Eric Ciotti au Grand Jury : "Le Congrès, c'est une humiliation totale pour le Premier ministre"

REPUBLICAINS - Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a estimé dimanche, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, que la convocation du Congrès, lundi, par Emmanuel Macron était une façon de "dissoudre" son Premier ministre Edouard Philippe. Eric Ciotti a toutefois indiqué qu'il s'y rendrait, par "respect" pour les institutions.

Emmanuel Macron convoque, lundi 3 juillet, son premier Congrès à Versailles pour présenter les grandes lignes de sa politique aux parlementaires. L'initiative, d'ores et déjà boycottée par les députés communistes et de La France insoumise, a suscité de nombreuses critiques dans l'opposition. 


A l'instar de sa famille politique, Eric Ciotti a confirmé dimanche, au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, qu'il se rendrait à ce Congrès quoiqu'il en pense. "C'est une prérogative constitutionnelle, je n'ai pas à être pour ou contre. Je respecte les institutions", a-t-il explique. Ce qui n'est pas totalement incohérent, puisque c'est Nicolas Sarkozy, dont le député LR des Alpes-Maritimes est très proche, qui avait instauré cette possibilité pour le chef de l'Etat en 2008.

Dissolution du Premier ministre

Toutefois, Eric Ciotti ne retient pas ses critiques sur le sens de cette convocation. Pour lui, le fait qu'Emmanuel Macron aille s'exprimer au Congrès à la veille du discours de politique générale de son Premier ministre Edouard Philippe constitue un désavoeu pour ce dernier. Et même davantage : 

C'est une humiliation totale pour le Premier ministre. Sa fonction est dissoute. Il est chargé de gérer les affaires courantes. Ce week-end, il animait un séminaire de 'team building' avec ses ministres !Eric Ciotti

Une allusion au séminaire de travail dirigé par Edouard Philippe, qui s'est tenu à Nancy avec l'ensemble du gouvernement. Si Eric Ciotti reconnaît qu'Emmanuel Macron est "légitime" au terme des élections, il estime que "la légitimité de ceux qui l'entourent ne repose que sur lui". 


Et d'enchaîner sur le registre de la confiscation des pouvoirs : "On est dans l'omniprésidence. Tout se concentre autour de lui, sans protection. Cette concentration totale est assez inédite". Il y a pourtant dix ans, un reproche similaire était fait au chef de l'Etat... "L'hyperprésident", c'était alors Nicolas Sarkozy, dont Eric Ciotti a été l'un des plus fidèles...

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