En plein remaniement, dans la tête des conseillers ministériels

En plein remaniement, dans la tête des conseillers ministériels

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CONFIDENCES – Depuis l'annonce du remaniement, les différents conseillers ministériels se savent sur la sellette. Interrogés par metronews, certains décrivent "cette attente insupportable" qu'ils doivent subir jusqu'à la formation du nouveau gouvernement.

Qui sera au chômage ? C'est la question qui hante tous les conseillers ministériels depuis que se profile un remaniement . La plupart des chefs de cabinet avaient déjà reçu un avertissement le 25 mars dernier. La sous-direction de l'Informatique des services centraux leur avait alors envoyé un mail intitulé "Votre départ", pour préparer l'archivage ou la destruction des documents de travail. Aujourd'hui, alors que Manuel Valls vient d'être nommé à la tête de Matignon, une inconnue demeure. Quels ministres resteront dans le prochain gouvernement et, de fait, quels collaborateurs pourront sauver leur tête ? Interrogés par metronews, certains racontent cette "attente insupportable".

Au ministère du Budget de Bernard Cazeneuve, on jure que le travail continue. "Il y a beaucoup d'échéances rapides", insiste auprès de metronews un conseiller de Bercy avant de concéder : "Oui, des angoisses et des questions sur notre avenir existent". "Même si tout le monde travaille, c'est une journée forcément particulière. Nous sommes dans l'attente entre les différentes informations qui tombent dans la presse, et certains conseillers qui en appellent d'autres pour en savoir plus », ajoute un membre du cabinet du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. "Imaginez que l'on dise à un salarié : tu vas peut-être être viré, mais jusqu'à ce qu'on te le confirme, tu bosses... C'est pareil pour moi et c'est difficile", souligne un autre collaborateur. Le fait de savoir, dès la prise de fonction, que le job est temporaire, n'empêche pas "le choc" au moment fatidique.

"J'ai la chance d'appartenir au cabinet d'un poids lourd"

Les différents cabinets ministériels ont une chose en commun : ils n'ont pas plus d'informations sur le nouveau gouvernement que les journalistes. "Je suis comme vous, j'attends...", lâche un conseiller ministériel. "Evidemment, quelques collaborateurs cherchent à en savoir plus. C'est de notre avenir qu'il s'agit. Mais notre ministre nous a prévenus : nous devons rester concentrés et continuer malgré tout", confie l'attaché de presse d'un ministre.

Pour passer le temps et atténuer le stress, certains, à l'instar du conseiller de Jean-Marc Ayrault, se sont livrés à des activités étonnantes. Le conseiller Outre-Mer de l'ex-Premier ministre, Stéphane Grauvogel, a envoyé plusieurs ies sur Twitter avec quelques-uns de ses collaborateurs, a rapporté Le Lab ce lundi . Quelques minutes plus tard et juste avant la démission de son patron, ce conseiller suspendait son compte Twitter.

Les différentes équipes des cabinets devraient être fixées sur leur sort mardi ou mercredi, mais certains se livrent déjà à quelques pronostics. "Qui reste, qui part, cela dépend surtout de la relation que nous avons avec notre ministre", explique un proche du ministre du Budget. Par exemple, lorsque la démission de Jérôme Cahuzac a été annoncée, Bernard Cazeneuve a décidé de conserver la majeure partie du cabinet", ajoute-t-il. Il y a en effet les collaborateurs techniques, qui dépendent des ministères, et les collaborateurs politiques qui ont tendance à suivre leur ministre. "J'ai la chance de bosser avec un ministre poids lourd, je n'ai pas trop de soucis à me faire", se rassure l'un d'eux. Pour les autres, le suspense reste entier.

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