EN DIRECT - Régionales : "Il n'y a que la contestation et jamais l'envie de débattre", tacle Eric Dupond-Moretti à l'encontre du RN

Le Pen/Dupond-Moretti : le match s'engage pour les régionales

ÉLECTIONS 2021 - Candidat sur la liste LaREM pour les régionales dans le Pas-de-Calais, Eric Dupond-Moretti a effectué ce samedi son premier déplacement de campagne sur un marché de Lens. Suivez les dernières infos.

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Marine Le Pen et Eric Dupond-Moretti ont livré ce samedi leur première passe d'armes dans le Pas-de-Calais, au lendemain de l'annonce par le ministre de la Justice de sa candidature aux régionales, pour éviter "que cette terre file entre les mains du RN".


La présidente du Rassemblement National et députée du Pas-de-Calais a ouvert les hostilités, raillant "l'obsession (...) relativement étrange" du ministre à son égard, à l'issue de la cérémonie du 8-Mai dans le fief RN d'Hénin-Beaumont. 


Le résumé de cette première journée de campagne pour le Garde des Sceaux est à retrouver dans le reportage du 20H de TF1.

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Marine Le Pen et Eric Dupond-Moretti ont livré ce samedi leur première passe d'armes dans le Pas-de-Calais, au lendemain de l'annonce par le ministre de la Justice de sa candidature aux régionales, pour éviter "que cette terre file entre les mains du RN".


La présidente du Rassemblement National et députée du Pas-de-Calais a ouvert les hostilités, raillant "l'obsession (...) relativement étrange" du ministre à son égard, à l'issue de la cérémonie du 8-Mai dans le fief RN d'Hénin-Beaumont. 


Le résumé de cette première journée de campagne pour le Garde des Sceaux est à retrouver dans le reportage du 20H de TF1.

HAUTS-DE-FRANCE


Eric Dupond-Moretti a effectué sa première sortie de campagne ce samedi. Il a choisi un marché de Lens dans le Pas-de-Calais.


Avec le "Front national", dit-il, "il n'y a que la contestation et jamais l'envie de débattre". C'est "un danger pour la démocratie".

"UN PEU DE DÉCENCE EN RAB, MADAME ?'"


Marlène Schiappa a exprimé son indignation après l'ironie de Marine Le Pen au sujet d'Eric Dupond-Moretti et sa référence aux bracelets anti-rapprochement. 

"S'IL RESTE QUELQUES BRACELETS ANTI-RAPPROCHEMENT" : LE PEN IRONISE SUR "L'OBSESSION" DE DUPOND-MORETTI À SON ÉGARD


Depuis Hénin-Beaumont, la présidente du Rassemblement national a commenté la candidature aux régionales dans le Pas-de-Calais du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, qui a pour objectif affiché d'empêcher le RN de l'emporter. "J’ai vu beaucoup de forts en gueule venir ici tenter de défier le Rassemblement national, monsieur Tapie en son temps, monsieur Mélenchon. Et ils sont tous repartis assez rapidement, plutôt humiliés par l’expérience", a déclaré Marine Le Pen à l'issue de la cérémonie du 8 mai. 


"Maintenant, l’obsession que monsieur Dupond-Moretti a à mon égard commence à devenir relativement étrange. Il paraît qu’il reste quelques bracelets anti-rapprochement en rab, je suis preneuse", a-t-elle ajouté. Vendredi, le garde des Sceaux avait indiqué qu'il n'y avait pas de carence en bracelets anti-rapprochement, alors que le mari de Chahinez, tuée mardi à Mérignac, n'en était pas équipé.

XAVIER BERTRAND, LA GRENOUILLE ET LE RAT


Le président du Conseil régional des Hauts-de-France et candidat à sa rééelection, s'est fendu d'une citation en guise de commentaire après l'imbroglio LR/LaREM en Paca. "La ruse la mieux ourdie / peut nuire à son inventeur", indique-t-il en publiant une photo de la fable "La Grenouiller et le rat" de Jean de la Fontaine. Un message direct à Jean Castex  ?

CHEZ LR, "UN SIGNE D'AFFOLEMENT" DE LAREM


"Nous sommes impatients de l’affronter (...) c’est un signe d’affolement de la part d'En Marche qui fait tout pour passer la barre des 10%", a pour sa part réagi auprès de l'AFP l'entourage de Xavier Bertrand le député LR du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont. 

Urgent

DUPOND-MORETTI CANDIDAT


C'était jusqu'ici une hypothèse, elle se confirme ce vendredi soir. Eric Dupond-Moretti a annoncé qu'il se lançait dans les Régionales.  Dans la liste des Hauts-de-France menée par Laurent Pietraszewski, il sera numéro un dans le Pas-de-Calais : "Effectivement, je m’engage (...) dans cette région qui m'est particulièrement chère", déclare le garde des Sceaux dans La Voix du Nord. 


"Je suis pleinement ministre de la Justice et je serai pleinement engagé dans cette campagne, précise Dupond-Moretti. Pour ce ministère et cette Région, j’estime que je dois donner tout le temps qui est le mien. C’est un investissement total. Qu’on ne vienne pas me critiquer là-dessus a priori."

EN FAMILLE


Philippe et Margot Lapeyre, père et fille à la ville, se retrouvent adversaires aux élections départementales du mois de juin prochain. Dans un canton d'Albi, le premier porte les couleurs du RN et sa fille celle du PS.

Départementales : un candidat RN affronte sa fille socialiste dans un canton d'Albi

COUP DE BLUFF OU PLAN B ?

Dans l'entourage de Renaud Muselier, on se questionne sur le sens des déclarations de Sophie Cluzel. "Soit ils essayent de nous mettre un coup de pression et Emmanuel Macron bluffe, soit il a activé son plan B", expliquait-on à LCI. "Sophie Cluzel, je comprends qu'elle soit échaudée... Hier soir, on se demandait si Emmanuel Macron allait venir nous soutenir pour la campagne et ce matin, on a possiblement une liste contre nous."

DÉPUTÉS MACRONISTES EN COLÈRE

Les déclarations de Sophie Cluzel sont loin de faire l'unanimité dans son camp. "On ajoute de l'amateurisme à une situation déjà complexe", déplore un député LaREM auprès de LCI. "Je ne cautionne pas cette décision. Elle n’annonce pas de liste, elle dit et répète que la majorité présidentielle sera présente au premier tour. Comprenne qui peut." 


"Ce n’est pas du tout comme ça qu’on avait prévu les choses", tance un autre parlementaire macroniste, qui envisage... De quitter LaREM. "Je suis effondré par ces nouvelles déclarations de Sophie Cluzel. J’étais favorable à une liste avec Muselier, mais on s’y prend tellement mal", déplore un troisième député. On l'aura compris : le psychodrame autour des régionales en Paca est loin d'être terminé. 

Élections régionales : Sophie Cluzel reste "candidate", nouvel imbroglio en Paca

"PAS À VENDRE"

Sept personnalités LR dénoncent les "affligeantes manœuvres politiciennes" d'Emmanuel Macron après les péripéties des régionales en Paca, dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro


"Non, monsieur le Président, tout le monde n’est pas à vendre", martèlent les auteurs, parmi lesquels l'eurodéputé François-Xavier Bellamy, le maire de Cannes David Lisnard et celui de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin. "Il y a des hommes et des femmes qui placent leurs convictions avant leurs ambitions personnelles."

"CLUZEL LAISSE LA PORTE OUVERTE"

Explication de texte d'un cadre LaREM auprès du service politique TF1/LCI, après les déclarations surprenantes de Sophie Cluzel qui assurait ce matin sur France Info qu'elle serait présente au premier tour en Paca, en dépit de l'accord passé avec Renaud Muselier : "elle laisse la porte ouverte", on va les laisser [chez Renaud Muselier] démêler les nœuds dans leur tête". Cette source reste convaincue que Sophie Cluzel ne démissionnera pas du gouvernement, alors que Renaud Muselier avait posé comme condition, pour intégrer des personnalités sur sa liste, qu'elles ne soient pas ministres ou titulaires d'un mandat national. 

PAYS DE LA LOIRE :  LA PRÉSIDENTE LR VEUT REMPILER

La présidente de région Christelle Morançais (LR) annonce dans Le Maine Libre qu'elle est candidate à sa réélection dans les Pays de la Loire. Elle fera notamment face à François de Rugy (LREM) et Mathieu Orphelin (EELV).


"Je me présente avec détermination, sérénité et surtout humilité. Je suis candidate comme je suis présidente : par amour pour cette belle région que je sillonne du matin au soir", déclare-t-elle.

PÈRE VS FILLE

Un duel oppose un père et sa fille à l'occasion des élections départementales dans le canton d'Albi (Tarn). Philippe Lapeyre, candidat RN de 53 ans, se retrouve "par hasard" face à sa fille Margot, 26 ans, qui roule pour... le PS. 


"Quand j'ai appris qu'elle était candidate, je lui ai demandé : 'Tu te présentes où ?' Puis on s'est dit : 'Tiens, on va être adversaires' et ça nous a fait plutôt rigoler", explique le candidat RN, formateur de profession, à l'AFP. "C'est tout à fait par hasard parce que moi je ne lui avais pas parlé de ma candidature et elle non plus", ajoute-t-il.


"C'est toujours intéressant de parler politique" lors des repas de famille, assure de son côté Margot Lapeyre. Son père assure qu'ils "s'entendent très bien", même si, "quand on parle politique, il arrive un moment où ça coince". 

ROCAMBOLESQUE


"Je suis candidate, et la majorité présidentielle sera représentée au premier tour" en région Paca, annonce Sophie Cluzel sur franceinfo ce vendredi.


Pour résumer, la secrétaire d'État aux Personnes handicapées, d'abord désignée tête de liste LREM en Paca, avait retiré sa liste pour se rallier à celle du président de région Renaud Muselier. Une décision qui a déclenché une immense crise au sein du parti Les Républicains. Le parti a ensuite retiré son soutien à Renaud Muselier avant de lui accorder à nouveau, à condition qu'aucun membre de LaREM ne soit sur sa liste.


 Ce vendredi, Sophie Cluzel estime donc que l'accord conclu entre elle et Renaud Muselier n'est plus respecté. Elle repart en campagne désormais.


"La 're-candidature' de Sophie Cluzel, après une semaine de feuilleton interminable, est une logique étroite d’appareil politique !" a réagi Renaud Muselier sur Twitter. "Je reste fidèle à ma logique du rassemblement, avec des personnalités 100% engagées pour #Notreregiondabord, autour de notre bilan et notre programme."

"CETTE DÉCISION A LE MÉRITE DE LA COHÉRENCE"

"Je regrette toujours les départs, mais cette décision a le mérite de la cohérence", a réagi, auprès de l'AFP, le président de LR Christian Jacob, après l'annonce de Christian Estrosi. "Conformément aux valeurs de notre famille politique, nous sommes et nous resterons les opposants déterminés à l'idéologie du Rassemblement national", a ajouté ce dernier. 

RÉACTION CHEZ LR

Christian Estrosi "veut se rendre utile à Emmanuel Macron et au dessein de ce dernier en vue de la préparation de sa campagne en 2022", réagit un cadre LR auprès de LCI après l'annonce du départ du maire de Nice. 

"Il va travailler à élargir sur la droite les forces susceptibles d’œuvrer à la réélection d'Emmanuel Macron. Cela vise en plus à le mettre en situation de pouvoir lui aussi faire 'travailler la poutre' pour augmenter sa valeur aux yeux de Macron. Nous le savons tous : Christian Estrosi rêve de redevenir ministre", persifle la même source. 

Urgent

CHRISTIAN ESTROSI QUITTE LES RÉPUBLICAINS

Dans une interview au Figaro, le maire de Nice Christian Estrosi annonce qu'il quitte Les Républicains. Il compte participer à la création d'une nouvelle formation politique rassemblant la droite et le centre.

"Ce qui s'est passé durant ces quatre derniers jours est d'abord la démonstration de la dérive d'une faction qui semble avoir pris en otage la direction du parti", dénonce Christian Estrosi. 

Le maire de Nice exige "une clarification" de LR à l'égard du Rassemblement national. "Dans l'attente de cette clarification, j'ai décidé de me mettre en congés des Républicains afin d'assurer, comme d'autres, ma totale liberté de parole. Je m'en vais de LR."

Il souhaite "reconstituer une grande formation politique moderne pour rassembler les gens de droite et du centre autour d'un vrai projet où l'on ne passe pas son temps à parler de soi en bureau politique, mais d'industrie, d'environnement, de sécurité, d'immigration contrôlée."

FLORENT DE KERSAUSON SUR LA LISTE RN EN BRETAGNE

Marine Le Pen a officialisé, jeudi à la La-Trinité-sur-Mer, la candidature de l'homme d'affaires Florent de Kersauson, fondateur de la Route du Rhum et frère du navigateur Olivier, comme tête de liste du RN dans le Morbihan. Agé de 71 ans, il est un proche de longue date de la famille Le Pen. Il explique ne pas avoir pris sa carte au RN, mais l'avoir rejoint par "dégoût" des Républicains, pour lesquels il a voté "pendant 40 ans". 

Florent de Kersauson a travaillé 20 ans chez Alcatel avant de diriger une société de gestion de portefeuilles, Nestadio Capital, pour laquelle il a été condamné en septembre par l'AMF à 100.000 euros d'amende, assortie d’une interdiction d’exercer la profession de gérant ou de dirigeant d’une société de gestion pendant 5 ans.

LE PEN "SE RÉJOUIT" D'UNE CANDIDATURE DUPOND-MORETTI

Lors de sa conférence de presse, Marine Le Pen s'est "réjouie de la présence" possible d'Eric Dupond-Moretti aux régionales dans les Hauts-de-France. "Le seul qui peut redouter cette présence, c'est Xavier Bertrand", a-t-elle assuré. "Les prises de positions d'Eric Dupond-Moretti sont si choquantes qu'elles sont un élément fantastique de mobilisation pour les électeurs du RN. Il est le porte-parole d'Emmanuel Macron en matière de sécurité."

MARINE LE PEN : "PACA EST UNE CLARIFICATION"

"Les listes des Républicains sont déjà truffées de macronistes, c’est le cas de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse", assure Marine Le Pen dans une conférence de presse à La-Trinité-sur-Mer pour lancer la campagne des régionales. "Un électeur qui ne veut pas soutenir la politique d'Emmanuel Macron, je lui dire de faire le choix de la sécurité. Sur nos listes, il n’y a personne qui vote Emmanuel Macron." 

À ce titre, explique la présidente du RN à propos de l'accord entre Renaud Muselier et la majorité présidentielle, "l’effet Paca est un effet de clarification". 

ROUSSET FAVORI EN NOUVELLE AQUITAINE

Le président PS sortant de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, l'emporterait au second tour des régionales le 27 juin prochain, avec 37% des voix au second tour, devant le candidat RN Edwige Diaz (26%), selon un sondage Ipsos pour France Bleu. 

Au premier tour, la liste d'Alain Rousset prendrait la tête (25%), devant le RN (24%), la liste LaREM-Modem-UDI de la ministre Geneviève Darrieussecq (19%) et la liste LR de Nicolas Florian (14%).

NADINE MORANO REFUSE TOUT "CORDON SANITAIRE" CONTRE LE RN

Alors que la droite se déchire autour de la stratégie à adopter vis-à-vis de la majorité présidentielle et du RN en Paca et dans les Hauts-de-France, l'eurodéputée LR Nadine Morano, invitée de LCI, explique n'avoir "jamais considéré qu'il y avait un cordon sanitaire" contre le parti de Marine Le Pen. 


"Je serai avec ceux qui défendent la patrie", assure l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, répondant au député LR du Nord Sébastien Huygue, pour qui l'eurodéputée aurait sa place au RN. "Au Parlement européen, si je dois voter des choses avec Nicolas Bay, je le ferai. D'ailleurs, je ne vais pas le dire que je vais le faire, puisque je le fais déjà", a-t-elle précisé. 


"Je salue Madame Morano, et même je l'embrasse", lui a répondu Sébastien Chenu, tête de liste RN dans les Hauts-de-France, sur le plateau de LCI. "Nous avons certainement des nuances, mais elle dit les choses avec le cœur et nous partageons un constat sur la France."

"UNE OPÉRATION ANTI-BERTRAND"

Invité de LCI jeudi matin, le député LR de l'Oise Eric Woerth estime que la possible candidature d'Eric Dupond-Moretti dans les Hauts-de-France est "une opération anti-Bertrand" de la part de la majorité présidentielle. 


"Il faut arrêter de faire tourner les élections régionales autour du Rassemblement national. Celui qui fait barrage au Rassemblement national dans les Hauts-de-France, c’est Xavier Bertrand. Il n'a pas besoin de quelqu'un de plus pour empêcher le Rassemblement national de prendre les Hauts-de-France", explique l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy. 

XAVIER BERTRAND EN COLÈRE

Le président sortant des Hauts-de-France, candidat à sa réélection et possible postulant en 2022, n'a pas vraiment goûté d'hypothèse d'un parachutage d'Eric Dupond-Moretti dans son fief, où il est déjà menacé par le RN. Alors que l'on attend toujours une clarification du garde des Sceaux sur son éventuelle participation à la campagne, Xavier Bertrand s'en prend violemment à Emmanuel Macron dans une interview accordée au Figaro


Emmanuel Macron est "un calculateur froid, un destructeur", qui "met en place les conditions objectives de la victoire de l'extrême droite", assène le président de région. Le chef de l'État, explique-t-il, "est parfaitement lucide sur le rejet dont il est l'objet" et "pense que sa seule chance de l’emporter" est "de n'avoir en face de lui que Marine Le Pen. Pour cela, il lui faut briser la droite". 

LE PEN CANDIDATE AUSSI

Après Gérald Darmanin, sans doute Eric Dupond-Moretti, le début de semaine est riche en tête d'affiches qui s'investissent dans les scrutins des régionales et des départementales des Hauts-de-France. Après avoir échoué à remporter la région il y a 6 ans, Marine Le Pen a décidé de se présenter aux départementales dans le canton Hénin-Beaumont 2. Députée, candidate à la présidentielle, la présidente du RN formera un ticket avec Steeve Briois, maire de la ville, dans une circonscription dont elle est déjà députée.

PAYS DE LA LOIRE

Il n'y a pas que dans les Hauts-de-France que des poids lourds de la majorité se lancent à l'assaut des régionales. Dans la région Pays de la Loire, l'ex-ministre de l'Environnement François de Rugy espère profiter de la division de la gauche entre les socialistes d'un côté et, de l'autre, son ex-allié Mathieu Orphelin, soutenu par EELV et la France insoumise. Son mantra, pour ravir la région à la présidente sortante LR Christelle Morançais : la "recomposition politique". "Ma porte est grande ouverte", martèle le député, ex-EELV, qui valorise la "tradition politique" de sa région : "être modérés". "Aux élections européennes, je n'ai pas eu l'impression que les Français voulaient refermer la parenthèse", "et quand je regarde le résultat des municipales, c'est loin d'être le cas", veut-il croire.

CONTRE-OFFENSIVE

Deux poids lourds du gouvernement, deux ministres régaliens, s'investissent dans des scrutins locaux dans le nord de la France. Tout sauf un hasard, au regard des forces politiques en présence.

Darmanin, Dupond-Moretti : après Paca, la majorité prépare l'offensive dans les Hauts-de-France

HERVE MORIN CANDIDAT

Le président sortant de la région Normandie, Hervé Morin (Les Centristes), annonce dans un communiqué qu'il est candidat à sa réélection. L'ancien ministre se présente "à la tête d'une liste renouvelée à 64%, d'une moyenne d'âge de 47 ans, représentative de nos territoires et rassemblée avec une seule passion, la Normandie". 

GABRIEL ATTAL BALAIE LES RÉGIONALES

"Il n'a évidemment pas été question des élections en conseil des ministres, ce n'est pas son objet", assure le porte-parole du gouvernement. "Je rends compte de l'action du gouvernement, je m'exprime assez peu voire pas du tout sur ces questions dans le cadre de ce compte-rendu Je le fais assez en plateau. Je ne vais pas parler ici de ces échéances, ce n'est pas le lieu ni le moment".

RN/LR

Sautant à pieds joints dans la crise interne des Républicains, depuis que LaREM a annoncé son soutien à la liste de Renaud Muselier en région PACA, Jordan Bardella ne s'est pas privé de mettre son grain de sel. Le numéro 1 du RN en Ile-de-France a indiqué que son parti "avait beaucoup de points communs avec l'électorat" de LR. "Marine Le Pen en 2022 sera aussi la candidte de toute cette droite populaire, sociale, qui aspire aujourd'hui à remettre de l'ordre dans le pays" et qui "partage avec nous cette volonté de ne pas faire réélire Emmanuel Macron".

RÉGIONALES DANS LES HAUTS-DE-FRANCE

L'hypothèse de la candidature d'Eric Dupond-Moretti en région Hauts-de-France pour contrer Xavier Bertrand a fait réagir l'autre favori des sondages dans cette élection, la tête de liste RN Sébastien Chenu : "Visiblement, LaREM a décidé de sortir l’artillerie lourde pour nous contrer. Nous démontrerons à monsieur Dupond-Moretti que notre région n’a que faire de l'avocat de Mohammed Merah et de la racaille. 'Une région qui protège' - son slogan -, ce n'est pas une région qui élira ce ministre aussi laxiste que sectaire à sa tête".

LES ALLIANCES ET LR

Il n'y a pas que les alliances avec LaREM qui pose problème chez Les Républicains. Deux gros noms du parti de droite, le président du Sénat Gérard Larcher et le patron des députés Damien Abad, ont dit mercredi tout le mal qu'ils pensaient de l'alliance décidée en région Bourgogne-Franche-Comté avec les souverainistes de Debout la France.

Sur France Info, Gérard Larcher a jugé que son parti "ne peut pas s'allier avec Debout la France tant que Debout la France n'a pas renoncé à la stratégie qui l'avait conduit en 2017 à soutenir Mme Le Pen".

Sur Sud Radio, Damien Abad s'est dit opposé à "tout accord politique avec Debout la France" alors que "Nicolas Dupont-Aignan devait être le Premier ministre de Marine Le Pen". "S'il y a des gens de Debout la France qui sont d'anciens RPR, je leur dis qu'ils rejoignent notre famille politique".

Responsable de cette alliance, le patron LR de la région Gilles Platret a défendu sa ligne : "Il y aura quelques postes de conseillers régionaux avec des gens qui étaient à DLF, qui sont des souverainistes et qui, pour ceux qui sont pris, n'ont jamais été des élus du Front national".

DU SYNDICALISME AU RN

Le responsable de l'UNSA qui s'est rallié au Rassemblement national devrait être exclu du syndicat, a annoncé le patron de la centrale syndicale Laurent Escure sur Twitter, après que Stéphane Blanchon avait annoncé sa présence sur la liste RN dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"On ne va pas laisser le RN laisser contaminer le syndicalisme et encore moins l'Unsa. Je vais redire que chacun doit être très vigilant", a confié Escure à l'AFP, qualifiant la démarche de "mélange d'opportunisme, de stratégie de camouflage et d'entrisme".

PAS DE CLUZEL SUR LA LISTE

Christian Jacob a réitéré, mercredi 5 mai, la condition sine qua non pour que LR ne retire pas son soutien à la liste de Renaud Muselier en région Paca : que la secrétaire d'État Sophie Cluzel n'y figure pas. Une demande qui va un peu plus loin que ce qu'avait promis Renaud Muselier, qui avait ouvert la porte à cette hypothèse, pourvu que la membre du gouvernement démissionne de ses fonctions. "Le sujet sur madame Cluzel est clair, elle n'a pas de place sur nos listes LR, cela a été tranché sans ambiguïté", a assuré le patron du parti à l'AFP.

"Si elle a tant envie que ça de faire de la politique, ce n'est pas en allant se cacher sur une liste aux régionales. Il y a des législatives dans un an, qu'elle se présente sur son nom, sur ses couleurs", a-t-il ensuite piqué.

FRONT RÉPUBLICAIN DANS LA MAJORITÉ

Dans un communiqué publié cette nuit, LaREM, Agir, Territoires de progrès et le Modem ont dénoncé les effets "délétères" des "images d'un appareil politique passées en boucle, ainsi que les ambiguïtés vis-à-vis du Rassemblement national" émanant du parti Les Républicains. 

"Nous continuerons à tendre la main à tous ceux qui souhaitent le rassemblement, sans oukase, mais toujours et surtout au service des habitants de nos régions", ont indiqué les quatre formations.

PSYCHODRAME EN PACA

Proche de Renaud Muselier et de Christian Estrosi, ancien ministre et maire de Toulon, Hubert Falco a annoncé son départ de LR, dans un communiqué, ce mercredi. 


"Condamner sans équivoque tout soutien dans une région politiquement aussi sensible que la région Provence Alpes Côte d'Azur est irresponsable !", dénonce celui qui a décidé de reprendre sa "liberté". Proche d'Edouard Philippe également, soutien d'Alain Juppé à la primaire de la droite et du centre, il regrette l'affichage anti-ralliement de LaREM de son parti : "Ne pas être favorable à l'union alors que la menace de l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National n'a jamais été aussi forte, revient à faire son jeu", a-t-il expliqué au Figaro.

DARMANIN CANDIDAT

Ce n'est pas la même élection mais c'est la même date : Gérald Darmanin a indiqué qu'il serait candidat aux départementales dans son canton de Tourcoing. Une candidature qui s'inscrirait dans une union de droite et de centre-droit anti-RN, le patron de la majorité départementale, l'ex-LR Jean-René Lecerf, ayant adoubé la candidature du ministre de l'Intérieur.

DUPOND-MORETTI DANS LES HAUTS-DE-FRANCE ?

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti pourrait s'investir dans la campagne des élections régionales dans les Hauts-de-France, selon une hypothèse confirmée ce mercredi à LCI. On ignore pour l'heure si cet investissement consisterait pour le ministre, originaire de la région, à se présenter sur la liste de l'actuel candidat LaREM, le secrétaire d'État Laurent Pietraszewski, ou à remplacer ce dernier pour conduire la liste. 


Une candidature d'un poids lourd comme Eric Dupond-Moretti signerait une double stratégie pour la majorité : tenter de déstabiliser Xavier Bertrand, potentiel concurrent pour Emmanuel Macron en 2022, et affronter le RN sur un territoire particulièrement convoité par le parti de Marine Le Pen. 


En l'état, Xavier Bertrand et le candidat RN caracolent en tête des sondages. La liste de gauche écologiste menée par Karima Delli suit, loin, à 20%. Pour le secrétaire d'État aux retraites, c'est encore pire : il est à peine en situation de se maintenir au second tour.

FIN DE L'HISTOIRE ? 

Pas de candidats LaREM d'après les LR, au contraire de ce que dit le gouvernement. On revient pour vous sur ce que les dernières heures de cette folle histoire ont amené comme développements s'agissant de la liste LR pour les régionales en Paca.

CIOTTI "PREND ACTE"


Eric Ciotti estime que "les conditions de la clarté et de la confiance ne sont pas réunies".

CLARIFICATION ET SOUTIEN


Renaud Muselier assure être soutenu par LR et dit se concentrer sur son projet pour la région.

LR SOUTIENT MUSELIER


La Commission nationale d’investiture des Républicains a apporté son soutien à Renaud Muselier. "Il ne peut y avoir aucun accord, à quelque niveau que ce soit, avec LREM", assure Christian Jacob, le président de LR dans un communiqué transmis en début de soirée. "Ce qui induit aucun parlementaire En Marche et aucun membre du gouvernement sur notre liste", assure LR, taclant "LREM [qui] a fait la démonstration de son incapacité à porter un projet régional".

Pour justifier ce soutien, Christian Jacob explique que "conformément aux valeurs de notre famille politique, nous sommes et nous resterons les opposants déterminés à l’idéologie du Rassemblement National".

GABRIEL ATTAL SUR LCI


Il y aura "bien sûr" des candidats LaREM sur la liste de Muselier en Paca, affirme le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal au moment où LR affirmait qu'il ne pouvait "y avoir aucun accord" avec LaREM.


G. Attal a ajouté qu'il 'il y avait "une majorité régionale sortante, qui est la colonne vertébrale" et puis "d'autres formations politiques et d'autres représentants politiques qui viennent s'agréger au service de l'intérêt général". 

   

DARMANIN AUX DÉPARTEMENTALES


Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce à la la Voix du Nord sa candidature, avec l'accord d'Emmanuel Macron, aux départementales dans le Nord, où le départ du président sortant (ex-LR) du conseil départemental rebat les cartes à droite et au centre-droit.


"Les électeurs n'ont que faire des logiques d'appareil", a assuré Darmanin au quotidien régional. "Il doit y avoir face au RN l'union des républicains au sens large, comme en Paca".

"PAS D'ACCORD AVEC EN MARCHE"

"Il n'y a pas et il n'y aura pas d'accord à quelque niveau que ce soit avec En Marche, pas plus qu'avec d'autres appareils", martèle Renaud Muselier dans un communiqué qui fait suite à la réunion de crise tenue ce matin chez LR. "Mais je suis sensible à tous les soutiens qui se manifestent", précise le président sortant de la région Paca, qui "refuse la nationalisation des scrutins locaux". 

"Je conduirai une équipe dont la colonne vertébrale sera naturellement Les Républicains", ajoute-t-il. 

Renaud Muselier adresse aussi un message direct à Jean Castex, qui se félicitait d'une "recomposition politique" à l'œuvre. "Cette élection est régionale et ne peut en aucun cas, comme certains le souhaiteraient à Paris ou ailleurs, être l'occasion de préparer la présidentielle ou imaginer une quelconque recomposition politique. Ce n'est en rien mon combat."

LAREM PERSISTE

Renaud Muselier a exclu lundi la présence d'un ministre ou d'un député dans ses listes en Paca, ce qui semblait exclure la secrétaire d'État Sophie Cluzel, qui a retiré sa liste LaREM au profit du président sortant de la région. Une décision bien reçue chez LR, mais qui ne semble pas passer côté LaREM. 

"On a une candidate, Sophie Cluzel, il n'y aura pas de rassemblement sans elle", a fait savoir le patron de LaREM, Stanislas Guérini, en réunion de groupe mardi matin, selon des propos rapportés à LCI.

"UNE DISCUSSION FRANCHE" AVEC MUSELIER

"Ça a été une vraie discussion franche", confie à LCI un cadre LR à l'issue du conseil stratégique en présence de Renaud Muselier. "On lui a dit les choses franchement : soit tu es clairement avec nous et on te soutient, soit tu fais une alliance avec En Marche et tu n'as plus ta place ici... Il a écouté, et je crois qu'il a compris."

"FAIRE FACE À UN RISQUE RN"

"Nous avons été sollicités par le président de la région pour former un accord dès le premier tour. C'est en tant que chef de la majorité que j'ai répondu à cet appel", a expliqué Jean Castex en réunion de groupe LaREM ce matin, selon nos informations. 

"Il s'agit de faire face à un risque RN dans la région et de donner corps à l'essence même du macronisme : le dépassement", a également déclaré le Premier ministre.

"Je constate que cela a le bénéfice de mettre une formation politique majeure face à ses responsabilités", a-t-il conclu. "La démocratie, c'est la clarté et tant mieux si ce sujet fait sortir du bois un certain nombre de politiques."

Infos précédentes

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe ce dimanche matin. Officialisé par Jean Castex, le ralliement de la liste LaREM en Paca à celle du président sortant Renaud Muselier (LR) a suscité un tollé chez Les Républicains, les uns dénonçant "un coup de poignard dans le dos", d'autres une "compromission avec le macronisme". Le patron du parti, Christian Jacob, n'a d'ailleurs pas tardé à retirer l'investiture LR à Renaud Muselier.

Côté LaREM, on met en avant  "le risque RN très élevé" en Paca et on se félicite d'un "dépassement politique" qui serait dans l'ADN du mouvement présidentiel. Le Premier ministre n'exclut d'ailleurs pas des accords dans d'autres régions, comme dans le Grand Est avec la liste LR de Jean Rottner, ou encore en Bourgogne-Franche-Comté avec la majorité sortante… de gauche, cette fois. 

Mais c'est à droite que les conséquences pourraient être les plus explosives. Il y a un "but caché de simplement nous détruire", estime le député LR de Moselle Fabien Di Filippo. Tandis que Damien Abad s'inquiète des conséquences d'un brouillage des lignes pour 2022 : "Si aux régionales on crée la confusion, la collusion, ça hypothèque une partie de nos chances à la présidentielle".

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