Enregistrements de Buisson : que va faire Sarkozy ?

Enregistrements de Buisson : que va faire Sarkozy ?

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SARKOLEAKS - L'agitation était forte mercredi dans l'entourage de Nicolas Sarkozy après les révélations de l'enregistrement de conversations privées par Patrick Buisson. Une pierre sur le chemin de la reconquête politique entamée par l'ancien chef de l'Etat, dont la riposte reste encore inconnue.

La révélation des écoutes de Nicolas Sarkozy, par l'un de ses plus proches conseillers, Patrick Buisson, agitait mercredi la classe politique, à commencer par l'opposition et plus spécifiquement la sphère sarkozyste. Il faut dire qu'au-delà du contenu propre des échanges volés, le "Sarkoleaks" a de quoi contrarier le retour en puissance de l'ancien président.

Ces révélations jettent une lumière crue sur l'entourage le plus proche de Nicolas Sarkozy, et, partant, sur l'ambiance qui semblait régner durant le quinquennat de l'ancien président, comme l'a souligné à dessein Harlem Désir, le patron du PS. Mais, au-delà de ce passé récent, c'est surtout l'avenir de l'ex-locataire de l'Elysée qui se trouve aujourd'hui en question.

"Surtout ne pas surréagir"

Pour l'heure, la réaction de Nicolas Sarkozy sur l'affaire proprement dite n'est pas arrêtée. Son entourage se borne à parler de véritable "trahison" et dépeint un ancien président "fou furieux" quand il a découvert les informations du Canard Enchaîné.

Et cette furie pourrait se transformer en cauchemar si d'autres enregistrements venaient à sortir alors que l'avocat de Patrick Buisson, Me Gilles-William Goldnadel, a reconnu mardi la véracité des enregistrements opérés par son client qui pourraient contenir plusieurs dizaines, voire centaines d'heures.

Face à ce coup de tonnerre, les soutiens de l'ancien chef d'Etat, l'échéance présidentielle de 2017 en tête, tentaient, mercredi, de relativiser. "Surtout ne pas surréagir" estimait ainsi un proche de Nicolas Sarkozy. "Heureusement, on est seulement en 2014", on a trois ans pour faire oublier" les dégâts, a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas forcément négatif", veut pour sa part croire un ancien ministre, qui développe. "D'une part, on lui gruge son compte de campagne (référence explicite à l'affaire des contrats de communication qui secouent actuellement le patron de l'UMP, Jean-François Copé, ndlr), de l'autre on l'enregistre à son insu." Vu comme ça...

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