renouvelle, par voie de communiqué, sa condamnation la plus ferme de tout acte de violence et de haine, quelle qu'en soit la motivation.

VANDALISME


A quelques heures de la marche blanche, les murs du local ont été tagués et une armoire a été éventrée.

Un local de l'Union des étudiants juifs de France vandalisé à la Sorbonne, la ministre condamne des dégradations antisémites

Un local de l'Union des étudiants juifs de France vandalisé à la Sorbonne, la ministre condamne des dégradations antisémites

UNITÉ


"Lorsqu'il s'agit de lutter contre l'obscurantisme ou l'antisémitisme ou contre le fanatisme, tout ce qui rassemble grandit", dit Edouard Philippe devant la représentation nationale.

OBSÈQUES

MACRON


Le président de la République assiste aux obsèques de Mireille Knoll. Selon l'Élysée, il d'agit d'un geste personnel envers la famille. Il l’a prévenue hier qu’il viendrait. Cela s’inscrit dans son combat politique de lutte contre l’antisémitisme. 

GRANDE MOSQUÉE


Sans appeler à participer à la marche initiée par le Crif, la Grande  Mosquée de Paris a exprimé son "soutien" à la famille de la victime et assuré  que "le caractère antisémite avéré de ce meurtre est dénoncé et condamné par  l'ensemble des musulmans de France".

ÉVÊQUES


La Conférence des évêques de France (CEF) a elle aussi encouragé "tout un  chacun à se joindre à la marche blanche", soulignant que "les catholiques  veulent manifester leur fraternité à leurs amis juifs".

Urgent

CARRÉ DE TÊTE


 Souhaitant "clore la polémique", Francis Kalifat a relevé auprès de l'AFP  que "la rue appartient à tout le monde". Mais "le carré de tête" de la marche,  géré par le Crif, ne comptera pas de membres du FN et ou des Insoumis, a-t-il  précisé.

VELD'HIV'


Mireille Knoll avait échappé à la rafle du Vel d'Hiv' en 1942. "Il y a un  constat terrifiant: ce que les nazis n'ont pas pu faire, des malfrats, des  voyous l'ont fait avec la même haine", a déclaré à l'AFP le grand rabbin de  France, Haïm Korsia.

OBSCURANTISME


L'"obscurantisme barbare (...) nie la valeur que nous donnons à la vie,  valeur niée par le terroriste de Trèbes, valeur niée par le meurtrier de  Mireille Knoll, qui a assassiné une femme innocente et vulnérable parce qu'elle  était juive et qui ainsi a profané nos valeurs sacrées et notre mémoire", a  affirmé le chef de l'Etat 

EMMANUEL MACRON


 Mireille Knoll a été "assassinée parce qu'elle était  juive", a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours d'hommage au colonel Beltrame. 

RÉCAP'


LFI est "infréquentable" pour le Crif ? Une critique qui ne date pas d'hier. Notre journaliste Antoine Rondel dresse dans cet article l'historique de ce différend.

Jean-Luc Mélenchon et le Crif : c'est quoi le problème ?

Jean-Luc Mélenchon et le Crif : c'est quoi le problème ?

Des milliers de personnes sont appelées à se rassembler ce mercredi au départ de la place de la Nation à Paris pour rendre hommage à Murielle Knoll et dire "non" à l'antisémitisme. Cette octogénaire juive - qui avait échappé à la rafle du Vel d'Hiv' en 1942 - a été tuée vendredi dernier dans son appartement parisien. "Il y a un  constat terrifiant: ce que les nazis n'ont pas pu faire, des malfrats, des  voyous l'ont fait avec la même haine", a déclaré le grand rabbin de  France, Haïm Korsia. 


Une mort violente pour laquelle 2 personnes ont été placées en détention après avoir été mises en examen pour "homicide volontaire" à caractère antisémite. L'enquête, toujours en cours, devra déterminer les circonstances exactes de ce crime. "Ils sont allés attaquer parce qu'ils pensaient que cette dame - qui ne pouvait plus se déplacer donc qui était une proie facile - avait de l'argent qu'on pouvait prendre facilement", a déclaré Gérard Collomb mercredi. "C'est une juive, elle doit avoir de l'argent", a dit l'un des meurtriers présumés à l'autre, a confirmé le ministre.  Mireille Knoll, 85 ans, a été "assassinée parce qu'elle était juive",  victime du même "obscurantisme barbare" que le colonel Arnaud Beltrame, tué par  le jihadiste de l'Aude, a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors de  l'hommage rendu au gendarme aux Invalides. Le président s'est ensuite rendu aux obsèques de l'octogénaire célébrées dans l'après-midi, quelques heures avant la marche. Un déplacement "à titre  personnel, en soutien à la famille".

FN et LFI "infréquentables"

La nation doit elle défiler unie - de l'extrême gauche à l'extrême droite - en mémoire de Murielle Knoll et contre l'antisémitisme ? La marche blanche - organisée à l'appel des proches de Murielle Knoll - semblait emprunter ce chemin avant que ne surgisse une vive polémique : quelques heures avant le rassemblement, le président du Crif Francis Kalifat a déclaré que ni Marine Le Pen, présidente du FN, ni Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis n'étaient les bienvenus à la manifestation.


Ces propos ont déclenché immédiatement une vive polémique.  "La surreprésentation des antisémites tant à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite rend ces deux partis infréquentables", s'est expliqué Francis Kalifat sur RTL tout en ajoutant : "Je ne dis pas que Jean-Luc Mélenchon est antisémite".


Le gouvernement a déploré mercredi matin les propos du président du Crif soulignant par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux que "chacun est libre se rendre à une manifestation dans ce pays". Le fils de Mireille Knoll a lui aussi désapprouvé la position du CRIF, estimant sur RMC que "tout le monde est concerné".  


Dans la foulée, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont annoncé leur présence à la marche blanche. 


Souhaitant "clore la polémique", Francis Kalifat a relevé auprès de l'AFP  que "la rue appartient à tout le monde". Mais "le carré de tête" de la marche,  géré par le Crif, ne comptera pas de membres du FN et ou des Insoumis.

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