REVIVEZ - Donald Trump, "Gilets jaunes" et mea culpa... l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 et LCI

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INTERVIEW - Mercredi 14 novembre, le président de la République était l'invité de TF1 et de LCI depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle. Le chef de l'Etat est revenu sur les attaques de Donald Trump mais également sur la grogne des Gilets jaunes et il a concédé ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants". Retrouvez l'essentiel de cette interview exclusive.
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Revivez en intégralité l'interview exclusive d'Emmanuel Macron au 20h de TF1 depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle.

Merci à tous d'avoir suivi avec nous l'interview d'Emmanuel Macron au 20h de TF1 !

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Revivez en intégralité l'interview exclusive d'Emmanuel Macron au 20h de TF1 depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle.

MACRON


Le président a fait son mea culpa sur sa méthode et reconnaît ne pas avoir réussi "à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants"

MACRON SUR LE MOUVEMENT DES "GILETS JAUNES"

MACRON SUR LES ATTAQUES DE TRUMP

"C'est un vaste programme, mais il requiert la mobilisation de toute la France."

Sur les Français : "Considérer, c'est entendre quand les gens se plaignent. Les gens ne veulent pas des solutions qu'ils ne comprennent plus, ils veulent des réponses plus concrètes."

Sur la semaine du centenaire de la Première Guerre mondiale et ses rencontres avec les Français : "Il y a de l'impatience, mais il y a de la colère; Cette colère je la partage, car il y a une chose que je n'ai pas réussi à faire : c'est réussir à réconcilier  le peuple français avec ses dirigeants. Ce divorce, on le voit dans toutes les démocraties occidentales et il m'inquiète. Cela me touche profondément."

Sur son image auprès des Français : "Il y a des choses qui dépendent de vous, d'autres non. Je ne suis parfait, j'ai peut être commis des erreurs, en choisissant un tel ou un tel. Certains ont peut être fait des erreurs personnelles,  je ne veux pas juger."

(...) j'ai essayé de tenir le cap, avec une obsession : être auprès de mes concitoyens. Je ne vais pas dire que les sondages ne sont pas importants, mais si vous êtes obsédés par cela vous ne faites plus rien."

Sur la perception des Français de sa politique : "Nous sommes dans un moment de transition profond. Et le devoir qui est le mien est de faire de la France une grande puissance économique. "

Sur son bilan après 18 mois : "Je n'ai jamais donné de rendez-vous à 18 mois, je n'ai jamais donné d'objectifs intercalaires. Je ne suis pas un chef d'entreprise. Qu'il y ait une impatience oui, je l'entend et je la partage. Quand je regarde une seconde ce qui a été fait, si le gouvernement s'est trompé sur ses constats : non. Le constat qui a été fait il y a un an et demi était le bon. Il faut transformer le pays. Par exemple la réforme de la SNCF : tout le monde nous disait : "vous n'y arriverez pas". Elle est passée. Elle permettra d'avoir un chemin de fer compétitif."

Sur les gilets jaunes : "Quand vous avez d'un coté des gens qui veulent plus d'emplois publics et d'autres qui veulent moins d’impôt, je dis aux Français : on est en train de vous mentir."

Sur les gilets-jaunes : "Ils ont tout à fait le droit de manifester. Ensuite je dis méfiance, car beaucoup de gens veulent récupérer ce mouvement, tel que la France Insoumise ou le Rassemblement national."

Sur les taxes sur le carburant : "Il faut financer la transition écologique. C'est là qu'on réconcilie l'ambition de changer avec la considération pour nos concitoyens. Il faut aider à changer leur chaudière ou leur véhicule ceux qui en ont besoin."

Sur les taxes sur le carburant : "Pourquoi on fait ca ? Il faut que les gens soient courageux quand on fait de la politique. Ceux qui critiquent ces décisions se moquent de vous car ils ont voté depuis dix ans ces décisions."

Sur le prix de l'essence : "Les 3/4 du prix à la pompe, c'est l'augmentation du baril à cause des cours mondiaux. Ce n'est pas le choix du gouvernement."

Quand je dis qu'il y a des augmentations, je me bats sur le plan international pour faire baisser les cours. 

Quand j'ai discuté avec Trump, nous avons pris des décisions pour tenter de limiter les prix."

Sur le pouvoir d'achat : "Si on veut aller plus loin pour les revenus, la solution c'est de produire plus, permettre d'avoir une industrie plus compétitive et ainsi augmenter les salaires."

Sur les impôts et le pouvoir d'achat : "La réalité, c'est que le montant des impôts baisse par rapport à ce que nous produisons chaque année. Je veux faire de la pédagogie."

(...) Je voudrais qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain. 

"Le cap sur lequel je me suis engagé devant les Français consiste à avoir une politique de transformation du paysage français. "

Un nouveau porte-avion ? "Comment évolue la menace, comment évoluent nos partenaires. Des tas de sujets stratégiques sont à l'étude. Un porte-avion, c'est 4 à 5 milliards d'euros. Nous ferons notre choix en 2020."

Emmanuel Macron : "Nous ne devons pas dépendre y compris des Etats-Unis. Parfois, dans certains domaines, nous avons dépendu et ce n'est pas bon."

"(...) Quand on doit défendre nos alliés européens, ceux qui sont aux confins de l'Europe, nous nous retournons vers les Etats-Unis. Et ce n'est pas bon.

Etre allié, ce n'est pas être le vassal. Pour ne pas être le vassal, nous ne devons pas dépendre d'eux."

Sur la création d'une armée européenne : "Ici en Méditerranée, il y avait des sous-marin russes, chinois, dans un nombre parfois plus important que le notre. (...) Est ce que en tant que président de la République je peux remettre toute votre sécurité dans la main des Etats-Unis ? Non. (...) 

Sur le tweet de Trump concernant sa faible popularité : "Ce n'est pas si vrai que cela, le chômage a commencé à baisser. Mais tout cela n'a pas d'importance, je ne vais pas commencer à débattre avec le président des Etats-Unis avec qui j'ai passé trois heures à Paris ce weekend".

Emmanuel Macron sur les tweets de Trump : "Quand les Etat-Unis ont voulu être indépendants, la France était là, avec Lafayette. (...) Lorsqu'ils ont été attaqué au début de ce millénaire par le terrorisme islamiste, la France était aux cotés de ses allier pour se battre en Afghanistan. Entre alliés, on se doit le respect. Je crois que les Français attendent de moi de ne pas répondre à des tweets." 

"Tous les jours, nos soldats travaillent ensemble, risquent leur vie ensemble."

L'interview du chef de l'Etat est sur le point de débuter.

"Ce qui m'importe, très sincèrement, c'est ce que nous faisons avec l'armée américaine", a déclaré mercredi Emmanuel Macron,  réagissant pour la première fois à une série de tweets critiques de Donald Trump contre la France. "Quand nous avons mené une opération sans précédent en avril dernier en Syrie avec les Britanniques et les Américains, nous l'avons fait dans une inter-opérabilité parfaite et une excellence dans le  commandement et l'exécution: c'est ça qui compte", a souligné le chef de l'Etat.

"C'est une immense fierté. Nous sommes les seuls au monde avec les Américains à avoir ce type d'équipement", a déclaré le président à quelques journalistes après s'être rendu dans la passerelle de navigation. "Beaucoup pensaient que le Charles de Gaulle ne pourrait jamais prendre la mer. On a ici un porte-avions d'excellence, à la pointe de la technologie, qui est au cœur de notre crédibilité militaire", a-t-il ajouté.

Le Charles de Gaulle est actuellement en phase d'essai après être sorti mi-septembre du chantier où il a bénéficié d'une cure de jouvence durant 18 mois.

Au cours de son interview, le chef de l'Etat doit défendre la fermeté du gouvernement sur la taxe carbonne et souligner les mesures d'aide face la hausse des carburants, anoncées dans la matinée par Edouard Philippe, à trois jours d'une opération de blocage des routes par le mouvement des "gilets jaunes".

Interviewé par Gilles Bouleau, il devrait aborder des questions de défense, comme celle de la construction d'un second porte-avions pour laquelle une décision est attendue en 2020. 

Emmanuel Macron s'est posé mercredi en hélicoptère vers 16h30 sur le porte-avions Charles de Gaulle tout juste rénové, à 15 kilomètres au large de Toulon, à bord duquel il passera la nuit à la rencontre des marins et des pilotes. C'est la première fois qu'un président de la République dort à bord de l'unique porte-avions français, fleuron de son armée.  

"Emmanuel Macron devra répondre aux Français sur des questions importantes : le pouvoir d’achat, la hausse continue des taxes sur les carburants, cette grogne que l’on sent monter, incarnée notamment par les gilets jaunes. Je poserai également des questions au chef de l’Etat sur son bilan, le premier bilan après dix-huit mois à l’Elysée", a expliqué Gilles Bouleau quelques heures avant d'interroger le président de la République depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle. 


Le chef de l'Etat devrait également aborder la question d'une défense européenne renforcée, qu'il appelle de ses voeux, au lendemain de tweets virulents du président américain Donald Trump sur ce dossier. Emmanuel Macron pourrait également parler du lancement d'une réflexion de dix-huit mois sur la construction d'un nouveau porte-avions appelé à succéder au Charles-de-Gaulle, qui sera retiré du service en 2040.

Le président de la République doit passer la fin de journée et la nuit sur le navire militaire français, au plus près de l'équipage et des pilotes. Le Charles-de-Gaulle est actuellement en entraînement au large des côtes toulonnaises, après avoir été stoppé dix-huit mois lors d'un chantier de remise à niveau.

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