Primaire écologiste : Yannick Jadot et Sandrine Rousseau revendiquent leur "radicalité"

Primaire écologiste : Yannick Jadot et Sandrine Rousseau revendiquent leur "radicalité"

CAMPAGNE - Dimanche soir, Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, arrivés en tête au premier tour de la primaire, se sont qualifiés pour le second tour. Tenants de lignes politiques opposées, chacun a tenté, lundi matin, de faire valoir sa "radicalité".

Qui sera dans la course à l'Élysée, dans quel contexte politique et social et avec quel programme ? À quelques mois de l'élection présidentielle, la vie politique prend déjà des airs de campagne. Emmanuel Macron et son gouvernement s'emploient à défendre le bilan du quinquennat écoulé, même si le chef de l'État n'a pas encore fait connaître ses intentions. 

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L'élection présidentielle 2022

À droite comme à gauche, les formations politiques balayées en 2017 par l'irruption d'En Marche s'emploient à se trouver des champions, espérant échapper au spectre de la division. Les écologistes, eux, s'approchent un peu plus de la désignation d'un candidat unique : dimanche 19 septembre, Yannick Jadot et Sandrine Rousseau se sont qualifiés pour le second tour de la primaire des écologistes.

Le premier, eurodéputé EEELV, a rassemblé 27,7% des 106.000 suffrages exprimés en ligne, quand la seconde, économiste, a glané 25,14% des voix.

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Ce lundi 20 septembre au matin, au lendemain du premier tour, les deux finalistes de la primaire écologiste se sont succédé sur France Inter. "La radicalité que je porte, c’est de gagner l'élection présidentielle", a revendiqué Yannick Jadot affirmant "contester la conception qui est donnée de la radicalité". "La radicalité ce ne sont pas des mots : ça fait 30 ans que je suis écolo, j'ai été avec les paysans pour lutter contre le libre-échange, j'ai été avec les femmes opprimées au Bangladesh, j'ai été espionné par EDF, j'ai arraché des OGM".

Sandrine Rousseau, elle, avait déjà revendiqué sa "radicalité" dimanche soir, après sa qualification pour le second tour. Ce fut de nouveau le cas ce lundi matin.  Elle s'est ainsi voulue la représentante "d'un mouvement de fond qui veut une transformation radicale, qui veut que les questions sociales et sociétales soient à l'agenda".

À noter que les deux candidats débattront mercredi soir à 20 h 45 sur LCI, face à Ruth Elkrief, avant le second tour. 

Suivez les dernières infos sur  la campagne présidentielle dans notre live ci-dessous :

Live

 ROUSSEL (PCF) VISE ZEMMOUR


Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel veut renforcer la loi Gayssot pour rendre inéligibles des personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine raciale, avec le polémiste Eric Zemmour dans son viseur. "Il y a dans notre pays la loi Gayssot (de 1990) qui condamne toute personne qui tient des propos racistes, xénophobes, antisémites, moi je proposerai de renforcer la loi Gayssot en rendant inéligibles des personnes qui sont condamnées pour racisme, pour incitation à la haine raciale, pour discrimination en fonction de sa religion", a annoncé dimanche le patron du PCF sur Radio J.

ROUSSEL (PCF) VISE ZEMMOUR


Le candidat communiste a dénoncé "une grosse opération marketing autour d'un personnage qui a été condamné plusieurs fois pour incitation à la haine raciale, pour discrimination en fonction de sa religion, quelqu'un qui réhabilite Papon, qui réhabilite Pétain, qui fait du révisionnisme historique", et qui selon lui, "fait le jeu de l'antisémitisme".


Fréquemment poursuivi en justice pour des déclarations controversées, Eric Zemmour a été plusieurs fois relaxé mais aussi condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018.

 ROUSSEL (PCF) VISE ZEMMOUR


Le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel veut renforcer la loi Gayssot pour rendre inéligibles des personnes condamnées pour racisme ou incitation à la haine raciale, avec le polémiste Eric Zemmour dans son viseur. "Il y a dans notre pays la loi Gayssot (de 1990) qui condamne toute personne qui tient des propos racistes, xénophobes, antisémites, moi je proposerai de renforcer la loi Gayssot en rendant inéligibles des personnes qui sont condamnées pour racisme, pour incitation à la haine raciale, pour discrimination en fonction de sa religion", a annoncé dimanche le patron du PCF sur Radio J.

ERIC ZEMMOUR


Sur LCI, Christophe Castaner a fustigé le "sexisme permanent" d'Eric Zemmour. Citant son livre Le suicide français, qui se référait au geste d'un chauffeur de bus qui aurait placé sa main sur le "fessier" d'une femme, il a lancé : "Je suis père de famille, et lire qu'il y aurait une forme de nostalgie sur ce geste, je trouve ça insupportable. (...) Je dis à mes filles que la main en question, c'est dans la tronche du chauffeur qu'il faut la mettre. (...) On ne peut pas laisser passer ça."


"Il est une réalité politique", a-t-il affirmé, mais a rappelé que le polémiste n'était pour l'heure pas candidat. Il a toutefois estimé que ce serait une "anomalie démocratique" si des représentants politiques d'extrême-droite "n'avaient pas leurs signatures et étaient empêchés de concourir". 


Au sujet des récentes tensions entre la France et les pays du Maghreb, une limitation des visas remis aux ressortissants des pays nord-africains avait déjà été mise en place il y a deux ans et demi, a affirmé Christophe Castaner, alors Eric Zemmour n'était pas encore entré dans le débat électoral. "Il faut que ces pays acceptent des règles simples entre nous", a-t-il ajouté, critiquant une "instrumentalisation politique" de la part de Jean-Luc Mélenchon qui avait parlé de "zemmourisation" politique après cette manœuvre du gouvernement. 

RAPPORT SAUVÉ


Le rapport de la Ciase sur les violences sexuelles commises dans l'Église paru mardi est "accablant", rappelant que "le problème est devant nous", a commenté Christophe Castaner sur LCI. 


Citant une polémique "qui n'a pas lieu d'être" au sujet du secret de la confession, il a estimé que le droit exige "l'obligation pour le confesseur de tout faire pour mettre un terme immédiat à une situation qui lui remonte dans le cadre de la confession".

SOUTIEN AUX JEUNES


Au sujet du revenu d'engagement, qui a profité depuis le début du quinquennat à environ 500.000 jeunes aidés au lieu du million fixé pour objectif, Christophe Castaner a indiqué sur LCI que 3 millions de jeunes avaient bénéficié du dispositif "1 jeune 1 solution". "Nous voulons les faire cheminer vers l'emploi (...) l'ambition est toujours là", a-t-il affirmé, l'opposant selon lui au RSA pour les jeunes qui ne serait à ses yeux pas une solution. 


300.000 emplois sont disponibles "immédiatement" a-t-il indiqué, affirmant qu'il faut "accompagner des personnes notamment par la formation sur ces métiers". Il a rappelé qu'1,4 milliard d'euros ont été mobilisés pour l'accompagnement à la formation.  "Ça n'est pas de l'assistanat", s'est-il défendu. 

RÉFÉRENDUMS


"Le décrochage avec l'opinion publique, les électeurs, est un sujet qu'on ne peut pas faire semblant de ne pas voir", a estimé Christophe Castaner sur LCI. Il s'est notamment interrogé sur les "pratiques référendaires" : "je crois beaucoup à la convention citoyenne", aux consultations multiples, a-t-il affirmé en appelant au développement de ces pratiques. 


"Je pense qu'il faut consulter plus souvent les Français" mais sans "instrumentaliser le référendum pour alimenter ses propres thèses", "aujourd'hui ça ne marche pas assez à mon sens", a-t-il estimé.


"Nos institutions ont besoin d'être dépoussiérées", a-t-il préconisé, se disant ouvert à une éventuelle VIe République. Il s'est inquiété d'une la crise de la "parole publique", notamment scientifique, qui rencontre beaucoup de méfiance, une crise qui a été très marquée pendant la crise des Gilets Jaunes selon lui.

POUVOIR D'ACHAT


"Toutes les études montrent que le pouvoir d'achat a augmenté pour l'ensemble des Français" depuis le début du quinquennat, a indiqué Christophe Castaner sur LCI, qui a affirmé que la France est le pays le plus attractif de l'OCDE. "Depuis le début du quinquennat, une personne au Smic perçoit 170 euros net par mois de plus", a-t-il notamment affirmé. 


"On a un problème sur les prix de l'énergie" a-t-il reconnu, mais il a évoqué les dispositifs de "bouclier tarifaire" et le chèque énergie pour les ménages les plus modestes. Le gouvernement a fait le choix selon lui d'"augmenter les plus bas salaires par des revenus complémentaires". 


Au sujet de la hausse du prix des énergies, il a annoncé qu'un amendement serait présenté cette semaine au Parlement pour "pour anticiper l'augmentation des prix", si les tarifs ne diminuent pas. "Il faut s'intéresser à l'autonomie énergétique et à la décarbonation", a-t-il ajouté. 

PLAN D'INVESTISSEMENT


Christophe Castaner a indiqué sur LCI que le plan d'investissement France 2030 qui sera annoncé mardi sera constitué de 15 milliards d'euros dans "le projet de loi de finance rectificative", au sein d'une "enveloppe de 30 à 50 milliards", des sommes qui "ont vocation à être très vite dans notre économie locale", avec pour objectif d'"investir massivement dans l'avenir". 


Pour l'heure, il ne sait pas en revanche le détail de ce plan, mais souligne que le plan comprend un volet important sur "le combat massif sur l'enjeu climatique".

HORIZONS 


"C'est plutôt une bonne nouvelle", a estimé Christophe Castaner sur LCI au sujet de la création du parti Horizons d'Edouard Philippe. "Je ne vois pas du tout d'un mauvais œil" cette initiative, a-t-il déclaré, car des électeurs de droite pourraient "trouver un cadre politique" dans ce nouveau parti. 


En revanche, il ne souhaite pas rejoindre le parti de l'ancien Premier ministre "car je suis bien dans la maison que j'ai contribué à créer". Pour l'heure, une quinzaine de députés de son groupe étaient présents auprès d'Edouard Philippe au Havre lors du lancement d'Horizon, et il existe également des députés sympathisants sans être présents au rassemblement, mais pour l'heure aucun n'a demandé son adhésion au parti à sa connaissance, a-t-il affirmé. 


Christophe Castaner a déclaré également ne pas savoir pour l'heure si Emmanuel Macron était candidat à la présidentielle, affirmant qu'il se concentre jusqu'alors sur sa mission de chef de l'État : "il a vocation à être président le plus longtemps possible".

DÉSACCORDS AVEC EDOUARD PHILIPPE


Edouard Philippe "vient pour renforcer le socle" électoral d'Emmanuel Macron, a affirmé sur LCI Christophe Castaner, qui était hier au Havre où l'ancien Premier ministre lançait son nouveau parti politique baptisé "Horizons". "Cette volonté d'élargissement est quelque chose que nous voulons poursuivre", a-t-il ajouté. 


Le président du groupe LaREM à l'Assemblée a tout de même évoqué des points de désaccord avec l'ancien Premier ministre. Au cours de la crise sanitaire, "le choix qui a été fait, c'est de sauver notre économie (...) on a assumé ça, ça a creusé la dette", s'est défendu Christophe Castaner face aux critiques d'Edouard Philippe qui s'inquiétait d'une aggravation de la dette publique. 


Quant aux effectifs de la fonction de la fonction publique, qu'Edouard Philippe a annoncé vouloir réduire, "nous ne sommes pas d'accord sur tout (...) mais tout cela est utile aux débats". "Le nombre de fonctionnaires dans les collectivités locales n'a cessé d'augmenter", a-t-il affirmé, en particulier dans les mairies. 

RÉFORME DES RETRAITES


"De toute façon nous devrons faire une réforme de notre système de retraite", a estimé Christophe Castaner, le président du groupe La République En Marche à l'Assemblée, invité du Grand Jury sur LCI. "Nous sommes dans une impasse financière à terme", a-t-il déclaré, appelant à la réflexion sur le sujet sans vouloir se positionner en faveur d'Edouard Philippe qui milite pour repousser l'âge de départ à la retraite. 


"La société a besoin d'apaisement", "le bon moment n'est pas le moment présent", a-t-il affirmé, tout en déclarant que la réforme "devra se faire dans la durée, sur plusieurs années, mais j'assume le débat". "On n'écarte aucun sujet par principe", a-t-il ajouté. Et d'ajouter cependant que l'âge pivot à 64 ans lui paraît "une évidence". 

"MISE EN DANGER DE LA VIE D'AUTRUI"


Visé par une enquête de la Cour de justice de la République dans laquelle Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, est mise en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui", Edouard Philippe a assuré au JDD ne "rien" savoir de la procédure en cours, n'ayant reçu selon lui "aucun document officiel", bien que son domicile et son bureau aient été perquisitionnés.


"Sur le principe, je trouve normal que mon action, comme Premier ministre, soit contrôlée", a-t-il indiqué. Et d'ajouter : "Si des magistrats pensent que la responsabilité pénale des membres du gouvernement peut être engagée, je répondrai ; j'expliquerai mes choix, au regard des informations dont nous disposions. Je n'ai pas l'habitude de me défausser de mes responsabilités."  

ERIC ZEMMOUR


"Je ne me retrouve pas du tout dans la droite qu'[Eric Zemmour] prétend incarner, pas plus que je ne reconnais dans ses propos le RPR de Jacques Chirac et d'Alain Juppé ni l'UMP de Nicolas Sarkozy", a indiqué Edouard Philippe dans le JDD. Eric Zemmour s'était défini comme le "candidat du RPR".

RÉFORME DES RETRAITES


Au sujet de sa volonté affichée de repousser l'âge de départ à la retraite à 67 ans dans Challenges, Edouard Philippe a indiqué au JDD : "Je ne veux pas de mauvais procès. Je veux bien qu'on me dise que 67 ans, c'est trop dur. Mais c'est déjà ce qui se fait souvent, et pour les plus fragiles. Et lorsque nous avons proposé l'âge pivot, c'est justement pour corriger cette injustice !"


Partant du constat qu'il y a "de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités", "Si l'on ne veut pas baisser les pensions ni augmenter les cotisations, la seule solution est de travailler progressivement plus longtemps", a-t-il estimé.

"DÉPASSEMENT DES VIEUX CLIVAGES"


"L'horizon, c'est la liberté, c'est la vie, a affirmé Edouard Philippe dans le JDD au sujet de son nouveau parti Horizons. L'horizon, c'est comme un cap, on ne l'atteint jamais, mais on en a besoin pour naviguer." 


"Ce qui m'importe, c'est le dépassement des vieux clivages, a-t-il ajouté. Les anciens partis – de droite et de gauche – sont traversés par trop d'incertitudes sur la conception de l'État, l'identité, la gestion des deniers publics."


"Je sais d'où je viens, mais c'est moins important que de savoir où je suis et où je vais, a-t-il ajouté. Je ne cherche pas à coller des étiquettes mais à rassembler, parce que tout ce qui s'est fait de grand en France s'est fait par le rassemblement." Il a également fait savoir que son parti avait pour ambition de "donner une place particulière aux maires, dont la voix n'est pas assez entendue dans le débat national". 

"PAS ACQUISE"


"Je veux participer à la constitution d'une nouvelle offre politique, a déclaré Edouard Philippe au Journal du Dimanche. Je dis bien : "participer", je ne prétends pas être seul." Le maire du Havre, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, a lancé hier son nouveau parti Horizons. 


"Mon objectif est d'abord, je le redis clairement, de soutenir Emmanuel Macron pour contribuer à sa réélection, qui n'est pas acquise", a-t-il affirmé dans les colonnes de l'hebdomadaire. 


Au sujet du programme d'Emmanuel Macron, "personne ne peut dicter à un candidat ses propositions", a-t-il estimé. Avant d'ajouter : "Mais oui, nos idées ont vocation à alimenter le débat". À propos de sa relation avec le président, Edouard Philippe a affirmé que lorsqu'il était Premier ministre, "elle était d'une grande fluidité et d'une grande confiance", et qu'il n'a "pas changé d'avis sur le président". 


Il a également annoncé qu'il ne sera pas candidat aux législatives prévues l'année prochaine. 

📺 CASTANER AU GRAND JURY SUR LCI


Ce dimanche à midi, c'est Christophe Castaner, le président du groupe La République En Marche à l'Assemblée qui est l'invité de notre émission. Il était la veille au Havre où Edouard Philippe lançait son nouveau parti politique baptisé "Horizons" et qui se veut, en vue de la présidentielle 2022, comme un des outils pour "élargir le socle" de ceux qui voudraient soutenir Emmanuel Macron. 

PROJET


En conclusion de son discours, Édouard Philippe a lancé : "Il faut voir grand pour être Français, pour faire la France". "Je vous propose de le faire ensemble".

Urgent

"HORIZONS" : LE NOUVEAU PARTI D'ÉDOUARD PHILIPPE


Le nouveau parti crée par Édouard Philippe s'appelle "Horizons". "C'est une aventure collective", a lancé l'ancien Premier ministre, qui estime qu'"il faut, pour faire bien, voir loin".


"Le positionnement d'Horizons (sur l'échiquier politique), c'est devant", a-t-il plaisanté. "Je le redis très très clairement, mon objectif en 2022 c'est de faire en sorte que le président de la République Emmanuel Macron soit réélu", avait-il lancé quelques minutes plus tôt.

LES MAIRES MIS À CONTRIBUTION


"Les partis politiques sont mal-aimés, peut être ai-je contribué, mais ils sont nécessaires. Nous avons besoin de partis politiques qui permettent aux électeurs de faire des choix éclairés. Notre objectif, c'est de créer un vrai parti avec des statuts qui seront déposés lundi, avec une charte des valeurs (...) qui veut s'inscrire dans une démarche de rassemblement. Le parti veut laisser une place grandissante au maire. (....) Les maires, qui adhèreront au parti dont vous connaitrez bientôt le nom, éliront directement le vice-président du parti, participerons notamment à la définition de la ligne du parti."

"UN SOCLE DE STABILITÉ"


"Je ne crois pas que l'élection ou la réelection soit gagnée d'avance, donc la campagne sera difficile et elle passe par un élargissement de la base électorale, propose Edouard Philippe. (...) Mon objectif, c’est de construire un socle de stabilité en créant un parti politique."

"LE DÉBAT PUBLIC N'EST PAS AU NIVEAU"


Pour Édouard Philippe, le débat public "n'est pas au niveau où nous devrions le placer". "Je propose que nous nous interdisions l'acidité, de dénigrer dans le champ démocratique ceux qui ne sont pas d'accord avec nous", a-t-il ajouté.

"NOUS DEVONS CONSTRUIRE UN NOUVEL ÉTAT", ESTIME PHILIPPE


"Nous devons construire un nouvel État", a déclaré Edouard Philippe. Il faut "nous poser la question de savoir si les institutions, les règlementations, les structurations de l'État que nous connaissons sont adaptées à l'évolution du monde que je viens de décrire", a-t-il estimé.


"Nous avons remplacé  les patrons par des normes et c’est terrible", a--t-il ajouté.

AUTRE DÉFI : "LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE"


"J'y suis venu trad, mais alors?", a lancé Édouard Philippe à propos de la transition écologique, saluant ceux qui y sont arrivés "avant". 

"UNE VIOLENCE TRÈS ANCREE DANS LA SOCIÉTÉ"


D'après Édouard Philippe, "il y a une violence très ancrée dans la société", qu'il "faut regarder en face". 


"Le maillon le plus fragile pour rétablir l'ordre est probablement la justice", a souligné l'ancien Premier ministre.

RETRAITES : "IL FAUT SE PRÉPARER À 65, 66, 67 ANS"


"Le système d'aujourd'hui a forcément subi des évolutions, notamment pour des raisons démographiques. Le nombre d'actifs qui financent le nombre de retraités baissent [...] nous devons trouver le moyen de compenser, d'équilibrer le système", a estimé Édouard Philippe. 


"La variable sur laquelle on est certain qu'on ne pourra pas éviter de toucher, c'est la durée du travail, de cotisation. J'ai dit qu'il fallait se préparer à 65, 66, 67 ans". "Ces chiffres, si je les donne, c'est parce qu'ils existent: l'âge de 67 ans existe aujourd'hui pour un très grand nombre de retraités français", a-t-il estimé.

 POUR ÉDOUARD PHILIPPE, IL Y A DES "DÉFIS FRANCAIS À RELEVER"


Si les quatre "vertiges" ne dépendent pas forcément de la France, il y a, selon Édouard Philippe des "défis français qu’on peut relever, on ne préparera pas le pays à la suite, si nous ne réglons pas ces défis". 


Il faut tout d'abord, selon lui, "rétablir l'ordre dans les comptes et dans nos rues", précisant qu'il "ne critiquait pas le gouvernement actuel", ni le "quoi qu'il en coûte".

"QUATRE VERTIGES"


Pour Édouard Philippe, il y a "quatre vertiges", qui représentent de gros enjeux à venir. Un vertige "démographique": "la crise migratoire n'a pas commencé elle est à venir", a-t-il déclaré, citant Nicolas Sarkozy.


Le deuxième vertige est "environnemental" avec notamment "la récurrence de phénomènes extrêmes". D'après l'ancien Premier ministre, il y a également un vertige "géopolitique", avec notamment l'influence croissante de la Chine, "qui change le monde dans lequel nous vivons", avec le risque que la France et l'Europe se retrouvent "à la périphérie du monde". 


Dernier "vertige": un vertige "technologique", avec notamment la montée en puissance de l'"intelligence artificielle", qui interroge notre "relation au travail".


"Il faut, comme à chaque fois qu'on a le vertige, ne pas regarder [ces problèmes] de près mais voir loin pour préparer nos stratégies", a-t-il ajouté.

"C'EST UN COMBAT ESSENTIEL QUE NOUS ENGAGEONS"


En direct du Havre, l'ex-Premier ministre a annoncé sa volonté de "construire un parti politique, participer à la constitution d'une nouvelle offre politique pour notre pays que nous aimons puisse regarder loin". 


Pour Édouard Philippe, ce nouveau parti a la vocation d'"être qui nous voulons être". "C'est un combat démocratique, au long cours, essentiel, que nous engageons", a-t-il ajouté.

QUELLES VALEURS POUR LE PARTI D'E. PHILIPPE ?


Dans sa "charte des valeurs", que nous avons pu consulter, le futur parti d'Edouard Philippe qui sera dévoilé dans quelques minutes et qui dit vouloir "contribuer à la constitution d’une nouvelle offre politique fondée sur l’ouverture et sur le refus du sectarisme", liste 20 "principes". À l'unité et la cohésion du pays, premier d'entre eux, s'ajoute notamment "la poursuite de transformation du pays", ce parti - dont le nom reste secret - annonce également vouloir défendre "un humanisme républicain qui fait de l’éducation l’objectif prioritaire de l’effort national."


Parmi les engagements, la défense de "l'unité et la cohésion de la France", "la poursuite de la transformation du pays, "la liberté", "l'ordre". En référence à Marine Le Pen et Eric Zemmour, Edouard Philippe affirme dans sa charte vouloir combattre "les extrêmes de tous bords", "les démagogues", "les fossoyeurs de l'universalisme républicain". 

LE PARTI D'EDOUARD PHILIPPE


Le plus grand secret est entretenu autour du nom de la future force politique que va dévoiler Edouard Philippe depuis sa ville du Havre. 

CONSENSUS SUR LE FUTUR PARTI D'E. PHILIPPE ?


Certains craignent que l'ancien Premier ministre utilise cette formation politique pour servir ses intérêts personnels en vue de 2027.

Pourquoi la création d'un nouveau parti allié de la majorité par Edouard Philippe ne fait pas l'unanimité ?

LE PARTI D'E. PHILIPPE  


Entre 500 et 700 personnes sont attendues selon l'entourage de M. Philippe. Viendront "ceux qui sont curieux, intéressés. Venir ne veut pas forcément dire adhérer", explique l'eurodéputé Gilles Boyer, un très proche.


Les trois patrons des groupes parlementaires de la majorité seront présents : Christophe Castaner pour LREM, Patrick Mignola pour le MoDem et Olivier Becht pour Agir.


Et au moins une douzaine de députés "marcheurs" -- dont Aurore Bergé, Marie Lebec ou Naïma Moutchou -- ont également fait savoir qu'ils se rendraient "spontanément" au Havre. Avant le week-end, certains confiaient espérer "un nouveau souffle", et faisaient part d'une certaine "fébrilité" de leurs collègues quant à leur participation.

EDOUARD PHILIPPE CHEF DE PARTI


Dans sa ville du Havre, l'ancien Premier ministre doit dévoiler vers 11h30 le nom et les contours de ce parti en présence de nombreux parlementaires de la majorité, à deux cent jours de la présidentielle lors de laquelle il a promis de soutenir Emmanuel Macron si celui-ci se représente.

EDOUARD PHILIPPE À LA RELANCE


Quinze mois après son départ de Matignon, Edouard Philippe lance samedi matin son propre parti au Havre, afin de, selon lui, élargir vers la droite le socle de soutiens à Emmanuel Macron, sous l'œil critique de certains macronistes qui redoutent la division.

ERIC DUPOND-MORETTI SUR LCI

ERIC DUPOND-MORETTI SUR LCI


Au tour du ministre de la Justice, invité ce soir sur LCI, d'être interrogé sur le non-candidat Eric Zemmour et sur ses multiples déclarations polémiques, notamment sur le maréchal Pétain. "Je voudrais qu'au-delà des postures, on aille regarder les propos. S'il y a dix ans, Jean-Marie Le Pen avait osé les propos de Zemmour, il y avait 100.000 personnes dans les rues", s'indigne Eric Dupond-Moretti. "On accepte aujourd'hui l'inacceptable. C'est ce que Hannah Arendt appelle la 'banalisation du mal'". 

ZEMMOUR RÉPOND À LE PEN


Pressé par Marine Le Pen d'annoncer sa candidature pour être loyal vis-à-vis des Français, Eric Zemmour lui a répondu ce jeudi, par l'intermédiaire de LCI. "Je ne comprends pas ces admonestations politiciennes. Je me présente si je veux et quand je veux. Est-ce qu'Emmanuel Macron est candidat ?", a-t-il déclaré depuis Ajaccio.

XAVIER BERTRAND

ROBERT MÉNARD SUR "L'EFFET ZEMMOUR"


"L'effet Zemmour a fait exploser la droite. C'est fini, la droite telle qu'on la connaissait. On peut encore faire semblant avec un congrès, mais tout ça va exploser", estime sur LCI le maire DVD de Béziers Robert Ménard. "Je pense que de tout ça naîtra un grand parti de droite républicaine assumée, autoritaire, libérale et qui ose dire qu'elle est de droite."

ROBERT MÉNARD SUR MARINE LE PEN


"Pour Marine Le Pen, il y a un truc terrible : elle n'a jamais été au pouvoir et elle paye une espèce de lassitude par rapport à elle comme si elle l'était", considère le maire DVD de Béziers, Robert Ménard, sur LCI. "On n'a pas pu la mettre à l'épreuve", regrette-t-il en expliquant que c'est pour cette raison qu'il tenait tant à ce qu'elle remporte une élection régionale.

ROBERT MÉNARD SUR ÉRIC ZEMMOUR


Alors que Robert Ménard affirmait il y a peu que Marine Le Pen était "la meilleure candidate", le maire DVD de Béziers, invité ce jeudi sur LCI se dit aujourd'hui partagé entre la candidate RN et Éric Zemmour. "Personne n'avait vu venir" sa montée en puissance dans les sondages, affirme-t-il. "Je pensais qu'il ferait 3%", dit celui qui se décrit comme son "ami". "Ce qu'il dit est entendu car il y a une insécurité culturelle, il y a un sentiment de ne plus être dans le pays qu'on a aimé", estime-t-il.


"Sur le fond de ses prises de positions, j'ai des réticences", concède l'élu DVD. "Ce radicalisme vous permet peut-être de faire peut-être 20% des voix, mais est-ce que ça suffit pour gagner une élection ?", questionne-t-il en comparant la position d'Éric Zemmour et de Jean-Marie Le Pen qui n'a jamais été élu malgré ses "bons scores". Selon lui, celui qui n'est pas encore candidat devrait adopter un discours "plus rassurant".

LAREM DÉROULE LOIN DE ZEMMOUR


Pendant que la droite et le RN sont contraints de se positionner face à Eric Zemmour, la majorité présidentielle compte avancer dans cette pré-campagne en se tenant à une distance raisonnable du polémiste. "Il s'agit de ne pas donner du sel à l'extrême, mais de montrer qu'on apporte des solutions", explique à LCI un cadre LaREM, alors que le mouvement poursuit ses opérations de tractage pour défendre le bilan du quinquennat. "Il ne faut pas être obsédé par ça. Ce qui compte, c'est ce qu'on propose", ajoute cette source, jugeant Eric Zemmour "plus idéologique" que Marine Le Pen. 

Le mouvement macroniste veut lancer des opérations de porte-à-porte, avec une campagne "territorialisée", mais également de "phoning", avec l'objectif d'avoir contacté 420.000 personnes d'ici à janvier. 

Quant à l'hypothétique annonce de candidature d'Emmanuel Macron, elle ne semble pas à l'ordre du jour. Elle pourrait même être assez "tardive", pronostique ce cadre du mouvement. 

BARNIER VEUT UN "ÉLECTROCHOC D'AUTORITÉ"


"Il faut un électrochoc d’autorité pour protéger chaque citoyen, sanctionner rapidement dès le premier délit, faire appliquer les peines et faire respecter les forces de l’ordre", affirme dans Le Figaro Michel Barnier, candidat à l'investiture LR. 


L'ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy propose pour ce faire de créer un ministère de la Sécurité publique, et de faire voter une loi d'orientation et de programmation police-justice sur 5 ans.


Il veut également faire "sienne" une proposition du sénateur Philippe Bas, qui entend inscrire dans l’article 1 de la Constitution que "'nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer de la règle commune'".

LE PEN DÉBATTRA AVEC ZEMMOUR "DANS LA 2e PARTIE DE CAMPAGNE"


Faut-il débattre avec Eric Zemmour, qui grignote une partie de son électorat, ont demandé à Marine Le Pen les journalistes qui la suivent dans le Puy-de-Dôme, où elle visite un salon dédié à l'élevage ? "On ne peut pas débattre avec quelqu'un qui n’est pas encore candidat. Je dis à Eric 'Maintenant il faut que tu sois candidat', c’est une question aussi de loyauté vis-à-vis des Français. Il faut que chacun annonce sa candidature et quand tout le monde aura annoncé sa candidature des échanges pourront avoir lieu", a indiqué la candidate du Rassemblement national. "Je débattrai dans la deuxième partie de la campagne, quand chacun est sûr d’être candidat."


Est-elle inquiète des sondages, et du plus récent qui la font échouer au premier tour quand Eric Zemmour accèderait au second face à Emmanuel Macron ? "Je n’ai pas d’inquiétudes, c’est peut-être parce que j’ai de l’expérience. L’expérience me permet de vous dire que les uns et les autres ne devraient pas se précipiter à tirer des conclusions hâtives."


Sur les déclarations même de son concurrent, Marine Le Pen estime qu'il ne fait que copier le RN. "Nonobstant les provocations, sur le reste je ne vois pas bien la plus-value qu’il apporte sur l’immigration et la sécurité. Je retrouve dans sa bouche des propositions que nous faisons depuis longtemps."

LE PEN JUGE LA COURSE AUX SONDAGES "PAS RAISONNABLE"


Interrogée sur les sondages dans lesquels elle est à la peine et Eric Zemmour de plus en plus fort voire mieux placé qu'elle, Marine Le Pen a déclaré, depuis le Salon international des professionnels de l’élevage : "L'élection pré a lieu dans 200 jours. Donc cette espèce de folie qui vient de saisir nos médias avec deux sondages par jour qui disent tout et l’inverse de tout et jamais la même chose les uns les autres, ce n’est pas raisonnable. Il faut laisser la campagne se dérouler. C’est vrai que les sondages ont des intérêts mais plus ils sont éloignés de l’élection moins ils sont fiables. Aujourd'hui on se retrouve dans une situation où on passe notre vie à commenter des sondages alors qu’on devrait présenter aux Français nos propositions."

DUPONT-AIGNAN : "L'INSEE FAIT DE LA PROPAGANDE"


Porté par une hausse de l'emploi, le taux de chômage est attendu à 7,6% d'ici à la fin de l'année, selon les chiffres de l'Insee. Il faut remonter à 2008 pour retrouver un niveau si bas. "Je n'y crois pas un instant. Ça ne va pas mieux, ce n'est pas vrai. (...) C'est du n'importe quoi. L'Insee fait de la propagande complète. Il y a eu une chute très brutale, il y a un rebond, mais on n'a pas rattrapé le niveau d'avant-crise", affirme Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à la présidentielle, invité de LCI. "Dire que ça va aussi bien qu'en 2008, c'est mensonger."

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