Enregistrement de Benalla : la cheffe de sécurité d'Edouard Philippe a démissionné, son compagnon suspendu de l'Armée

Enregistrement de Benalla : la cheffe de sécurité d'Edouard Philippe a démissionné, son compagnon suspendu de l'Armée
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Benalla, l'affaire sans fin

DÉPART - La cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM) a démissionné jeudi afin d'"écarter toute polémique" et ne pas "exposer" Edouard Philippe, ont annoncé Matignon et la policière à l'AFP. Son compagnon a également été suspendu de l'Armée, a-t-on appris dans la soirée.

Un couple dans la tourmente. La cheffe de la sécurité du Premier ministre, Marie-Elodie Poitout, a démissionné jeudi après-midi afin d'"écarter toute polémique", a annoncé Matignon à l'AFP. Elle avait été entendue mercredi dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, diffusée par Mediapart. Plus tard dans la soirée, c'est au tour de son compagnon, un militaire, d'être suspendu.

Reçue par le Premier ministre à la suite des informations de presse la concernant, la commissaire Marie-Elodie Poitout "a maintenu l’intégralité des propos qu’elle a tenus depuis la semaine dernière en réponse aux questions de la presse, démentant notamment être d’une quelconque façon liée à une rencontre entre MM. Benalla et Crase fin juillet", a indiqué le cabinet d'Edouard Philippe. "Toutefois, consciente de la sensibilité de sa fonction et soucieuse d’écarter toute polémique, la cheffe du GSPM a demandé au Premier ministre d’être affectée sur une autre mission au sein du ministère de l’Intérieur", ce qu'a accepté M. Philippe, poursuit Matignon. 

"Je maintiens ne jamais avoir vu MM. Benalla et Crase ensemble ni à mon domicile, ni ailleurs et confirme n’avoir aucun lien avec les enregistrements dont parle la presse. Je n’ai jamais rencontré M. Crase", écrit la policière dans un bref message écrit envoyé à l'AFP. "Mon rôle a toujours été de protéger le Premier ministre, et sûrement pas de l’exposer. C’est pourquoi j'ai demandé au Premier ministre de quitter mes fonctions de cheffe du GSPM", a expliqué la principale intéressée à l'AFP.

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Un peu plus tard dans la soirée, le ministère des Armées a annoncé que le militaire Chokri Wakrim, impliqué selon la presse dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, a été suspendu. Compagnon de la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre elle-même mise en cause dans cette affaire, "Chokri Wakrim a été convoqué aujourd'hui par le ministère des Armées et suspendu à titre conservatoire de ses fonctions, avec effet immédiat, en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations" parues à son propos dans Libération, a indiqué le ministère à l'AFP.

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Une rencontre avec Alexandre Benalla au domicile de la cheffe de cabinet

La cheffe du GSPM a alors expliqué avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet, avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile, selon une lettre datée du 1er février du directeur de cabinet de Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, au procureur de la République de Paris Rémi Heitz. Mais Vincent Crase, que la commissaire a dit "ne pas connaître", n'était pas présent à cette réunion, a-t-elle assuré. La policière a également démenti que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence, selon Matignon.

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