Entre le PS et le FN, l'UMP devrait choisir... de ne pas choisir

Entre le PS et le FN, l'UMP devrait choisir... de ne pas choisir

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POLITIQUE – L’UMP est divisée sur la question de la consigne de vote, après l’élimination de Charles Demouge dans le Doubs, dimanche. Pourtant, le choix entre le front républicain et le "ni-ni", qui sera officialisé mardi soir, après un bureau politique, semble déjà fait.

La question est sur toutes les lèvres ce lundi matin : quelle consigne de vote va donner l’UMP après l’élimination de son candidat au 1er tour de la législative partielle dans le Doubs. En d’autres termes, le parti de Nicolas Sarkozy va-t-il appeler à voter PS pour faire barrage au Front national ?

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Après l’annonce des résultats, dimanche soir, l’UMP avait temporisé, reportant sa décision à mardi soir, après la tenue d'un bureau politique sur le sujet.

Nicolas Sarkozy pour le "ni-ni"

Mais ce lundi matin, les indices pointant vers une absence de consigne, autrement dit le choix du "ni-ni”, sont nombreux. Le président de l'UMP lui même, d'après des informations d' Europe 1 , a dit à ses proches qu'il ne veut ni appeler à voter FN, ni PS.

Gérald Darmanin, son ancien porte-parole et aujourd’hui secrétaire général adjoint de l’UMP s’est inscrit, sur Europe 1, dans la même veine. A titre personnel, il ainsi expliqué qu’il ne choisissait pas "entre le Parti Socialiste et le Front National". Bruno Le Maire, ancien candidat à la présidence du parti, a également dit "non au front républicain" sur France info . Son argument ? Il favorise la montée du FN : "C’est un peu une solution de facilité [...] une façon de dire aux électeurs du FN ‘vous ne faites pas partie de la République’. Aller ostraciser les électeurs du FN ne fera que monter le FN".

NKM la dissidente

Mais s’il y en a une qui use de sa liberté de parole, ce lundi matin, c’est bien la numéro deux du parti. Sur BFMTV , la vice-présidente du parti a fait entendre sa petite musique, expliquant qu'elle aussi – à titre personnel – voterait PS, "pour le candidat opposé au Front national". Son argumentaire tient en une formule : "le PS désespère, mais le FN défigurerait la France". 

Si au cours de son interview face à Jean-Jacques Bourdin, Nathalie Koscuisko-Morizet a usé de toutes les précautions d'usage, répétant qu’aucune position n’avait encore été prise par le parti et qu’il y aura un débat mardi soir, où elle compte bien faire entendre sa position, minoritaire, le choix semble pourtant déjà fait.

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