EN DIRECT - Parlement européen : Macron s'inquiète de l'alliance entre ses alliés de Ciudadanos et l'extrême droite

Politique
EN DIRECT - Edouard Philippe a prononcé ce mercredi sa deuxième déclaration de politique générale, qui doit concrétiser l'acte 2 du quinquennat après la crise des Gilets jaunes. Suivez les dernières infos, analyses et réactions en direct sur LCI et LCI.fr.
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MUNICIPALES

Pour le scrutin de 2020, les listes de La République en marche seront soumises à 10 engagements "éthiques" que tout "élu(e) local(e) progressiste" devra tenir en signant un document, que s'est procuré le JDD. Listes partiaires, interdiction des emplois familiaux dans l'administration locale, transparence des rémunérations. 

MUNICIPALES

Mécontents de voir la désignation de Benjamin Griveaux comme candidat LaRem pour la mairie de Paris quasiment actée, eu égard à la composition de la  commission qui doit trancher sur ce cas, cinq candidats à la candidature ont publié dans le JDD une tribune plaidant pour une consultation citoyenne afin de trancher ce problème. 


"Entre une désignation précipitée, prise entre les quatre murs d'un mouvement politique, et une primaire qui déchire, il y a la place pour un processus fait de débat serein et de consultation citoyenne", écrivent ainsi Mounir Mahjoubi, Cédric Villani, Anne Le Breton et Hugues Renson.

BISBILLE

Le comportement de Ciudadanos, parti libéral espagnol et allié naturel de La République en marche en Europe, commence à inquiéter le président Emmanuel Macron. En effet, le parti, solide deuxième force politique du pays derrière le Parti socialiste au pouvoir, noue d'étonnantes alliances au niveau local, de l'autre côté des Pyrénées. Quelques mois après avoir obtenu le ralliement de l'extrême droite de Vox pour bouter la gauche hors de l'hôtel de région d'Andalousie, c'est à Madrid que Ciudadanos a noué une alliance avec cette formation antiféministe et franquiste, pour placer le Parti populaire (droite conservatrice) à la tête de Madrid. 


Ce qui n'est pas sans poser de difficulté, alors que le groupe que LaRem souhaite créer au Parlement européen, et au sein duquel il était question que Ciudadanos ait toute sa place, s'est posé en rempart contre l'extrême droite. "Cela n'est pas anecdotique", a commenté l'Elysée samedi 15 juin. Cette "plateforme commune remettrait en question la coopération politique pour construire un groupe centriste au sein de l'UE. [...] Un groupe progressiste et libéral ne peut pas se permettre d'être accusé de faiblesse ou d'ambiguïtés".


Du côté des autres intéressés, la sortie n'est pas passée inaperçue. Vox a ainsi dénoncé une "ingérence française". "Ce n'es tpas la première fois que M. Macron utilise ses fonctions pour interférer dans des affaires intérieures de la politique espagnole. Nous espérons que ce sera la dernière et que le gouvernement espagnol posera des lignes rouges".

BAISSES D'IMPÔTS


Que retenir des annonces d'Edouard Philippe ? 

SENAT

Après le vote de confiance des députés, au tour des sénateurs, jeudi matin, d'écouter le discours de politique générale d'Edouard Philippe. Bruno Retailleau, le patron du groupe LR, indique dans un communiqué que la majorité sénatoriale s'abstiendra. Pas question, selon lui, de "faire un chèque en blanc au gouvernement", car il y a "du bon et du moins bon" dans les annonces du chef du gouvernement

Urgent

VOTE

Edouard Philippe obtient 363 voix lors du vote de confiance à l'Assemblée (163 votes contre, 47 abstentions), en très léger recul par rapport à 2017. Lors de son premier discours de politique générale, au début du quinquennat, Edouard Philippe avait en effet obtenu 370 voix favorables, 67 contre et 129 abstentions.

Au sein du groupe LR, on dénombre 22 abstentions

SENAT

Dans un communiqué, le président LR du Sénat Gérard Larcher assure ne "pas comprendre le renoncement" de l'exécutif à donner un calendrier pour la réforme constitutionnelle. 

Alors qu'Edouard Philippe évoquait un désaccord avec la majorité sénatoriale sur le projet de loi organique (qui prévoit notamment la réduction du quart des parlementaires), Gérard Larcher assure que "la volonté d'aboutir du Sénat a été constante" et suspecte l'exécutif d'attendre les élections sénatoriales de 2020 pour miser "sur une nouvelle majorité" afin de faire adopter son projet

JEAN-LUC MÉLENCHON


"Notre désaccord n'est pas ponctuel, il est global", explique Jean-Luc Mélenchon dont le groupe votera contre la confiance au gouvernement. "Compte tenu de notre résultat électoral, le rapport de force est lourdement défavorable pour nous", reconnait Jean-Luc Mélenchon. "Mais n'allez pas croire pour autant que tout vous soit permis. Vous pensez gouverner contre tout le monde avec 20% des suffrages exprimés.3

"VIRAGE PLACEBO"


Virage écologique ? "Un virage placebo" pour Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui parle de "mesures qu'on connait depuis longtemps". "Ce n'est pas à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre. " Le PS votera contre la confiance au Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE


"Je me tiens devant vous pour tenir les engagements du président de la République et mettre fidèlement en oeuvre l'intégralité de ce que je viens d'annoncer. Et je viens d'engager la responsabilité du gouvernement" conclut le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE


"J'ai appelé au dépassement pour relever les défis. Mais je reconnais que le gouvernement aussi doit dépasser ses habitudes, ses inclinations, pour changer de méthode. Le sentiment d'urgence nous a amenés à prendre des décisions rapides, pas toujours concertées. Nous sommes et demeurerons des réformateurs. Mais nous devons davantage engager les Français."

"Changer de méthode c'est aussi changer de ton. La détermination, la conviction, la passion que nous mettons à défendre nos idées ne devrait jamais nous conduire à l'arrogance, l'agressivité, la caricature. Regardons avec lucidité notre scène politique et nos débats médiatiques."

EDOUARD PHILIPPE


Au 1er janvier 2020, 300 maisons "France service" (destinées à pallier l'absence de certains opérateurs ou services de l'État) auront été créées, annonce le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE


Loi constitutionnelle et organisque : Edouard Philippe explique que la lutte contre le changement climatique serait bien inscrit à l'article 1 de la Constitution, que le gouvernement opterait pour 1/4 de réduction du nombre de parlementaires ainsi que l'introduction d'une dose de proportionnelle (sans préciser combien).

EDOUARD PHILIPPE


Le Premier ministre annonce que la loi de bioéthique, qui inclut l'élargissement de la PMA à toutes les femmes, sera présenté en Conseil des ministres fin juillet, et débattu au Parlement fin septembre, juste avant les discussions budgétaires au Parlement.

EDOUARD PHILIPPE


Edouard Philippe annonce la réforme de l'organisation du culte musulman. "L'islam de France doit recruter et former des imam en France, qui parlent le Français. S'il faut des dispositions pour renforcer la transparence du financement des cultes, le gouvernement les proposera sans remettre en cause la loi de 1905 et  le libre exercice des cultes."

EDOUARD PHILIPPE


"La France portera dans les prochains mois un projet de refondation complète de Schengen. Le droit d'asile est un trésor, nous y consacrons des moyens en forte hausse, c'est le prix de nos valeurs. C'est pourquoi nous devons lutter contre les abus. Nous devons nous assurer que les demandeurs d'asile choisissent la France pour ses valeurs plutôt que pour ses avantages par rapport à ses voisins européens", explique le Premier ministre, qui annonce à ce sujet une harmonisation à venir dans l'Union européenne. 

EDOUARD PHILIPPE


Sur le volet sécuritaire, à l'adresser des forces de l'ordre, Edouard Philippe annonce la finalisation des "réformes sur le temps travail, les heures supplémentaires, la fidélisation dans les postes et sur les territoires". Il parle aussi de la rédaction d'un livre blanc sur la sécurité intérieure et une future loi de programmation.

EDOUARD PHILIPPE


A propos de la réforme des retraites. Jean-Paul Delevoye présentera en juillet ses observations en faveur d'un système universel. "Ce nouveau système reposera sur un principe simple : un euro cotisé ouvrira les mêmes droits pour tous. Il réduira les écarts entre les pensions, garantira enfin que les personnes qui ont travaillé toute leur vie ne gagnent pas moins que 85% du SMIC. Nous savons que ces principes sont justes mais nécessitent des réformes profondes. Pour les fonctionnaires, le nouveau mode de calcul devra nous conduire à revaloriser les profils de carrière de certaines professions, je pense aux enseignants." Philippe annonce aussi la fin des régimes spéciaux.

"Enfin nous devons travailler plus longtemps. Je vois que cela inquiète mais il s'agit aussi d'une question de justice. (...) Nous maintiendrons la possibilité d'un départ à 62 ans en ne bougeant pas l'âge légal. Mais nous définirons un âge d'équilibre" qui permettra à ceux qui font le choix de travailler plus longtemps d'obtenir un bonus, d'avoir une meilleure retraite. "Ainsi chacun pourra faire son choix" ajoute le Premier ministre.

EDOUARD PHILIPPE


Vieillissement de la population : "Nous avons trop tardé pour nous y confronter. Nous sommes mal préparés". A la fin de l'année, un projet de loi sera présenté pour décider des moyens nécessaires à la prise en charge de la dépendance.

EDOUARD PHILIPPE


"Notre ambition est de transformer le système de santé pour mettre un terme à la crise qui touche les patients et les soignants. Pour l'heure j'en appelle aux sens de la responsabilité de tous les professionnels pour se rassembler et organiser" le travail avant la période estivale.

EDOUARD PHILIPPE


"Dès juin 2020 le gouvernement mettra en place un nouveau système contre le risque d'impayés des pensions alimentaires. Sur décision d'un juge ou sur demande en cas d'incident, les pensions seront automatiquement prélevées par la CAF, et c'est la CAF qui lancera un enquête de recouvrement en cas d'impayés."

EDOUARD PHILIPPE


"La justice sociale c'est de renouer avec la méritocratie républicaine, l'égalité des chances" continue le Premier ministre. "Pour lutter contre le déterminisme social", Philippe annonce la que partout sur le territoire, en CP et CE1, les élèves seront au maximum 24 élèves par classes.

EDOUARD PHILIPPE


Le gouvernement s'attaquera principalement aux "niches fiscales anti-écologiques, aux niches sur les très grandes entreprises ou celles qui réduisent les droits sociaux des salariés". 

EDOUARD PHILIPPE


Les "classes moyennes qui travaillent" bénéficieront de ces baisses d'impôts. Le taux d'imposition de la première tranche sera abaissé de 3 points, annonce Philippe, ce qui représentera un gain moyen de 350 euros par ménage, soit 1/3 de l'impôt en moyenne, annonce-t-il. Les "cinq millions de la tranche suivante bénéficieront d'un gain moyen de 180 euros. Rien ne changera pour les autres".

EDOUARD PHILIPPE


Sur la fiscalité, Edouard Philippe annonce une "baisse d'impôts historique". "Je vous confirme que la taxe d'habitation sera intégralement supprimée pour l'ensemble des Français. Les 80% des Français les plus modestes bénéficieront dès septembre de la suppression du second tiers de la taxe. Elle le sera intégralement en 2020."

EDOUARD PHILIPPE


"Au coeur de l'acte II il y a aussi la justice sociale. C'est de permettre à tous de travailler. Le chômage baisse (...) nous sommes sur la bonne voie. Pour autant nous n'en avons pas fini avec un chômage de masse qui enferme dans la précarité, lamine des familles et des territoires."

"Nous avons renforcé la dialogue social dans l'entreprise, réformé la formation professionnelle et l'apprentissage, mis en place un Plan pauvreté. Il faut maintenant conduire la réforme de l'assurance chômage. Nous la présenterons le 18 juin. Nous nous fixons l'objectif de mettre fin au recours abusif aux contrats courts." Sera instauré un système de bonus/malus sur les cotisations pour les cinq à dix secteurs qui ont le plus recours aux contrats courts. 

Philippe annonce aussi la dégressivité des indemnisations chômage des plus diplômés et des mieux indemnisés, qui ont plus de chance de retrouver rapidement un emploi que les autres.

"Cette réforme donnera accès aux indemnités de chômage aux salariés démissionnaires et travailleurs indépendants."

Edouard Philippe prononce mercredi sa  deuxième déclaration de politique générale, point de départ souhaité d'un "acte  II" du quinquennat Macron, après plus de sept mois de césure entre Gilets  jaunes, Grand débat national et élections européennes. "Pas de réduction de notre ambition économique, une accélération de notre  ambition environnementale et de notre préoccupation sociale", voilà le  "triptyque" fixé par Emmanuel Macron à son Premier ministre mardi soir, à  l'occasion d'un déplacement en Suisse.


La France a traversé une crise très dure, nous sommes en train de passer  d'un monde à l'autre. Une souffrance s'est exprimée, et aussi des excès, je ne  les confonds pas. Mais face à cette souffrance je veux remettre de la  proximité, de l'humanité", a affirmé le chef de l'Etat à la chaîne helvétique  RTS.     

Acte 2, scène 1 ?

Acte II, scène 1? Pour la 27e déclaration de politique générale de la Ve  République, Edouard Philippe prendra la parole à 15h devant l'hémicycle,  avant une intervention de chaque groupe politique, puis une réponse du chef du  gouvernement et enfin le vote de confiance de l'Assemblée prévu en début de  soirée.

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