Olivier Véran espère "confiner le Covid-19 dans les livres d'histoire" à l'automne prochain

Olivier Véran espère "confiner le Covid-19 dans les livres d'histoire" à l'automne prochain

RETOUR À LA VIE NORMALE - Le ministre de la Santé estime dans Le Parisien que l'arrivée du printemps "va nous permettre d'entrevoir des jours heureux" et espère que la vaccination, "une arme exceptionnelle", permettra aux Français de "refaire la fête" à l'automne.

Seize départements viennent de voir les mesures de restrictions renforcées face à la flambée épidémique, mais déjà le gouvernement veut se projeter sur l'après. Dans une interview accordée au Parisien, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a indiqué qu'il espérait un retour à une vie plus normale après l'été. "On va vaincre cette vague épidémique, j'en suis sûr", fait valoir l'ancien député de l'Isère. En plus de la vaccination, "avec l'arrivée du printemps, nous allons vers une période avec des températures qui favorisent moins la circulation du virus. Cela va nous permettre d'entrevoir des jours heureux", veut-il croire.

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Même s'il "ne sait pas" si cette échéance marquera "la fin de la pandémie", Olivier Véran espère une normalisation de la vie après les vacances estivales. "À l'automne prochain, une fois la population totalement vaccinée, si on ne voit pas revenir de vague épidémique, je pense qu'on pourra confiner le Covid-19 dans les livres d'histoire et refaire la fête", assure le ministre.

Les semaines devant nous seront difficiles- Olivier Véran, dans Le Parisien du 21 mars 2021

Pour parvenir à cette échéance, Olivier Véran compte sur deux points : les restrictions et la vaccination. S'il se refuse à parler de confinement notamment en Île-de-France et dans les Hauts-de-France "parce que ce n'en est pas un", il estime que les nouvelles règles sont justifiées pour faire baisser la tension hospitalière. "Nous prenons les mesures, territorialisées, quand elles sont nécessaires", poursuit le ministre dans les colonnes du Parisien.

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"Les semaines devant nous seront difficiles, la vague monte", avertit-il. "Mais je peux garantir que la vaccination change la donne, la mortalité des plus âgés baisse. Les contaminations chez les soignants aussi. Ces signaux prometteurs laissent présager une sortie ferme et définitive de la pandémie." Olivier Véran insiste d'ailleurs sur le cap des "10 millions de Français" vaccinés avec au moins une dose "mi-avril" (il y en a actuellement 6,1 millions) et promet "une très forte accélération fin mars, car les livraisons de Pfizer vont largement augmenter".

AstraZeneca ? "La confiance des Français n'est pas rompue"

Tout juste réautorisé chez les plus de 55 ans, le vaccin AstraZeneca sera lui aussi déterminant. "55.000 vaccinations par AstraZeneca ont été faites vendredi entre 14 heures, le moment de la reprise, et 18 heures, contre 10.000 par jour les trois premières semaines", se félicite Olivier Véran, lui-même vacciné avec le sérum suédo-britannique, comme le Premier ministre Jean Castex. "Cela veut dire que médecins et pharmaciens ont immédiatement recommencé à vacciner et que la confiance des Français n'est pas rompue."

Le ministre assure également que des vaccins supplémentaires vont être livrés dans les départements les plus touchés. "Au moins 100.000 doses supplémentaires y seront acheminées dans les quinze jours, en plus des livraisons prévues", promet-il. Enfin, Olivier Véran estime qu'il ne sera "pas forcément" nécessaire de se faire vacciner contre le Covid-19 chaque année. "Si le virus mute et passe la barrière très forte conférée par le vaccin", il faudra un rappel vaccinal une fois par an. "Dans le cas contraire, il n'y a pas de raison."

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