Enquête ouverte pour "travail dissimulé" autour d'une ancienne attachée de presse du FN

Enquête ouverte pour "travail dissimulé" autour d'une ancienne attachée de presse du FN

JUSTICE - Après le témoignage d'une ex-attachée de presse du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen (ENL), auquel appartient le FN, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour "travail dissimulé" et "abus de confiance".

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour "travail dissimulé" et "abus de confiance" après le témoignage de Marie-Sophie Boumard, ex-attachée de presse du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) au Parlement européen, auquel appartient le FN. L'AFP a appris selon une source proche du dossier que cette dernière a été entendue mercredi après-midi comme témoin dans les locaux de l'office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff). 

Marie-Sophie Boumard affirmait en mai dernier dans Le Monde avoir travaillé sans contrat de travail six mois pour le groupe ENL où siègent 21 élus FN. Elle accuse Charles Van Houtte, cheville ouvrière du groupe FN au Parlement européen, de lui avoir demandé de signer des documents "antidatés et mensongers" afin de régulariser sa situation de chargée de relations avec la presse internationale de septembre 2015 à février 2016.

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Charles Van Houtte a été entendu fin septembre par les policiers belges dans une autre enquête plus large portant sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires d'eurodéputés FN, dans le cadre d'une commission rogatoire internationale des juges parisiens. Jusqu'à récemment administrateur du groupe ENL, il fait l'objet d'une procédure de licenciement. L'activité de plusieurs sociétés lui appartenant ou appartenant à des proches suscite l'interrogation de plusieurs sources.

Des accusations "infondées" selon Marine Le Pen

Marie-Sophie Boumard, qui dit également avoir travaillé pour le siège du FN à Nanterre, affirme avoir mis au courant la présidente du FN Marine Le Pen de sa situation dans un courriel mi-octobre, dont l'AFP a eu copie. Fin mai, la présidente du FN avait qualifié cette accusation d'"absolument infondée". "Elle était prestataire extérieure, elle a été payée pour cela et trop, je vais vous dire franchement, à mon goût, pour le travail qu'elle a effectué" avait ajouté Marine Le Pen.

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